HISTORIQUE
L'historique fera comprendre toute la difficulté de défmir avec présision l'affection que nous allons décrire.
Dans une première période les observations sont dépourvues, et pour cause, de tout contrôle radiographique. C’est alors un diagnostic clinique d’absence fémorale que l'on pose. En revanche, dans la deuxième période les observations sont pourvues de ce contrôle de diagnostic. On n'ose plus affirmer une absence de fémur sans avoir fait, au préalable, une vérification radiographique.
Cette opposition est d’une importance capitale.
En effet les premières observations radiographiques ont montré que la plupart, sinon toutes les observations anciennes et strictement cliniques d’absence totale du fémur ne devaient être que des absences partielles. C'était là un diagnostic retrospectif, mais quasi certain, puisque à dater du moment où l'examen systématique aux rayons a été pratiqué on ne constatait plus que des absences par tielles.
Il apparaissait donc que l'absence totale du fémur n'existait pas ; la cause semblait entendue. Mais on ne remarquait pas que les cas radiographiés « absence partielle » étaient des enfants âgés déjà de plusieurs mois et même de plusieurs années.