‹ L'absenceChapitre 18 sur 24 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Air : le bon Vieux Temps (de Blangini).

LEFORT

Aimez-vous donc ! ce besoin de notre âme ,

Ce doux besoin , on 1 éprouve eu naissant ;

Dans tous les temps , c'est lui qui nous enflamme ;

Il nous soutient encor en vieillissant.

3Nou , de nos cœurs il n'est jamais absent.

Mad. GERVAUT.

J'eus trois maris ! . . . Leur image cbërie ]Ne m'a jamais quittée un seul instant. Quand chacun d'eux abandonnait la vie , Je lui donnais soudain un remplaçant ; Et je croyais revoir encor l'absent.

RIGOBERT

Du gl-and auteur, du fameux Romantique, Quand, tour-à-tour, je lis les trois romans ; De ces romans jamais je ne critique L'cspiit, le goût, la raison, le bon sens : Il ue faut pas mal parler des absens.

Mad. VALEXTIN.

Quand, parbasard, sa innîfrcssc est cruelle , Il faut toujours qu'un amant soit présent ; Quand , par Jiasard , sa fcunnc est jeune et belle ; Pour obtenir la place qu'il attend , 11 faut, par fois, qu'un mari soit absent.

VAI.ENTIN.

Il m'en souvient! quand j'ëpousai Madame,

Je j)Ossédais un ténor ra\issant;

Mais, aujourd'hui, pour chauler une gamme,

Je fais , iH'las , un efïbrt im])iiissanl ;

Je huis sans voix; mon tenor est ahscut.

, LEFORT

La Tour-d'Auvergne. ... a ce nom ve'ne'rable, Nos grenadiers répondaient tous : Présent ' Il n'était plus , ce guerrier redoutable , Il n'était plus , hélas ! au régiment. . . . Mais de leurs cœurs il n'était pas absent.

THÉRÈSE, au public.

Si ce tableau, Messieurs, a su vous plaire ; Que vos bravos, ici, toujours présens.

Viennent s'unir aux bravos du parterre , Et soulager les amis comp^aisans.

Qui, par état, ne sont jamais absens.

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