‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 85 sur 106 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

GEORGES

Mon cher ami, quand je dors, il faudrait pour me réveiller, le ville entière, il faudrait tirer le canon à porte fermée. RISCHEISBACH.

Très-joli I Et comme les canons nous manquent absolument...

GEORGES

Je dormirais jusqu’au jugement dernier. Au lieu que le garpon entrant librement dans ma chambre et me secouant jusqu’à ce que réveil s’ensuive, il y a chance de ne pas mettre tous les voisins sur pied.

iUSCHKNBACH.

A la bonne heure. Moi aussi, du reste, je laisse ma porte ouverte et si vous avez, besoin de moi... Encore un mot ce-

S endant, un conseil de voyageur et d’habitant de ce pays.

luand vous couche/, dans une auberge suisse, mettez vos papiers... et votre argent naturellement, mettez vos papiers sous votre traversin. C’est plus sûr.

GEORGES, riant.

Diable! cher ami, vous ne flattez guère vos compatriotes.

RISC I! EN BACH.

Mon cher garçon, mes compatriotes sont comme le reste des hommes, et les hommes passent leur vie à se voler les uns les autres.

GEORGES

Trop vrai!

RISC II EN BACH

Allons, bonne nuit: à quatre heures demain.

GEORGES

C’est l’affaire du garçon.

RISCHENBACH, refermant la porte.

Bonne nuit.

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