PORTUGAL 2M
de ila Miséricorde^ dans toutes les possessions d'outremer, ont été déclarés libres, à con^lition d'un service limité, après leur libération.,. : -
Une loidu 25 juillet 1856 étend cette faveur aux esclaves ap/)arte/ianf a uoj ejf/^^^.
Une loi du 5 juillet 1856 abolit resdavage dans une partie de la province d'Angola, savoir le district d*Ambriz et les territoires de Cabinda et de l^élinda.
Une loi du 24 juillet 1856 déduire libres les enfants nés de femmes esclaves postérieurement à cette date, à condition de servir gratuitement les maîtres de leurs mères jusqu'à vingt ans ; ceux-ci demeurent chargés de leur entretien. La même loi défend de vendre séparément une mère et son enfant âgé de moins de sept ans.
Deux décrets ont été rendus, à la même époque, pour déclarer libres tous les esclaves qui touchent le sol du Portugal, de Madère ou des Açores.
Enfin, le 25 août 1856, sur la déclaration du gouverneur général de Macao, Timor, Solor, Goa, queTesclavage avait disparu de fait dans l'Inde portugaise, le gouvernement a donné ordre de le déclarer aboli de droit.
Aucune loi n'a encore supprimé Tesclavageau Mozambique, dans le reste de la province d'Angola, ni dans la haute Guinée et les îles du golfe de Guinée. Il est en outre bien difficile d'affirmer si les lois que M. de Sa da Bandeira a eu l'honneur de contre-signer sont promulguées et exécutées sur la côle d'Afrique.
On voit que, lorsqu'à la fin de 1857 le gouverneur général de Mozambique fit arrêter par une goélette portugaise le navire français le Charles-et-GeorgeSj chargé
d'émigrants libres, fit condamner le capitaine à deux ans de fer, saisir le navire et retenir les nègres, on voit que ce gouverneur scrupuleux était Tagent d'un gouvernement dont la conversion à la grande cause de Tabolition de Tesclavage était fraîche, et encore peu complète.
Espérons que le premier pays chrétien qui ait eu des esclaves, depuis le moyen-âge, ne sera pas le dernier à y renoncer entièrement. Espérons que le Portugal se servira des établissements qui lui restent sur les deux côtes de l'Afrique pour travailler enfin à convertir et à civiliser un continent qu'il a presque seul tenu dans ses mains pendant plusieurs siècles, sans profit pour ce malheureux pays, ni pour la métropole, ni pour l'humanité.