L EVANGILE
En général, ceux qui conleslenl au christianisme la gloire d'avoir aboli l'esclavage, passent vite sur TÉvangile.
Il y est, j*en conviens, peu question de Tesclavage, au moins directement.
De savants commentateurs ont essayé de démontrer, à Taide de preuves assez graves, que Notre-Seigneur était venu, à uneépoqueoùil n'yavaitplus d'esclaves en Judée; ils affirment que jamais il n'a eu en face de lui un seul propriétaire d'esclaves* ; ils font observer que, choisissant toujours dos exemples placés sous les yeux de ceux qui
» Ai-je besoin de déclarer que, peu confiant en mes propres lumières, j'ai consulté sur tous les textes de savants théologiens? Je désavoue d'avance tout ce qui serait, à mon insu, inexact ou téméraire.
* On sait que le serviteur du Centurion est appelé par S. Luc waîç, puer^ et que rien ne prouve que ce serviteur fût un esclave.