‹ L'abolition de l'esclavage (volume 5)Chapitre 48 sur 72 · Nous sommes membres les uns des autre · texte numérisé non relu

Nous sommes membres les uns des autre

EpUre aux Philippiem^ an de Jésus-Christ, 62 : Ch. II, 7. Il s'est anéanti prenant la forme d'un esclave.

Epître aux Colossiens^ an de Jésus-Christ, 62 :

Ch. m, 40. Revêtez-vous de l'homme nouveau.

il. Oiî il n'y a de différence ni de gentil et de juif, ni de circoncis et d'incirconcis, ni de barbare et de scy the, ni d'esclave et de libre ; mais où Jésus-Christ est tout en tous.

22. Serviteurs, obéissez en tout à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, ne les servant pas seulement lorsqu'ils ont l'œU sur vous, comme si vous ne pensiez qu'à plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur et crainte de Dieu.

23. Faites de bon cœur tout ce que vous ferez, comme le faisant pour le Seigneur et non pour les hommes.

24. Sachant que c'est du Seigneur que vous recevrez l'héritage du ciel pour récompense, c'est le Seigneur Jésus-Christ que vous devez servir.

25. Mais celui qui agit injustement recevra la peine de son injus* tice, et Dieu n'a point d'égard à la condition des personnes»

Ch. IV, 1. Vous, maîtres, rendez à vos serviteurs ce que Téquité et la justice demandent de vous, sachant que vous avez aussi bien qu'eux un maître qui est dans le ciel. »

Epitre aux Hébreux :

Ch. Il, 16. D (Jésus-Christ) ne s'est pas rendu le libérateur des anges, mais le libérateur de la race d'Abraham.

Ch. xin, 5. Souvenez- vous de ceux qui sont dans les chaînes, comme si vous éliez vous-mêmes enchaînes avec eux.

Après les Épîtres aux Ëglises, viennent les Épîtres de saint Paul aux compagnons de ses travaux , Timothée, Tite, Philémon ; les recommandations sont plus confidentielles, et l'apôtre donne à ses confidents les motifs de sa conduite :

r Epttre à Timothée, an de Jésus-Christ 64 :

Cu. 1, 9. « La loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les insoumis, les impies. . .

10. « Les fornicateurs, les abominables, cetix qui volent des hommes libres pour en faire des esclaves, etc. *.

* G^est ainsi que dom Calmet et Tabbé deVence traduisent. Quelques traductions françaises portent : les voleurs d'esclaves; les traductions anglaises disent : menstealers; le latin dit : plagiarii, le grec : àv^pairo^Kmi;. Or les dictionnaires (V. Facciolali, Freund, Quicherat) traduisent comme don Calmet. Ce mot plagiariuSy passé dans notre langue pour désigner lo forban littéraire qui pille les œnvres d'aulnii, vient non pas de plaga, coup, mais de plaga, filet. C'est un terme juridique qu'il faut interpréter par les textes de droit. Or ces textes nous apprennent nettement que le plagiaire était cdui qui volait un homme libre pour en faire un esclave. Ce n*est que postérieurement et par extension qu'on a désigné par le mémo mot le voleur d'esclaves. Voici ces textes empruntés aux Pandectes, liv. XLVm, tit. XV. De lege Fahia, deplagiariis (Pothier, tome m, p. 424). Cette loi Fabià ou Favia parait antérieure à Gicéron, Or. pro Habirio, n* 3.

D. Ulpier^ lîb. I» Hegul. Si liberum homùiiem emptor iciem emerit,

Ch. ti, i . Que tous les serviteurs qui sont sous le joog , sadknt qu'ils sont obligés de rendre (ouïes sortes d'honneurs à leurs maitnB, afin de n'être pas cause que Von blasphème contre le nom et la doctrine de Dieu.

2, Que ceux qui ont des maîtres fidèles ^ ne les méprisent pcwit, parce qu*ik sont leurs frères; mais qu'ils les servait encore mieux parce qu'ils sont fidèles et plus dignes d'être aimés, comme étant partidpants de la même grâce.

EpHre à Tile^ an de Jésus-Christ, 64 :

Ch. II, 9. Exhortez les serviteurs a être bi^ soumis à leurs maitrès, à leur complaire en tout, â ne les point contredire; t

10. A ne détourner rien de leur bien, mais à témoigner en to^ une entière fidélité, afin que leur conduite fasse révérer à tout te

monde la doctrine de Dieu, notre Sauveur.

capitale crimen advei^sus eum ex lege Fabia de plagia nascitur, quo vendilor quoque fit obnoxiiiSy si sciens liberum esse vendideril.

De même DiocLÉnEN et Maximien, 1. XV, God. 20, h. tit. Liberum $ciens conditionem ejus, inviium venumdandOy plagii criminis pcma tenetur.

La même loi étend la peine aux voleurs d'esclaves ; un rescrit d*Âdriexi témoigne que cette analogie n'est pas incontestablement admise : Plane aU' tem scire débet (judex) posse aliqiiem furli crimine ob servos alieiios ifTterceptos teneri, nec idcirco tamen statim plagiarium esse existimari (Callistr., lib. YI, De cognition,).

Plus tard la peine devient pécuniaire. Mais Constantin la maintient capitale contre les voleurs d'enfants, plagiarii, qui viventium fUioi*um miserandas infligunt parentibm orbitales (l.XVÏ, Cod. 9, 20 h. tit.).

Il nous a paru utile d'établir le vrai sens de ce texte infiniment curieux de S. Paul, par lequel, assimilant aux criminels les plus abominables ceux qui réduisent en servitude un honmie libre, il condamne Torigine même de tout esclavage, celui qui prend Tesdave, celui qui le vend, celui; qui Tacheté. Telle est d'ailleurs la prescription formelle de rAnden Testament, Exod, XXI, 16 : Celui qui aura enlevé im homme, et qui Taura vendu, ou entre les mains duquel il aura été trouvé, sera puni de mort. Même loi Deuter, xxiv, 7.

* Ce mot indique clairement que le g 1 s^adresse aux serviteurs qui ont des maîtres païens, le § 2 à ceux qui ont des maîtres chrétiens.

41. Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru pour tous les hommes. •

Nous omettons à dessein l'Épître de saint Paul à Philémon, pour y revenir un peu plus loin, après avoir cité les textes de saint Pierre.

/'* Epître :

Gu. 11, 13. Soyez soumis pour Tamour de Dieu, à toutes sortes de personnes.

15. Gar c'est là la volonté d§ Dieu que par votre bonne vie vous fermiez la bouche aux hommes ignorants et insensés,

16. Étant libres f non pour vous servir de votre liberté comme d'un voile qui couvre vos mauvaises actions, mais pour agir en senîteurs de Dieu...

18. S^viteurs^ soyez soumis à vos maîtres avec toute sorte de respect , non-seulement à ceux qui sont bons et doux, mais même à ceux qui sont rudes et fâcheux ^

19. Car ce qui est agréable à Dieu , c'est que, pour l'amour de Lui, vous supportiez les épreuves injustes.

Les Épîtres de saint Jacques et de saint Jean ne contien* nent rien de spécial sur la servitude, et, pourtant , comment ne pas rappeler, à propos de cette iniquité, ces admirabl es paroles ?

. ÉpUre catholique de Saint Jacques.

Ch. II, 8. Si vous accomplissez la loi royale en suivant ce précepte deTÉcriture : vous aimerex, votre prochain comme vous-même; vous faîtes bien.

9. Hai^ si vous av^ égard à la condition des personnes, vous commettez un péché.

' On cite toujours ce texte, mais sans raccompagner de ce qui précède et de ce qui suit : Liheri patientes injuste.

Ch. V, \ . Vous, riches, pleurez, poussez des cris et des hurlements, dans la vue des misères qui doivent fondre sur vous.

4. Sachez que le salaire que vous faites perdre aux ouvriers qui ont fait la récolte de vos champs crie contre vous, et que leurs crissent montés jusqu'aux oreilles du Dieu des armées.

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