‹ L'abolition de l'esclavage (volume 3)Chapitre 20 sur 78 · HisTRis Ellis · texte numérisé non relu

HisTRis Ellis

« Tai été trente-deux ans esclave dans l'État de Delawaie. J'étais traita d'une manière toléraUe, comparativement à tant d'autres. J'étais éleyée dans l'ignorance,, et je sentais mon esprit déprimé, affaissé... J ai été ifouettée avec un fouet de charrette... Je porterai jusqu'au tombeau une bosse au front d'un coup que m'a donné mon maître. J*ai, eu quatre entants, deux sont morts, deux se sont échappés avoe moi... C'est quand mon maître me menaça de me vendre et de garder mes enlànts que je le quittai...

(( L'esclavage est une mauvaise institution. Je pense que si les blancs alFranchissaient les esclaves, ils ne courraient aucun danger. Les gen*; de travail iraient travailler sans réyolte. »

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; « Honmstoe disait qu'il me fouetterait jusqu'à ce que je lusse rayé comme un 2^r6 ^ •

Nous pourrions ajouter d'autres récits, mais c'est toujours le même tableau : le fouet, la séparation, Tignoranfce, le mépris, les menaces, voilà ce qu'on ose appeler le bonheur des esclaves*

Tous ces traits sont-îk des exagérations ou des exceptions? Admettons, si Ton veut, que ce sont les esclaves les plus maltraités qui s'enfuient; mais, ne l'oublions

^ Cette atroce plaisanterie des anciens se retrouve, après dix-neuf siècles de christianisme, comme un ignoble écho du monde païen.

Captigeritttn HofàiHêni hon' plàcet mM n'eque pàrUherinum. (WallooyH,â40, Epid,J,.iii5.)

Le poëte latin comparait les esclaves à la race des chèvres ou d^ pantlières, à cause des traces de coups de fouet dont leur peau était bigarrée.

m L'ESCLAVAGE.

lui cou venions pas, il se hâterait de nous mettre dans s$n gousset, voulant dire qu'il nous vendrait et mettrait le prix en poche.

«... Sou fils avait un enfaut d'une négresse, et le maître voulait vendre cet eufant, son propre petit-fils, mais on put s y opposer. »

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