‹ L'absence congénitale du fémurChapitre 9 sur 35 · Période Radiographique actuelle · texte numérisé non relu

Période Radiographique actuelle

En 1911, Cassel suit pendant une longue période de temps quatre cas nouveaux avec contrôles radiographiques répétés. Il prouve que l'absence totale et définitive du fémur est l’exception, que l’absence partielle est la règle. Mais entre les deux variétés il jette un pont d'union. L'absence totale, dit-il, peut réaliser le stade initial, mais elle n’est en général qu’une étape dans l’évolution de cette malformation.

En 1912, Prudhomme, dans sa thèse de Paris, confirme les idées de Cassel, Il publie deux cas dont le rapprochement est éloquent. Le premier est un enfant de 10 mois dont la radiographie révèle une absence partiélle du fémur droit ; il n'existe qu’une ébauche diaphysaire e: que le point épiphysaire inférieur de ce fémur. Le second est un cliché d’un nourrisson de quelques jours qui présente une absence totale du fémur droit sans aucun point osseux visible. En 1924, Chrysañs préfère le mot d’hypoplasie à celui d'absence congénitale du fémur, car pour lui l’absence totale et définitive n’existe pas.

En 1924, Albert Mouchet et Roederer présentent à la

PA Eat

Société de péoliatrie de Paris me malformation du membre inférieur droit caractérisée par :

a) Fémur petit, courbé, paraissant amputé à la région articulaire ; À

b) Tibia luxé sur le fémur jusqu’au tiers moyen de cet o$ ;

c} Absence congénitale du péroné et de sa lignée tarsométatarsienne.

D'autres observations encore ont été publiées récemment par Ollerenshaw, Marian, Buonsanti, Jansen et Timmer.

Jaubert de Beaujeu et Delamare, en 1926, relatent un cas d'absence du fémur droit. Dans ce cas, tandis que les autres os du même membre avaient une dimension normale, : le fémur était représenté par un petit noyau osseux, de forme ovalaire, long de 2 centimètres, large de un, placé au-dessus de l’épiphyse tibiale supérieure et en face de la cavité cotyloïde.

4, Conception actuelle de l'absence congénitale du fémur.

En quelques mots nous pouvons maintenant résumer les notions capitales :

1° L'absence totale du fémur et définitive, existe indubitablement, mais elle est d’une extrême rareté comparée à l'absence partielle ;

2° L'absence totale du fémur quand on l’observe ne se voit pour ainsi dire qu’à la naissance. En effet dans la majorité de ces cas d’absence totale à la naissance, l’évolution du sujet permet de constater ultérieurement l'apparition de points d’ossification. C’est donc bien une absence totale, mais fransiloire, puisqu'il y a d’abord simple retard d'apparition des points d’ossification ; par la suite il y aura insuffisance de développement de ces mêmes points car

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