‹ L'abolition de l'esclavage (volume 3)Chapitre 21 sur 78 · Révérend Alexander Hehslet · texte numérisé non relu

Révérend Alexander Hehslet

« Mon maître n'avait pas l'habitude d'acheter et de vendre, mais dans son voisinage c'était fort ordinaire. L'atrocité de séparer les maris et les femmes, les paienls et les enfants me semblait un criipe plus haut que les cieux... C'était pitié d'entendre leurs cris, quand on les entassait de force dans les chariots... Les maîtres ont quelquefois des égards pour tel ou tel de leurs esclaves. Mais je n'ai jamais vu aucun châtiment infligé avec quelque miséricorde, ils étaient en général dus aux sentiments les plus tyranniques. J'ai vu une femme en état de grossesse, attachée et punie.

«... Dans les premiers temps, mou esprit se reportait toujours vers la terre natde. . . Maintenant je trouve que du salé et des pommes de terre au Canada valent mieux que le pudding et le poulet aux Etats- Unis, avec une éternelle inquiétude. Je suis Anglais. Mon sang américain est sorti de mes veines. Je hais la tyrannie. J'aimerais mieux rencontrer des serpents que certaines gens que je connais aux Etats- Unis... Je ne suis pas un écrivain, mais si quelqu'un voidait corriger mou style, je pourrais écrire une histoire de l'esclavage, et montrer comment la tyrannie agit sur l'esprit des esclaves... Une fois j'ai rêvé que j'étais repris... je me suis réveillé dans une angoisse inexprimable!. . Oh! c'était abominable! J'ai soixante ans maintenant... J'ai exercé vingt ans les fonctions de ministre méthodiste... peu payé, parce que je prêchais TÉvangile; mais j'.ii toujours mis ma confiance au Seigneur, ne le priant jamais pour la fortune ou la renommée, toujours pour que son nom soit béni et que sa volonté soit faite. »

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