‹ L'absence congénitale du fémurChapitre 34 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° L'absence congénitale totale et définitive du fémur est une exception. L'absence partielle, quoique non fréquente, n'est pas excessivement rare.

2° L'évolution de cette malformation permet, dans l'immense majorité des cas d'absence totale, de constater l’apparition de points d’ossification. On peut donc parler d’absence congénitale totale et transitoire, aboutissant avec le temps à une absence partielle.

3° Cette phocomélie proximale rentre, suivant la classification de Potel, dans le cadre des dystrophies osseuses localisées avec absence du segment rhizomélique du mem-

bre.

4° La coxa vara congénitale doit être considérée comme le degré le plus atténué d'absence congénitale du fémur.

5° Les théories pathogéniques de Dareste et de Geoffroy Saint-Hilaire ne sont plus acceptables. Cette malformation a, en effet, une origine embryonnaire: c’est dans l’embryon lui-même et non dans ses annexes qu’il faut chercher la cause du mal.

6° La Radiographie est indispensable pour préciser le degré de la malformation. Il faut faire des radiographies en séries, à divers moments de la vie du sujet pour suivre

Page 1