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PATHOGENIE
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Depuis quelque temps on a bien élucidé le côté pathogénique des malformations congénitales, et si celles-ci sont encore entourées d’un certain mystère, on doit dire cependant que les recherches sont entrées dans une phase vraiment scientifique. Pour arriver à ce résultat, il a fallu sortir de la seule observation du malade, ou pour répéter une phrase de Duclaux : « regarder la science par les fenêtres de la médecine » ; 1l a failu en un mot avoir recours à l'observation des phénomènes de la génération chez les animaux.
Nous rappelons que, même avant les recherches de Geoffroy Saint Hilaire et de Dareste, une infinité de causes pathogéniques avaient eu tour à tour leur période de vogue.
Ainsi Cleemans, de Philadelphie, en 1898, pour expliquer une absence congénitale bilatérale du fémur, semble faire cas d’une émotion ressentie par la mère pendant sa grossesse.
L’alcoolisme à pu être invoqué, mais ce vice si répandu produirait là une lésion bien exceptionnelle.
La syphilis a été mise en cause mais les sujets, atteints de la malformation qui nous occupe, n’ont pas plus que les autres des stigmates d’hérédo-syphilis.
Le traumatisme intra-utérin a joué pendant longtemps un rôle important. On croyait que la plupart des malfor-