COMMERCE SPECIAL
1847 1,867,000,000 fr.
(Tableau de'cennal pvblie par V Administration des douanes en 1858.)
Mais ces chiflres, relcves des 1850, depassent, a parlir de 1852, tons ccuxqui ont precede; et cc magnifique commerce, porte de 1,500 millions a 2 milliards, de 1827 a 1847, attcint 5 milliards en 1857, et a ainsi grandi dc pres de CO pour 100 en trente ans.
- Statistique de I Industrie par isienne, publieeen 1851, p. 41, 42.
la cliiffre des expoiiations a la Douane dc Paris, qui elait, en 1847,
m ABOLITION DE L'ESC LAVAGE.
on voit que 1'importation des pays ctrangers aux colonies a moins diminue en 1848 et 1849 que 1'importation vcnant de France ^ si raeme elle n'a pas augmente. A la Guadeloupe, augmentation; a la Guyane, diminution de 18 pour 100 seulement tandis que les entrees de France baissentde 25 pour 100; a la Reunion, 12 pour 100 seulement contre 55 pour 1001. Ainsi la crise dela metropole pese avant tout, sur I s colonies; aux premiers jours de Temancipation, elles cessent moins d'aeheter que la metropole de vendre.
5° Si les quantites produites ont baisse, les prix ont hausse de ma mere a diminuer la perte des colons. Dans la periode decennale 1857-1847, la moyenne du prix du sucre colonial a 1'entrepot du Havre etait de 68 fr. 40 c. , droits non acquittes; le prix s'est eleve en 1850 a 87 fr. 50 cent., soit 19 francs de hausse, ou 22 pour 100 2. Si la perte des colons est done, dans ces premieres annees, en quantite, de 40 pour cent, elle n'est reellement en valeur que de 18 pour 100, ou moins d'un cinquieme,
de 108,572,187 fr.
est tombe, en 1848, a 149,288,970 fr.
baissant ainsi de 19,285,208 fr.
Soit, environ 1/8.
1 Resumes comparatifs inseres dans la Revue coloniale, 1851, p. 20, 100, 155,161.
- Rapport de M. Beugnot, 1851, p. 55. Document foitrniau Conscil general de V agriculture, 1850. Annexe n° 8. Prix courant, au Havre, a Facnuitte :
j.1859. . . . il'5 S» 1-20 fr. I . ,nr ,., 184U. ... 150 a 155 !es l0<> k%-
COLONIES FltANQAISES. 105
tandis que, pour les colonies anglaises, elle a atteint un quart.
4° II est vrai que la perte ne s'arrete pas, pour le sucre colonial, a 1850, tandis que, pour le sucre indigene, la hausse des prix releve la production, des cette annee, a 64 millions de kilog. el permet aussi a de fortes parties de sucre etranger de s'introduire, malgre lasurtaxe de 22 francs1. La presence, les progres, de ces deux rivaux va peser, a mesure que les suites de la Revolution s'effacent, sur la production des colonies, un degrevement insignifiant ne sera accordequ'en 1852. La crise politique finie, la crise commerciale, nee bien avant 1848, recommence. Ne Toublions pas et ne confondons pas ces deux crises avec la crise de la liberie.
Quoi qu'il en soil, remarquons-le aussi, 1848, 1849, 1850, ne furent pas seulement des annees ou la politique bouleversa le travail, mais, de plus, les chetives recoltes de ces annees etaient encore en partie le produit du travail servile : c'est en 1851 et 1852 seulement qu'on peut juger des resultats dus au travail libre. Or, des 1852, avant le degrevement, les chiffres du mouvement total du commerce (importations el exporta lions)1 a la Reunion ont depasse les chiffres de 1847; a la Martinique et meme a la Guyane, ceux de 1846; la Guadeloupe seule n'a pas encore retrouve l'equilibre. Voici les resultats compares des cinq ans qui ont pre-
1 1849. . . . 27,941,622 kilog.
1850. , . . 45,725,405 8 Voyez les tableaux A et B, Appendice.