‹ L'abolition de l'esclavage (volume 4)Chapitre 9 sur 56 · WiLLiAV JoiinsoH · texte numérisé non relu

WiLLiAV JoiinsoH

« Je regarde l'esclavage comme un poison morte). Les esclaves ne sont pas sallsfaits de leur sort. Dans la ferme où je travaillais, en Virginie, et dans tout le voisinage, aucun n'en était satisfait. L'homme auquel j'appartenais ne nous donnait pas assez à manger. Hespîedsont £té gelés dans ma fuite, mais j'aurais mieui aimé mourir en route que de letoiimere^i arrière... Je n'ai jamais vu un seul édiappé qui désirât revenir, je n'ai jamais entendu parier d'un seul.

« Un de mes compagnons a été allachc par un inspecteur violent et fouetté terriblement. [I est mort peu de temps après, et on n'a pas douté que ce ne fût des suites des coups de fouet. On l'a dit au maître, mais il n'a pas voulu renvoyer l'inspecteur. Il retrouvera ce crime au jour du jugement.

( La peur d'être vendu dans le Sud m'a poussé à m'oifuir plus que tonte autre chose. Notre maître avait coutume de dire que si nous m

* Vte refuges, or the narrativa of fugitives slave» in ùmada, relaled bj theiDEelvee.

Les réfugiés ou récils d'esclaves fugitifs au Canada, racontés par euxmimes il Benjainia Drew. Boston, 1856.

Quelque»-uD« de cea rëdts, pleins de l'intérêt le plus palhétiqne, demandenient ici trop d'' espace. On les trouvera dans l'Appendice.

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lui couvenioiis pas, il se liâterait de nous mettre dans soti gousse, voulant dire (]ii'il nous vendrait et mettrait le prii en poclte.

a ... Soti (ils avait un enfant d'une négresse, et le maître voulait vendre cet étirant, son propre petit-fils, mais on put s'y opposer. »

3S. HériREnD ALCXtnBER Hehslet :

< Mon mailre n'avait pas l'babitnde d'acbeter et de vendre, mais dans son voisinage c'était fort ordinaire. L'atrocité de ^parer les maris et les femmes, les paretils et les enfants me semblait un ciime plut liaut que les cieucc... C'était pitié d'entendre leurs cris, quand on les entassait de foi'ce dans les chariots... Les maîtres ont quelquefois des égards pour t«l on tel de leurs esclaves. Mais je n'ai jamais vu aucun châtiment infligé avec qiidque miséricorde, ils étideitt en génêril dus' aui sentiments les plus tjranniques. J'ai vu une femme en état de grossesse, attachée et pimie.

t ... Dans les piemiei s Eem|)s, mon e^rit se reportait toujours vers la terre natile. . . Maintenant je trouve que du salé et des pommes de terre au Canada valent mieux que le pudding et le poulet aux États- Unis, avec n[ie éternelle inquiétude. Je suis Anglais. Mon sang américùn est sorti de mes veines. Je hais la tyrannie. J'aimerais mieux rencontrer des serpents que certaines gens que je connais aux Étals- Unis. . . Je ne suis pas un écrivain, mais si quelqu'un voidait corriger mon stjle, je pourrais écrire une Jiisloire de l'esclavage, et montrer «omment la tyrannie agit sur l'esprit des esclaves... Une fois j'ai rêvé que j'étais repris. . . je me suis réveillé dans une angoisse ineiprimable!. . Oh! c'était abominable! J'ai soixante ans maintenant... J'ai exercé vingt ans les fonctions de minisire méthodiste... peu payé, pai'ce que je prêchais l'Évangile; mais j'ai toujo)irs mis ma confiance au Seigneur, ne le priant jamais pour h fortune ou la renommée, toujours pour que son nom soit béni et que sa volonté soit faite, r

a. JiHEs Seward :

t J'avais une nicee mariée et mère de deux enfants, dont un à la mamelle. Hou maître ayant des dettes, je fus mis coimne gage en prifon. Ha nièce avait été louée; il fut décidé qu'elle serait vendue. Elle

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ÉTATS-UNIS DAHÉRIOUE. 115

fnt séparée de Kg enbnls et mise, avec des meiioUes, dans la [iiisoii oùj'âais. On lui ôta sea fers; (die était désolée et criait toujours : t Oh ! mes eoTants ! mes |«u*res enfante I » Et je crus qu'elle se tiienit de chagriu. Ou la vendit, on l'empcnrta loin de ses enfants... »

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