TOME
Pas d’autres malformation du squelette.
M. Mouchet extime que l'enfant arrivera à marcher comme elle pourra. C’est seulement dans quelques années qu'on devra songer à un appareillage.
L'enfant est observée régulièrement tous les six mois environ. On assiste ainsi à la croissance progressive du segment fémoral qui grossit et acquiert de la longueur. Mais la différence reste la même entre la cuisse saine et la cuisse malformée.
Dès le 17° mois, la fillette très remuante, qui jusque là se roulait à terre, commence à marcher. Le genou droit fortement fléchi, la jambe en rotation externe, l'enfant marche les jambes écartées en fléchissant la hanche et le genou du côté sain.
La cuisse malformée reste en forte abduction et on se rend compte que la diaphyse fémorale prend point d’appui par son extrémité supérieure sur la tubérosité de l’ischion juste au-dessous du cotyle.
L’adiposité générale du corps a tendance à diminuer
Le 15 octobre 1926, on constate que l’enfant, maintenant âgée de 3 ans et demi marche avec une grande agilité, mais avec cette attitude si défectueuse, en crapaud; elle ne fait presque jamais de chutes, elle danse, elle ne peut rester longtemps sans bouger.
Les radiographies successives faites avant cette date et depuis ce moment jusqu’à cette année 1927 ne montrent pas d’apparition d’os dans les 3/4 supérieurs du segment fémoral. La dernière radiographie de janvier 1927 montre une ébauche diaphysaire qui n’a cessé de progresser mais qui est loin encore d’approcher d’une diaphyse normale.
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