‹ L'abolition de l'esclavage (volume 3)Chapitre 17 sur 78 · William Johnson · texte numérisé non relu

William Johnson

« Je regarde Tesclavage comme un poison mortel. Les esclaves ne sont pas satisfaits de leur sort. Dans la ferme où je travaillais, en Virginie, et dans tout le voisinage, aucun n'en était satisfait. L'homme auquel j'appartenais ne nous donnait pas assez à manger. Mes pieds ont été gelés dans ma fuite, mais j'aurais mieux aimé mourir en route que de retourner en arrière. . . Je n'ai jamais vu un seul échappé qui désirât revenir, je n'ai jamais entendu parler d'un seul.

(i Un de mes compagnons a été attaché par un inspecteur violent et fouetté terriblement. 11 est mort peu de temps après, et on n'a jias douté que ce ne fût des suites des coups de fouet. On l'a dit au maître, mais il n'a pas voulu renvoyer l'inspecteur. Il retrouvera ce crime au jour du jugement.

« La peur d'être vendu dans le Sud m'a poussé à m'enfuir plus que toute autre chose. Notre maître avait coutume de dire que si nous ne

* The refugeSy or the narratives of fugitives slaves in Canada^ relaled by themselves.

Les réfugiés ou récits d'esclaves fugitifs au Canada, racontés par euxmêmes à Benjamin Drew. Boston, 1856.

Quelques-uns de ces récits, pleins de Tintérêt le plus pathétique, demanderaient ici trop d'espace. On les trouvera dans l'Appendice.

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