‹ L'absence congénitale du fémurChapitre 6 sur 35 · PAT EE · texte numérisé non relu

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Peu de temps après, brusquement, quelques auteurs, radiographie en main, apportent des faits indiscutables d'absence totale. Mais on ne remarquait pas que ceux-ci concernaient des nouveaux-nés. Aussi la question qui semblait résolue redevient à nouveau confuse.

C'est seulement de 1909 à 1911 que l’explication réelle est trouvée grâce à de patientes recherches. En effet pour l'étude de cette affection on applique désormais une nouvelle discipline radiologique ; c’est la méthode des radiographies en séries, ou pour mieux dire, les clichés successifs à intervalles de temps plus où moins longs, de la vie du sujet. L'absence fémorale apparaît alors sous son aspect véritable d’affection évolutive ; ce n’est plus la malformation fixée et « statique » d’autrefois, mais bien une malformation « dynamige ». La comparaison des clichés répétés à plusieurs mois d'intervalle est particulièrement significative à cet égard.

Et dès lors, les notions essentielles de cette malformation se dégagent de la façon suivante :

1° L'absence congénitale totale et définitive du fémur est une lésion véritablement exceptionnelle ;

2° Tous les intermédiaires existent entre cette absence totale, lésion rarissime, et le fémur bien constitué du type normal :

3° Les cas radiographiquement publiés d'absence totale n'ont pas été suivis assez longtemps et ont été abandonnés à un moment où le processus d’ossification n'avait pas encore donné des signes visibles à la radiographie.

Nous allons retracer rapidement l'historique en la shématisant en trois périodes.

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