ACTE CINQUIÈME
RISCHEN B ACH, à part.
Dieu!
GEOTlGËS.
Et à moins que Marguerite ne refuse le pauvre enfant trouvé...
RISCHENBACH, à part.
Elle ne le refuserait pasl
GEORGES
A mon retour, nous serons unis 1
R I S C H E N B A C II, k part.
George, tu viens de signer ton arrêt de mort.
Comprenez- vous, maintenant?
RISCHENBACH, reprenant son sang-froid.
Parfaitement, c’est limpide. Et que comptez-vous faire ?
GEORGES
Partir pour Londres au plus vite.
RISCHENB ACH.
Et votre mission?
GEORGE S
Quoi? l’affaire Dufresnier? ah! que m’importent à cette -heure quelque cinq cents livres sterling de plus ou de moins. Je paierai, et tout sera dit.
RISCHENBACH.
A merveille! iet vous retournez dès demain ?
GEORGES
Dès demain ?... non pas : dès aujourd’hui, à l’instant.
• RISCIIENBACIl.
Tout n’est pas perdu, (a Georges.) Et qui vous conduira ? les guides sont repartis.
GEORGES
N’êtes-vous pas là ?
RISCHENBACH, réprimant an mouvement de joie.
Moi?
Né dans la montagne, vous pourriez, vous me l’avez dit cent fois, la parcourir les yeux fermés.
RISCHENBACH, feignant de résister.
C’est vrai, je' l’avoue, et si j’étais seul...
GEORGES
Seul I Est-ce donc pour moi que vous craignez ? Allons, n’hésitez plus, Karl, je ne redoute qu’une chose : le retard apporté à mon union avec Marguerite.
RISC U EN BAC H.
Toujours elle!
GEORGES
Eh bien ?
L’ABIME
RISCHENBACII.
Eh bien I Georges, je n’hésite plus, je me soumets, je vous guiderai selon vos vœux jusqu’au terme du voyage... mais, ne vous en prénez qu’à vous, du résultat de votre folie obstinée.
GEORGES
Soit, j’accepte tout, mais partons.