‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 93 sur 106 · GEORGES, RISCHENBACH, LE PRIEUR · texte numérisé non relu

GEORGES, RISCHENBACH, LE PRIEUR

LE PRIEUR

Lequel de vous, messieurs, est monsieur Leslie?

george s.

C’est moi, monsieur.

LE PRIEUR

C’est un bon hasard qui vous amène aujourd’hui, si vous êtes réellement le Leslie auquel j’ai affaire. Il y a trois ans que je vous fait chercher, monsieur.

GEORGES

Mon nom est Georges Leslie.

LE PRIEUR, consultant des papier».

C’est bien cela.

RISCHENBACH, comme inquiété malgré lui.

Qu’est-ce encore?

LE PRIEUR, désignant Rischenbach.

Puis-je parler devant Monsieur?

GEORGES

Karl est mon plus intime ami, monsieur, presque un frère, et ce que vous avez à me dire, il peut assurément l’entendre.

LE PRIEUR

Soit : y a-t-il longtemps , — ■ pardon de rappeler de cruels souvenirs — y a-t-il longtemps que vous êles sans familie?

GEORGES

D’où savez-vous, monsieur, que j’ai perdu mes parents.

LE PRIEUR

Répondez.

Ma mère est morte que j’étais encore enfant, me laissant une fortune indépendante. Quant à mon père, il y a trois ans que... (S’arrêlantHont b coup.) Oh ! mon Dieu !

, RISCHENBACH.

Qu’y a-t-il, Georges?

GEORGES, loi prenant la main et s'appuyant sur loi.

Il y a, mon ami, qu’une émotion invinciblo me gagne. Mon père me quitta, il y a trois ans, juste le temps depuis lequel monsieur le prieur me cherche. Il partait pour un long voyage et devait d’abord traverser l’Italie. Peut-être s’est-il arrête à cette même place où nous sommes en ce moment.

LE P R I EVR .

On le nommait ?

ft

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