‹ L'abolition de l'esclavage (volume 2)Chapitre 14 sur 59 · William Johnson · texte numérisé non relu

William Johnson

« Je regarde l'esclavage comme un poison mortel. Les esclaves ne sont pas satisfaits de leur sort. Dans la ferme où je travaillais, en Virginie, et dans tout le voisinage, aucun n'en était satisfait. L'homme auquel j'appartenais ne nous donnait pas assez à manger. Mes pieds ont été gelés dans ma fuite, mais j'aurais mieux aimé mourir en route que de retourner en arrière. . . Je n'ai jamais vu un seul échappé qui désirât revenir, je n'ai jamais entendu parler d'un seul.

« Un de mes compagnons a été attaché par un inspecteur violent et fouetté terriblement. Il est mort peu de temps après, et on n'a pas douté que ce ne fut des suites des coups de fouet. On l'a dit au maître, mais il n'a pas voulu renvoyer l'inspecteur. Il retrouvera ce crime au jour du jugement.

« La peur d'être vendu dans le Sud m'a poussé à m'enfuir plus que toute autre chose. Notre maître avait coutume de dire que si nous ne

« The refuges, or the narratives of fugitives slaves in Canada, related by themselves.

Les réfugies ou récits d'esclaves fugitifs au Canada, racontés par euxmêmes à Benjamin Drew. Boston, 1856.

Quelques-uns de ces récits, pleins de l'intérêt le plus pathétique, demanderaient ici trop d'espace. On les trouvera dans l'Appendice.

lui convenions pas, il se hâterait de nous mettre dans son gousset, voulant dire qu'il nous vendrait et mettrait le prix en poche.

«... Son fils avait un enfant d'une négresse, et le maître voulait vendre cet enfant, son propre petit-fds, mais on put s'y opposer. »

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