Période Radiographique initiale
En 1899, à Innsbrück, Lotheissen présente pour la première fois avec image radiographique une absence bilatérale partielle du fémur avec persistance d’un rudiment supérieur de l'os, chez un enfant de 7 mois. A ce propos il fait un travail d'ensemble de la question ; il analyse les 23 observations antérieures à lui et cataloguées « absence totale », les rejette comme telles, et affirme que la plupart n'étaient que des absences partielles.
A peu près dans la même période une série de travaux aboutit aux mêmes interprétations : Gourdon (Bordeaux 1900), Reiner (Vienne 1901), Sievers (Leipzig 1904).
En 1904, la question s’élargit avec Reiner et Drehmann ; ces auteurs établissent les liens intimes qui unissent la coxa vara congénitale avec l’absence congénitale du fémur : ils envisagent la coxa vera congénitale comme la
Re #7 à Leo
première étape d'une malformation qui, à un stade de plus, réalise l’absence partielle du fémur, et peut à son maximum réaliser la très exceptionnelle aplasie totale de cet os.
En 1909, Purckhauer apporte la 83° observation d’absence congénitale du fémur. Il répète que les cas étiquetés absence totale sont des erreurs d'interprétation rapidement rectifiées par la radiographie.