‹ L'abolition de l'esclavageChapitre 19 sur 42 · LE TRAVAIL ET ^IMMIGRATION · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL ET ^IMMIGRATION

Le degrevement de I'impot sur les produits coloniaux n'est pasrunique remede necessaire au salut des colonies. On sollicite ardemment une large immigration; on a besoin, dit-on, de nouveaux Iravaiileurs, parce que les anciens ne veulent plus travailler, paree que l'abolition de l'esclavage a ete l'abolition du travail.

Cette question merite l'examen le plus attentif.

On appelle brievement 1' immigration l'enrolement de Iravaiileurs libres ou immigrants dans diverses contrees, leur transport dans les colonies, leur engagement pour quelqucs annees au travail agricole. Cette operation est couleuse et compliquee, mais avant tout elle souleve de nombrcux scrupules.

L'enrolement pcut-il se faire, au point de depart, avec des precautions suffisanles pour que le consentement du conlraclant soit bien constate? En offranl un placement

m ABOLITION DE L'ESCLAVAGE.

a des populations nombreuses, n'encourage-t-il pas les pelits souverains eupides el feroces des contrees qu'elles habitent a des guerres, des captures, des mesures inhumaines , afin de se procurer cette denree avanta- ^euse?

Le transport n'est-il pas difficile a surveiller, difficile a distinguer du transport des traitants, auquel il offre aussi un moyen de plus de se deguiser et de s'accomplir?

Si Ton ouvre sans prudence cette source , les eaux qu'elle laisse echapper seront-elles pures? Les colons, si presses de recevoir des Iravailleurs, n'auront-ils pas bientot a gemir d'avoir introduit sur le sol, au milieu de leur famille, des populations inferieures, ignorantes, paiennes, immorales?

Ainsi, au depart, pendant le transport, apres Farrivee, trois difficultes, Irois perils, trois questions, questions supremes. dont la solution fait d'une meme chose un crime ou un bienfait, une souillure ou un progres, un avenir de vie ou de mort.

La question de Vimmigration touche ainsi par un cote a la question de la traite, qui sera l'objet d'un chapitre separe, et par un autre cote a la question du travail et du bon ordre aux colonies; e'est a ce point de vue seulement que nous Fexaminons ici.

Bonne ou mauvaise, Fimmigration n'est-elle pasdevcnue une necessite depuis F abolition de Fesclavage? N'estclle pas la preuve et la consequence de Fabsolue repugnance manifested par les anciens noirs pour le travail? Yoila ce qui se repete chaque jour et en des termes qui

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scmblent irrefutables, parce qu'en apparerxe rien n'est plusspecieux. Pourquoi a-t-on besoin de bras nombreux? Parce qu'il ne faut plus compter sur les bras anciens.

Une telle affirmation prouve une grande ignorance de l'histoire de nos colonies, ou plutot de toutes les colonies.

I. L'immigration n'est pas une consequence de remancipation, mais de Tesclavage.

De tout temps les colonies se sont plaint de manquer de bras, plainte toute naturelle, tant qu'une parlie de ces riches et vastes lerritoires reste inexploitee. Or on sait que dans nos quatre principales colonies, plus de la moitie du sol reste en friche.

A la Martinique 68,526 hectares sur 98,782,

A la Guadeloupe 87,905 » 165,255,

A la Reunion 1 159,531 » 251,160.

A la Guyane, sur environ 5,400,000 hectares, il n'y a que 5,756 hectares cultives.

Cependant les colonies ont regu des masses enormes de travailleurs, on evalue a plusieurs millions le nombre des Africains apportes aux colonies par deux siecles de traite. On n'estime pas a moins de 100 a 150,000 par an le nombre des Africains vendus annuellement de 1 788 a 1 848 dans les divers pays a osclaves. Quelles villes ont baties ces hommcs? Quelles contrees ont-ils civilisees? Quelles forets, quelles savanes ont-ils defrichees? Ou vivent-ils heureux, instruits, Chretiens, en progres? Mais

1 11 convient de faire remarquer qu'a la Reunion une grande partie des tcrres non cultivees n'est pas cultivable.

au moins quelle descendance, quelles families, quelle population onl-ils formees?

Une moitie de ces etres humains est morte dans le voyage ou dans la premiere annee de travail ; parmi le reste, il est constate que les decos Temportent sur les naissances a cause de la disproportion des deux sexes, et que, tandis que la liberte et la prosperity multiplient les races, l'esclavage les soumet a une continuelle et rapid e decroissance.

On peut ajouter que, par une vieille et deplorable routine, Tagriculteur colonial multiplie inutilement les bras *.

Ainsi la demande des bras dans toutes les colonies a toujours eu trois causes : la disproportion entre le territoire et la population ; la diminution de la classe laborieuse sous le regime de l'esclavage ; le mauvais systeme de culture engendre par l'esclavage.

Avant 1'abolition de la traite, on manquait deja de bras, les traitants n'en introduisant qu'un petit nombre pour maintenir le prix eleve l.

Depuis 1'abolition de la traite, le besom de travailleurs nouveaux a ete naturellement plus sensible, en meme temps que le bien-etre des esclaves augmentait un peu,

1 « Pourquoi laissez-vous la moitie dc vosterres en jaehere? demandait-on a un gereur d'une habitation.

— Ce sont les bras qui nous manquent.

— CTest-a-dire que vous manquez d'une herse, d'une lioue a cheva^d'une charrue a deux versants et d'un peu de force de volonte pour faire adopter par vos esclaves ces instruments, dontla valeur est en Europe de 250 fr. » 11 y avait trois ans que le gereur avait ecrit aux proprietaires cn France pour leur demander une herse. (Hevue colon., 1847, p. 140.)

2 Notices officielles, 1840, p. 158.

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chaque maitre ayant un peu plus d'interet a soigner un instrument difficile a remplacer.

Les colonies de tous les pays n'ont pas cesse un seul jour de chercher le moyen de se procurer, sans recourir a la traite, des travailleurs nouveaux. D'un autre cote, l'exees de la population ou Pexces de la misere pousse les habitants de certaines con trees a fuir un sol ou ils ont recu le malheur avec la naissance ; l'esprit d'aventure, le desir du gain attire au dehors d'autres races. Chaque annee des noirs, pris ou chasses com me des troupeaux, se rendent a la c6te orientale ou occidentale d'Afrique. Les iles Philippines, les Indes hollandaises, la presqu'ile Malaise, Siam, la Cochinchine, voient affluer les Chinois. On les retrouve aux points les plus divers du globe, au Cap, a la Guyane, mais en bien plus grand nombre en Caliiornie ou en Australie. Des masses de travailleurs indiens, connus sous le nom de coulies des montagnes {Hill-Coolies), descendent vers les principales villes de la cote pour s'y procurer de Inoccupation.

II est naturel et sans doute conforme a des lois mysterieuses de la Providence, qu'un courant s'etablisse, quand la distance ne le rend pas trop coiiteux, entre ces races qui cherchent le travail et ces terres qui Pattendent.

Des le 18 janvier 1826, un arrete du gouverneur de Tile Bourbon reglementa Pintroduction des Indiens, et avant 1850 3,012 avaient deja ete introduits1. En 1845, un autre arrete reglemente Pintroduction del ,000 Chinois. Dans Pile Maurice, voisine d« Bourbon , les Indiens

1 Memoire tie M. de Ciiallaye. (Hevue colon., 1844, IU, p. 552. )

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sont importes en 1834 pour la premiere fois; de 1854 a 1839, plus de 25,000 sont amenes par l'industrie privee. L'immigration est interdiie, puis autorisee de nouveau, et 46,000 sont introduils en 1845. L'immigration afrieaine, demandee par les colonies anglaises en 1842, autorisee avec des restrictions en 1845, plus largement en 1847, envoie de nombreux travailleurs a la Guyane, a la Jamaique, a la Trinite. Une loi est proposee par le gouvernement frangais, le 22 avril 1845, pour consacrer 600,000 fr. a ('introduction de travailleurs europeens aux Antilles. L'expose des motifs constate et precise la situation que nous venons d'esrjuisser.

« Les avanlages que quelques-uns des proprietaires de la Guadeloupe et de la Martinique ont deja retires de l'introduclion de travailleurs europeens sur leurs habitations indiquent que c'est la que doivent etre entrepris les premiers essais. Sans exclure du projet la Guyane fran$aise et Tile Bourbon, nous devons reconnaitre que ces deux colonies se trouvent dans des conditions qui exigent imperieusement un autre mode d'assistance immediate. A la Guyane, la population decroit d'une maniere sensible, les bras manquent, des proprietes autrefois exploitees sont abandonnees dans un etat de ruine presque complet... A Bourbon, les naissances ne sont pas non plus en proportion avec les deces, et le mouvement de progres qui se manifeste depuis quclques annees dans les cultures y constate chaque jour l'insuffisance de la population ouvriere. Mais sa position geographique met File Bourbon a portee de se pourvoir des bras qui lui manquent. Deja elle a pris 1'initialive en 1828, en

COLONIES FMNQAISES. 225 se procurant des engages indiens... Plus recemment encore, des reglements ont ete fails pour Introduction d'un millier de Chinois. Ces immigrations peuvent etre etendues. Des instructions ont ete donnees en ce sens... x. »

Ainsi, vingt ans avant Emancipation des esclaves, ''immigration europeenne,africaine, chinoise, indienne, avait ete essayee ousolliciteepar les colonies' de toutes les nations; ce n'est pas 1'emancipation quil'a fait inventer.

II. Est-ilvrai que, depuis cette emancipation, ellesoit devenue absolument indispensable? Est-il vrai que le travail ait presque entierement cesse?

Un des ecrivains les mieux informes et les plus habiles parmi ceux qui s'oceupent des questions coloniales, M. Jules Duval, ecrivait, le ler decembre 1859 *.

« La grande affaire de Immigration commence a s'arranger. A la condition de ne tenir aucun compte des anaens esclaves et de leurs descendants, qui, abandonnes a eux-memes, sans aucune paternelle sollicitude des anciens maitres, retombent a Telat sauvage, la solution semble trouvee. »

Dans un travail plus recent et plus approfondi 3 consacre seulement a 1'ile de la Reunion, le memo ecrivain s'exprime ainsi :

c< Sur soixante mille esclaves environ affranchis en 1848, on n'estime pas a plus d'un quart ceux qui restent attaches a quelque habitation. »

1 Revue coloniale, 1845, p. 436.

2 Journal des Debuts.

s La colonie de la Reunion. Revue des Deux-Mondes, 15 avril 1860, p. 862.

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Cetle opinion resume les assertions les plus repandues. On allegue souvent aussi, comme preuve de la difficulty d'obtenir des anciens esclaves un travail regulier, la necessity de deux lois speciales, les decrets du 15 fevrier etdu 27 mars 1852, sur la police du travail, le vagabondage, Timmigration, suivis de mesures nombreuscs et severes des gouverneurs \

II est fort naturel qu'il ait fallu des mesures minutieuses, severes, pour prevenir Tabus d'un etat tout nouveau; c'est a la meme epoque qu1 une loi etait faite en France pour soumettre les ouvriers a r obligation du livret. On oublie que de tout temps, aux colonies, les gouverneurs avaient du imposer des bornes au vagabondage dans un pays ou la moitie des terres est inoecupee, des regies aux changements de residence et aux permis de sejour sur un sol ou tant de races distinctes debarquent, embarquent et se remuent pele-mele. On oublie aussi que le decret du 15 fevrier 1852 ne fait que donner une definition plus severe du vagabondage 2, mais, que, pour la penalite, il renvoie purement et simplement (art. 18) au Code penal, abrogeant les regies speciales du decret du 27 avril 1848.

4 Reunion: arrctesdes 24 octobre 1748, 25 decembre 1848, 24 maict 15 juin 1849, 7 juillet, 18 septembre 1852; circulaire du 21 septembre 1852. Guadeloupe : arrete en 147 articles du 2 decembre 1857. Martinique : arrets en 88 articles du 10 septembre 1855. On s'accorde a regarder notammcnt ce dernier arrete, dua M. Tamiral deGueydon, comme ayant exerce unc tresutile influence.

2 Art. 16. Les vagabonds ou gens sans aveu sont ceux qui", n'ayant pas de moyens de subsistance et nexercant habituellement ni metier ni profession, ne justifient pas d'un travail babituel par un engagement d'une annee au moins ou par leur livret,

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On oublic enfin que Tune des causes de Teloignemerit des affranehis pour la grande culture a ete precisement la severite des prescriptions imposees pour les ramener, les livrets, les engagements, etc., etc, A la loi qui disait : « Le tramilleur est libre » les reglements ont ajoutc : « Le travail est fore ;. » On conviendra que la nuance etait difficile a saisir ponr des affranehis de fraiche date. Echappes a la eontrainte, ils se sont defies de tout ce qui lui ressemblait.

Mais est-il exact qu'on ne doive plus tenir aucun compte pour le travail des anciens esclaves et leurs descendants, ou bien fju!un quart a peine soit reste aitachi aux habi* *adons?

Si Ton parle des premieres annees, ce resultatest vrai, au rnoins en partie.

Voici un temoignage impartial :

« A l'ile Bourbon, les nouveaux citoyens accomplirent scrupuleusement et sans bouger de leurs glebes respectives un engagement de travail libre qu'on leur avait fait contracter avant de promulguer le decret de liberte... II n'y eut pas de transition entre le travail esclave et le travail libre. Aux Antilles... il y eut meme sur les domaines qui ne furent pas completement desorganises, un mouvement marque de deplacement, d'eparpillement. On eut dit que les noirs se talaient pour se bien convaincre que cetle liberte enfin proclamee n'etait pas une illusion. Ils passaient incessamment d'une habitation a une autre... Cependant, il faut le dire, meme en ces premiers jours d'enivrement, il n'y eut point a proprement parler cessation de travail. On etait, aux An-

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lilies, en pleine recolte, et de fortes quantiles de Cannes a suere, rendues en fabrique, devaient 6tre passees en quelques jours au moulin, sous peine d'entrer en fermentation; cette fraction de la recolte ne fut generalement pas perdue. Presque tous les planteurs parvinrent a faire comprendre a leur atelier qu'il fallait commencer par mettre an moulin, sauf a festoyer ensuite a coeur joie la liberie proclamee *. »

Lesannees 1849 et 1850 furent bien plus calamiteuses qne 1848. Nous avons vu qu'il etait juste d'altribuer la diminution du travail, pendant ces annees, en grande partie aux excitations de la politique, mais il est parfaitement vrai qu'elle fut aussi au nombre des premiers effets de Emancipation.

Cela etait naturel. Quel prisonnier ne s'echappe pas quand onbrise la porte de sa prison? Quel oiseau ne s'envolepasquand onouvre sa cage? Quoi ! on attendait d'un etre ignorant, malheureux, moins intelligent qu'un gamin de Paris, moins vertueux qu'un Regulus, ce qu'aucun de ceux qui parlent ou qui ecrivent sur ces questions n'auraient assurement accepte! On attendait qu'il fit consister sa liberie a reprendre, sous un autre titre purement ideal, le meme outil, a la merae place, sous la meme autorite ; qu'il se contentat de changer de nom sans changer de condition, et re$ut ce bien precieux, objet de tous ses reves, la liberie, sans essayer d'en faire usage !

Non-seulement le contraire etait naturel, mais il etait

1 Lepelletier de Saint-Rcmy, lcs Colonies depuis Calolilion de Cesclavage,y. 8.

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prevu. « La culture ct la preparation des denrees coloniales ont loujours ete un travail laisse exclusivement nux mains des esclaves. Par cela seul ce travail est devenu a leurs yeux le signe meme de Tesclavage. Nul doute qu'un des premiers usages que les noirs feront de leur liberte sera de se derober a ce genre de travail l. » Ceite phrase d'un rapport de M. d'Haussonville, et la prevision qu'elle exprime, on la retrouverait dans lous les rapports consacres pendant quinze ans aux questions coloniales, avant Temancipalion.

Qu'on ne dise done pas que e'est 1'emancipation qui a fait fuir les cultures; e'est l'horreur de Tesclavage, e'est le spectacle de l'oisivete des blancs. Esclavage et travail, paresse etliberte, cesmots etaientsynonymesaux colonies, et les phrases : « Travailler comme un negre, baitu comme un nhjre, paressetix comme un Creole, » sont devenues des proverbes. Si e'est la liberte qui a fait fuir le travail, e'est Tcsclavage qui Ta fait delester.

II y a lieu d'etre surpris, nonpasque les anciens esclaves aient deserle les ateliers, mais qu'ils y soient revenus.

Or, ils y sont revenus en tres-grand nombre; et sans entrer dans le detail des correspondances innombrables engagees a cet egard entre les colonies et le gouvernement, en voici deux preuves incontestables :

A la Martinique, d'apres les notices publiees par le gouvernement en 1 858 !, le nombre des travailleurs em-

1 Moniteur, U mai 1845, p. 1478.

2 On ne sait pas bien qui les notices appellent travailleurs. Sont-ce seulement les ouvriers qui travaillent a la memo habitation d'une maniere con-

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ployes aux cultures est de 48,970. L'indemnite a porte sur 56,556 esclaves, dont un tiers au moins etaient des vieillards, des femmes, des enfants \

Qui done forme le contingent actuel des travailleurs? Les immigrants? II n'enavait ete introduit, a la Martinique, endixans, 1848-1857, que4578. Cesontdoncen grande majorite les anciens esdaves, a moins que ce ne soient les anciens maitres.

A la Guadeloupe 2, le nombre des travailleurs etait de 51 ,660 ; Vindemnite avait ete calculee d'apres 55,416 esclaves. Or il n'avait ete introduit, avantl 856, que 1800 emigrants ; les anciens esclaves et leurs enfants ne sont done pas oisifs.

A la Guyane3, 7,291 travailleurs; rindemnite a ete

tinue, ou aussi ccux qui donnent ici et la leurs journees commc en France? La statistique de ces notices parait inexacte; car elle indique une diminution de 50 pour 100 a la Martinique dans le ncmbre des travailleurs de 1847 a 1856, et de 15 pour 100 seulement a la Guadeloupe. Or la Guadeloupe ;i moins produit que la Martinique. Cela est impossible. Prenonscependantces chiflres tels qu'ils nous sont domies.

En voici le resume :

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