‹ L'Abord Chirurgical De L'Urètre PelvienChapitre 21 sur 25 · ITS OR EE EUR AR PRE · texte numérisé non relu

ITS OR EE EUR AR PRE

a CR

rale du sacrum, recommandée par Callot (1) et suivie par Fenwick (2), elle cause des déiabrements plus que suffsants. La découverte de l’uretère est dangereuse et difficile. Dangereuse : l’anatomie nous apprend qu'il est protégé sur sa face postérieure par les volumineux plexus veineux du fond du pelvis, dont la blessure est à peu près fatale, étant donné l’intrication des mailles du réseau veineux autour de lui. Difficile, car le seul repère est un repère par plan tangentiel. Il faut le chercher dans un plan qui correspond au bord du sacrum. D'autre part, l’uretère est mobile relativement sur le péritoine, dont le décollement aboutit 4 une descente progressive du cul-de-sac sous l’action des masses intestinales, qui ainsi dissimulent l’uretère recherché.

L’expérimentation sur le cadavre montre que de tels reproches, formulés par les divers auteurs qui ont tenté l’abord par cette voie, sont bien fondés. Il n'existe d'’ailleurs qu’un seul cas, rapporté par Reynier dans la thèse de Rousseau (1893) et rappelé par Morestin dans sa thèse en 1894, où la recherche de l’uretère a dû être abandonnée. Le danger en réalité est bien plus considérable que la difficulté : l'existence des gros plexus veineux, sur lesquels a insisté Farabeuf, rend à peu près illusoire toute chance de pouvoir travailler sur l’uretère.

2°) La voie rectale de même n’a qu'un intérêt historique : le croisement de l’uretère est haut, accessible à bout de doigt (à 8 au 10 centimètres de l'anus, d’après Legueu). Employée une fois par Cecci avec une mort

(4) Gallot Boston Medical and surgical journal 1890. (2) Fenwick ann. des mal. des org. gén. urin. 1894 p. 654.

Voie Périnéale

Page 1