‹ L'abolition de l'esclavage (volume 2)Chapitre 15 sur 59 · Kbvérend Alexander Hemsi.ey · texte numérisé non relu

Kbvérend Alexander Hemsi.ey

« Mon maître n'avait pas l'habitude d'acheter et de vendre, mais dans eon voisinage c'était Tort ordinaire. L'atrocité de séparer les maris et les femmes, les parents et les enfants me semblait un crime plus haut que les cieux... C'était pitié d'entendre leurs cris, quand ou les entassait de force dans les chariots... Les maîtres ont quelquefois des égards pour tel ou tel de leurs esclaves. Mais je n'ai jamais vu aucun châtiment infligé avec quelque miséricorde, ils étaient en général dus aux sentiments les plus tyranniques. J'ai vu une femme en état de grossesse, attachée et punie.

« Dans les premiers temps, mon esprit se reportait toujours vers la terre natale..-. Maintenant je trouve que du salé et des pommes de terre au Canada valent mieux que le pudding et le poulet aux États- Unis, avec une éternelle inquiétude. Je suis Anglais. Mon sang américain esl sorti de mes veines. Je hais la tyrannie. J'aimerais mieux rencontrer des serpents que certaines gens que je connais aux États- Unis... Je ne suis pas un écrivain, mais si quelqu'un voulait corriger mon style, je pourrais écrire une histoire de l'esclavage, et montrer comment la tyrannie agit sur l'esprit des esclaves... Une fois j'ai rêvé que j étais repris... je me suis réveillé dans une angoisse inexprimable!. . Oh! c'était abominable! J'ai soixante ans maintenant... J'ai exercé vingt ans les fonctions de ministre méthodiste... peu payé, parce que je prêchais l'Évangite; mais j'ai toujours mis ma confiance au Seigneur, ne le priant jamais pour la fortune ou la renommée, toujours pour que son nom soit béni et que sa volonté soit faite. »

Page 1