SCENE XVII
Les Mêmes , BAHDOU.
BARDOU , .e re^o^^r,^«„, clu côté de In v Eii bien ! eh bien ' a '°''^'''^'
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scKm XVIII.
Les Mêmes, BIGOBERT.
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J'ai r., RiGOUERT.
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vant la boutique de Valenlin. . . j'ai couru. . • à peine si je retrouvais le chemin . . Ah ! comme tout est changé !
Air des Joueurs.
C'est changé , changé , changé ; Eu tous lieux , quelle différence !
Tout est changé , Dérangé .' Dix ans d'absence Ont tout changé.
Je marchais , un nouveau visage Venait s'offrir à chaque pas ; Partout des habits , un langage Que, de mon temps, on n avait pas.
Des gens dont le costume Naguère était français , Ont changé de coutume , Et sont mis en Anglais.
C'est changé, etc.
J'ai revu madame Dervière Avec un cavalier nouveau ; Son mari, qui marchait derrière.
A toujours le même chapeau.
Ceux qui , dans l'indigence ,
Languissaient au grenier,
Sont , pendant mon absence ,
Descendus au premier.
C'est changé, etc.
Le vieil orgue de Barbarie , Qui jouait les airs de Grétry, Ecorche les airs de la Pie , Et du Barbier de Rossini.
On dansait la gavotte,
On prend du punch, du thé ,
Ou jouait la bouillotte ,
On joue à l'écarté.
C'est changé, etc.
J'ai rencontré cet homme en place , Qui, jadis, était arrogant j Il doit être dans la disgrâce , Car il est poli maintenant.
Il est dans la misère.
Misérable autrefois ,
Son ancien secrétaire Occupe ses emplois.
C'est changé, changé, etc.
(3o) LE VOYAGEUR,
Vous avez vu bien des choses , mais vous n'avez pa» tout vu . . . L'ami Baidou qui était sur le point d'épouser madame Gervaut.
RIGOBERT
Quoi! tu as des prétentions à la main de madame! Je serais désolé de mettre obstacle au bonheur de mon ami, . . Je le cède mes droits. . . je m'immole.
B\RDOU.
Ah! Rigoberl!
RIGOBERT
Possède , mon ami , possède ; mais rends-moi mon argent.
BARDOU
Votre argent, votre argent ! rien ne me prouve que vous soyez Rigobert.
M"*" GERVAUT.
Hélas ! c'est bien lui.
M""' VALENTIN
Ce n'est que trop lui.
THERESE
Comment douter que ce soit lui.
LE VOYAGEUR , froidement à Bardou.
Moi i je crois que c'est lui.
BARDOU , furieux.
Vous croyez... vous croyez... Je vous trouve plaisant avec votre sang-froid , de vous mêler d'une aflaire. . . d'une ailaire Ibrt désagréable. . . car, enfin , si mon ami Rigobert ne revient que pour m'enlever ma femme et me demander mon argent. ..
LE VOYAGEUR
Je crois que c'est lui.
RIGOBER'J.
Je crois que' c'est moi.