‹ L'abolition de l'esclavage (volume 5)Chapitre 19 sur 72 · William Johnson · texte numérisé non relu

William Johnson

« Je regarde l'esclaTage comme un poison mortel. Les esclaves ne sont pas satisfaits de leur sort. Dans la ferme où je travaillais, en Virginie, et dans tout le voisinage, aucun n'en était satisfait. L'homme auquel j 'appartenais ne nous donnait pas assez à manger. Mes pieds ont été gelés dans ma fuite, mais j'aurais mieux aimé mourir en route que (le retourner en arrière. . . Je n'ai jam«nis vu un seul échappé qui désirât revenir, je n'ai jamais entendu parler d'un seul.

« Un de mes compagnons a été attaché par un inspecteur violent et fouetté terriblement. Il est mort peu de temps après, et on n'a |);\s douté que ce ne fût des suites des coups de fouet. On l'a dit au maître, mais il n'a pas voulu renvoyer l'inspecteur. Il retrouvera ce crime au jour du jugement.

ff La peur d'être vendu dans le Sud m'a poussé à m'enfuir plus que toute autre chose. Notre maître avait coutume de dire que si nous ne

• The refuges, or the narratives of fugitives slaves in Canada, related by theinselves.

Les réfugiés ou récits d'esclaves fugitifs au Canada, racontés par euxmêmes à Benjamin Draw. Boston, 1856.

Quelques-uns de ces récits, pleins de Tintérct le plus pathétique, demanderaient ici trop d'espace. On les trouvera dans T Appendice.

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