‹ L'abolition de l'esclavage (volume 5)Chapitre 42 sur 72 · II · texte numérisé non relu

II

55i LE CHRISTIANISME

ripidc n\'prouve pas, à la Yoe de ces inforUinés, la fhgitivc émotion; Aristophane croit plaisant de noos montrer Caron leur refusant sa harqne, et leTÎeil Hésiode avait froidement écrit que l'esclaTe est au riche ce ({uele bœuf est an pauvre. A Rome, Gaton assimile les esctaves au vieux bétail de son ctable, Varron les énnmère au nombre des iostruments de travail \ Gicéron s'eicuse de trop regretter un esclave, Pline les compare aux frelons, Lucrèce s*en soucie à peine, Horace s*en moque, Plaute les nomme une race bonne pour la chaîne, ferratile genufi^; Sénèqueet Marc-Aurèle leur offrent des consolations stériles.

Je sais qu'on diminue ce qu'on exagère. Je n'ai aucune intention d'abaisser outre mesure la bassesse de l'homme pour exalter la grandeur de Dieu, très-fausse manière de glorifler Touvrier dont on déprécie les ouvrages. Ce n*est pas aux chrétiens qu'il faut apprendre que l'homme est capable, par ses seules forces, d'un certain bien, puisque les chrétiens professent que l'humanité, au degré le plus bas de sa dégradation, était encore assez belle pour n'êlre pas indigne de l'intervention de Dieu.

J'aime donc à chercher et à trouver dans quelques

* Le texte de Varron (Wallon, II, 189 noie) est vraiment cynique : In- ^l^umenti genus vocale et semivocale et mutum; vocale, in quo stint servi; semivocale, in quo sunt boves; mutum, in quo sunt plaustra. (De He 7'uslica, I, xvii, 1.)

^ L'étendue des domaines, et la difficulté do surveiller à distance l>enuroup d'esclaves, avait en effet eu pour résultat de faire mettre les esclaves aux fers, soit la nuit dans ïergaslulum, soit le jour. Caton, Varron, Columelle, le disent sans étonnement, et Sénèque se satisfait par une phrase : Nécessitas fortiter ferre docety consuetudo facile. (Wallon, II, 217.)

auteurs païens des traces de sentiments meilleurs. Aristote cite des philosophes inconnus qui combattaient sa doctrine; Platon a hésité; Plutarque blâme les rigueurs deiCaton; Sénèquea écrit sur l'égalité de si nobles pages qu'on les a supposé inspirées secrètement par le christianisme ^ Quelques empereurs, les Antonins, Claude, Dioclétien, qui était lui-même un affranchi, ont édiclé des mesures plus humaines.

La religion avait inspiré quelques coutumes salutaires, et établi quelques lieux d'asile, au pied de la statue d'Hercule, de Thésée, génies libérateurs, ou des empereurs, dans les temples; tant il est vrai, que dès que la pensée de Dieu intervient, Tinstinct de Tégalilé des hommes devant lui se manifeste. On aimerait aussi à retrouver quelques exemples de la douceur des femmes; toutes n'étaient pas des Messalines ; je crois sans preuve que le cœur des femmes a été plus d'une fois, comme l'autel des dieux, le lieu d'asile des malheureux esclaves.

Mais que sont ces faibles vestiges, ces conjectures, ces lambeaux de phrases, auprès de l'unanimité des doctrines, de Tuniversaiité des usages? Ces philosophes aux paroles sympathiques étaient-ils des philosophes pratiqttantSj comme on le dit énergiquement des chrétiens qui conforment leur vie à leur foi? Ont-ils aimé, ont-ils affranchi leurs esclaves? Ont-ils changé les lois? Ont-ils attaqué T institution comme un crime?

Non, tous ont été persuadés de cette doctrine d'Aris-

• Ep. nLvii, vol. n, p. 196 et suivantes. — Servi sunt? Immo homines... llxc praDcepti mei suinma est : sic cum inferiore vivas, quemadmodum tccum siiperiorem velles vivere.

3r»6 LE CURISTIANISME

totc : « L'esclave est la propriété illimitée et sans reslric lion de son maître ; ne pas appartenir à soi, mais bi^ à un autre, et cependant ne pas laisser d'être un homme, voilà l'esclavage. ... Quiconque est aussi inférieur aux autres hommes que l'âme l'emporte sur le corps, est esclave par naturel »

Ainsi l'esclave est d'une espèce inférieure.

Mais quoi ! l'esclave Mycithe a été très-sage législateur des Rhégiens ; Phédon, Tami de Platon, était un esclave. Que d'autres esclaves furent supérieurs à leurs maîtres et à tous les hommes libres! Combien de fois, au jour du besoin, a-t-il fallu croire à l'égalité! Après la bataille de Cannes, on trouva bon d'affranchir 8,000 esclaves et de les armer

Peu importe! L'animal engendre un animal et l'esclave un esclave.

Voilà les livres! Ouvrons les lois et surtout celles de Home qui nous sont plus familières.

Dans les temps les plus anciens, sous la république, l'esclave est au nombre des choses, res mandpî, il reçoit même par préférence le nom de mancipiiim.

Un document récemment découvert, nous révèle à quel degré celte assimilation odieuse était passée et combien longtemps elle dura dans la pratique.

Si-Moktar, caïd des Ouled-Sellam, dans la subdivision de Batna , faisant construire un moulin à eau au printemps de 1858, on a découvert dans les fouilles un tarif de droits de douanes^ daté du troisième consulat de Sep-

* Mœhler, ch. n.

time Sévère, c est-à-dire de Tan 202 de notre ère, provenant des ruines de Zraïa , l'ancienne colonia Julia Zaraï.

C'est le premier et le seul document de ce genre que Ton ait trouvé dans toute l'étendue du monde romain.

Voici le tarif des droits par tête :

Un e&cUive , , . \ denier 1/2

Un cheval ou une jument .... id.

Un mulet, une mule id.

Un âiie, un bœuf.

Un porc.

Un cochon de lait.

• Un mouton, une chèvre, etc.

Deux textes de Papinien qui écrivait sous Sèptime Sévère, apprenent que le prix légal des esclaves était alors fixé à 20 pièces d'or, ou 500 deniers ^ • Que vaut à Toctroi un être humain, doué d'une âme divine? le même prix qu'un cheval ou un mulet, tfn peu plus qu'un âne ou un porc! Cet homme , notre frère et notre semblable, peut être donné, engagé, loué, légué, cédé, vendu, saisi, enfin tué, nullum caput habet. Pour lui, pas d'état civil, pas de mariage, pas de paternité, pas de propriété, pas de droit, pas d'obligation, pas d'ac* tion en justice, servitusmorti adsimilatur, 11 n'est témoin qu'avec la torture, il n'acquiert, il ne stipule que pour son maître. Les jours de fête on laisse chômer les bœufs, mais non pas l'esclave. On l'injurie, on le soufflette; au- ^un recours, à moins qu'il n'y ait dommage pour Je

* Rapport de M. Régnier, de Tlnstitut, au prince ministre do rAlgorie, Moniteur du 6 décembre 1858.

maître. Quelle iDdemnilé, s'il est tué? La même que poui un bœuf ou une mule, répond la loi Aquilia*. Mais s'il commet des fautes, le bâton, le fouet, les travaux forcés, la chaîne, les menottes, les entraves, la fourche, la mort par le glaive, la hache, le précipice, le gibets la poix brûlante, la croix.

Si la loi permet ces horreurs, comment le maître usera-t-il de la loi î Si tel est le droit, quelles seront les mœurs? Sauf de rares exceptions, quand tout est permis, tout est pratiqué, la perversité humaine va même au delà de ce qui est permis. Les témoignages surabondent. Les abominations décrites par les poêles et par les satyriques, sont affirmées par les graves historiens, démontrées parles lois faites pour j mettre un terme. Le dégoût nous empêche de citer. Vous figurez-vous, en plein paganisme, un homme livré à la colère d'un oisif, une femme. abandonnée à la luxure d'un voluptueux, un vieillard confié à la générosité d'un avare ! Que d'atrocités et de vexations, depuis ce misérable qui poiirrit ses poissons de la chair de ses esclaves jusqu'à ces femmes qui se fardent pendant qu'on fouette leurs servantes ou qui les égratignent par manière de passe-temps! Pour ne citer qu'un souvenir, on ne sait pas assez que le vers tant cité de Juvénal, sic colo^ sicjubeo^Si trait à un esclave condamné au supplice de la croix :

Pone cmcem servo. — Meniit quo crimine sefvus Suppiicium? Qiiis lestis adestîQuis detulit? Audi! NuUa unquam de morte hominis cunctatio longa est '

^ Idem juris est, siquis ex pari mularum unamocciderit(GaiuSy Inst. 1U| 211,218).

— 0 démens ! ilà servus hêmo est ! Nil feccril, cslo ! Sic volo, sic jubeo, sit pro ralione volunlas*.

Juv. II, 219-225.

Telle fut, pendant plusieurs siècles, la condition de créatures humaines qu'il faut compter par centaines de millions.

La Grèce el Rome, c^est le monde entier ; sortez de leur immense domaine, consultez les plus vieux documents de 1 histoire des Germains ou des Scythes, fouillez dans les textes antiques des Indiens, parcourez les parties alors connues de TAfrique, ou traversez l'Asie, en tous lieux, sous toutes les latitudes, à l'abri de toutes les religions, le même spectacle d'une moitié de l'humanité tenue par l'autre en servitude, l'esclavage aussi ancien que la guerre, et la guerre aussi ancienne que la nature humaine. Qu'est-il besoin d'insister davantage? Ces faits, comme le polythéisme et les sacrifices humains, sont du nombre de ceux que l'on peut affirmer sans contestation, tandis qu'on ne peut les développer sans honte. Ce sont les maladies héréditaires de la pauvre humanité.

Sur un seul point le regard se pose avec un peu plus de complaisance. Le peuple juif, gardien surprenant de la véritable religion, a-t-il consacré, a-t-il pratiqué l'es-

* Une croix pour cet esclave! — Mais Ta-t-il mérité par un crime? Où sont les témoins? où est la plainte? Ecoute! La vie d'un honune vaut bien un instant de retard. — Fou, est-ce qu'un esclave est un homme? Il n'a Vien fait, qu'importe. Je le veux, je l'ordonne, pas d'autre raison que ma volonté.

34* LE TVtlÇniïI^lE

LESCLiTUSE CMEZ US JClfS.

D est en quelque sort» banal de répéter que Noé a maudit Cham et condamné tonte sa nœ à la senritode, qn'Abrabam et les parnarclies possédaient des esclaves, que TAnden Testament contient des textes très-nombreux en fareur de cette institution coupable et qu'ainsi, elle repose après tout, sur la moitié de la Bible, en admettant même que l'ËTangile la condanme. Les dissertations des Américains sont particulièrement remplies de ces assertions et de citations fatigantes, qui, fussent-elles exactes, laisseraient encore à démontrer que les noirs sont les descendants directs de Chanaan, que les planteurs sont en tout semblables aux patriarches \ et que tous les

' Entre toates les réponses qui ont été faites à ce genre d'argument, très^mployé par l'école des apologistes de FesclaYage, que M. deGasparia afipelle si bien la théologie cotonneuse (Barnes, Fleditar, etc.), je citerai un écrit très-court et très>précis publié à Philadelphie en 1847 par W. H. Brisbane, sous ce titre : Slaveholding examinée in the liç^t ofthe holy Bible Je ne résiste pas au plaisir d'en citer le début :

f Autrefois possesseur d'esclaves moi-même, né, éleyé, instruit au nû* lieu des maîtres et des esclaves, j'ai d'abord étudié le sujet avec le zèle et Ténergie du plus chaud partisan de ce qu'on appelle peculiar institution» Bientôt je me trouvai embarrassé par le résultat de mes propres recherches. Je découvris mon erreur ; je devins persuadé que la possession des esclaves était une iniquité ; je l'abandonnai, et ma conscience me fit un devoir d'affranchir plus de quarante esclave?. J'ai eu à sacrifier la plus large portion de mon patrimoine, à m'exiler de VÉtat où j'étais né, à briser toutes mes joies <lo famille, d'amitié, de confraternité. Je sens, par conséquent, que j'ai le droit d'ôtrc écouté. (Préface j I .)

faits historiques rapportés par la Bible sont tous des exemples recommandés par Dieu ihême !

Reprenons chacune de ces allégations.

L Nous lisons dans la Genèse, ch. ix, 18, que Cham fut phedeChanaan. On sait de quelle irrévérence Cham se rendit coupable envers son père. Pour le punir,

a 25. Noé dit : Cham sera maudit. Il $era le serviteur des serviteurs de ses frères.

ce 26. Que le Seigneur, le Dieu deSem soit béni, et que Chanaan soit le serviteur de Sem .

«27. Que Dieu étende la possession de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Chanaan soit le serviteur de Japhet. »

On conclut de ce passage que toute la race de Cham, c'est-à-dire les Africains, est maudite et par suite condamnée à servir la race deSem et la race de Japhet.

Chanaan seul a été maudit etnon toute la race deCham? Où est l'état civil qui constate la descendance de Cham ?0ù est la preuve que ces paroles avaienl le sens et devaient entraîner l'effet qu'on se plaît à leur attribuer? Je lis, au contraire, dans l'histoire, que Chanaan, sans doute Tenfant dei prédilection ou le complice de Cham, est le premier homme puissant dont il jsoii fait mention dans les annales de la famille humaine ; que les enfants de Cham, civilisés avant les .autres races, ont inventé les premiers arts, ont fondé le royaume d'Egypte, bâtiThèbeset Babylone, et, dans la terre de Chanaan, Sodome, Gomorrhe et cette Sidon d'où partit Inachus pour fonder la première ville de Grèce; que la postérité d'Abraham, descendant de Sem, a servi celle de Cham en Egypte, avant d'asservir à

son tour, après une longue lutte, la terre de Ghanaan, pour retomber ensuite sous Tempire des fils de Gham, à Babylone; que les Assyriens, fils de Sem, ont subjugué les Mèdes, fils de Japhet, et les Babyloniens, filsdeGham; que Japhet (les Mèdes), à son tour, s'est emparé de Sem (Ninivé) ; que Sem (les Perses), réunis à Japhet (les Mèdes) , ont pris Gham (Babylone) .

Mais ces asservissements ont lieu de nation à nation, et c'est là ce qu'a prédit Noé, qui n'a pas eu en vue l'esclavage proprement dit d'homme à homme. En effet, il dit que Ghanaan sera le serviteur des serrAteurs de^bs frères. Est-ce qu'on peut être l'esclave d'un autre esdcuvaf'Qn comprend au contraire qu'une nation soit asservie p» une autre, laquelle à son tour est subjug^iée j3ar une irbisième, et, en effet, les fils de Gham avaient été>asservi$ par les fils de Sem qui sont tombés sous la domination des fils de Japhet, puisque les Juifs ont été asservis J)ar les Perses, puis avec ceux-ci par les Grecs sous Alexandre En ce sens, mais en ce sens seulement, la prophétie de Noé a été réalisée. '

Eût-il parlé d'un véritable esclavage, est-ce que prophétiser l'esclavage c'est le justifier? En ce cas, l'adultère, la guerre, sont justifiés, car ils ont été prophétisés (Det^téronome xxvm, 50, 68, 43; Jérémie, Joël; etc.). Punir les méchants en leur prédisant qu'ils seront asservis, est-ce amnistier d'autres méchants qui les asserviront^ En ce cas, les Juifs «sont absous d'avoir crucifié Jésus- Ghrist, car cela avait été annoncé.

Noé, Gham et Ghanaan n'ont donc rien à faire avec les planteurs de la Garoline.

II. Je ne puis pas davantage reconnaître dans leur existence une image de la vie patriarcale d'Abraham ou de Laban.

Il est vrai, il y avait des esclaves chez les Israélites, et cela était presque inévitable, car, selon la remarque de Bergier, comment, à celte époque et sous le régime des tribus, comment quitter son maître sans changer de patrie ? Comment le maître aurait>il été libre de congédier Tesclave sans séparer une famille? De là des engagements volontaires, mais permanents et héréditaires. Soumis à ces engagements, les serviteurs étaient-ils de véritables esclaves? 11 est permis d'en douter. Abraham renvoya Agar, mais sans la vendre. La Genèse (xni, 2) nous apprend qu'il était riche en bétail^ en argent et en or^ elle ne place pas les esclaves au nombre de ses richesses ; elle nous les montre (xvii, 12, 13) traités comme sa famille ; ils étaient armés et envoyés en expédition lointaine \ (Genèse, xiv, 14, 15.) L'un d'eux, à défaut d'enfants, devait lui succéder. (Gen., xv, 3.) Sa nièce appelle le premier d'entre eux mon Seigneur, (xxiv, 18.) Sous le mêmenom, la Bible comprend assurément des ofliciers, des sujets, des serviteurs, enfin de véritables esclaves, ceux qu'il avait dchetés pour de l'argent des étrangers. Ceux-là même paraissent avoir été traités comme les serviteurs qu'il avait avec Lot, au pays de Nachor, ou en Egypte, ceux que lui

* Que Ton compare ce fait avec les articles des lois américaines. Vir. ginie : 11 est défendu k un esclave de porter ou de garder une arme — Pour ce délit, les lois du Missouri condamnent à 30 coups de fouet, celles de la Caroline du Nord, celles du Tennessee à 20 coups. — Autre disposition des lois de la Virginie : un esclave ne peut s'éloigner de F habitation de son maître sans un passeport dclivrë par lui ou ses agents. (Dames, p. 77.)

36i LE CURISTIANISHE

donna Âbimélecb, ou ceux qui étaient nés chez lui. Les eût-il traités plus durement, qu'importe? tous les exemples d'Abraham font-ils loi pour les chrétiens?

11 est dit d'Isaac (Gen., xxvi, 14) qu'il avait la possession de brebis, la possession de boBufs^ et un grand iwntbre de serviteurs. Le texte n'indique pas qu'il les possédât.

Sans doute il est écrit qu'Ësaû servira Jacob, que Jacob a été fait le seigneur et que tous ses frères lui ont été donnés pour serviteurs. (Gen., xxv, 25; xxvii, 37.) Mais rhistoire démontre que cet assujettissement était tbut national; car les Édomites, descendants d*Ésaû, n'ont pas moins été considérés comme frères des j uifs (Deut . ,xxni, 7) , et Ésaû avait reçu d'Isaac même la promesse quHl briserait le joug de Jacob. (Gen. xxvn, 40.) L*asservissement par Josué des Gabaonites, condamnés à avoir la vie sauve, malgré leur supercherie, mais à porter du bois et à tirer de Veau dans la maison de Dieu (Josué, xix, 21, 23), asservissement sur lequel d'ailleurs on ne consulta pas le Seigneur [Ibid.^ 14), et d'autres assujettissements dont il est question aux livres de Samuel, des Rois, de Job, sont évidemment de même des rédactions en servitude momentanée d'un peuple vaincu par un peu pie victorieux, et non des exemples d'esclavage proprement dit.

Quelle induction tirer d'autres textes qui nous apprennent que Laban donna à ses filles ses servantes pour leur propre service (Gen., xxix, 24, 29), ou bien que Jacob eut beaucoup de troupeaux, de chameaux, d'ânes, de serviteurs^ et de servantes. (Gen., xxx, 43?) S'agit-il de vrais esclaves? qui le prouve? qui pourrait TafArmer?

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