SCENE YII
' LE VOYAGEUR, seul.
Quel tableau pour un reutier philosophe ! comme nous voyons tous, selon nos passions !... Que de réflexions à faire! Mais je n'en ai p;is le temps. Ce jeune homme est bien étourdi, bien léger ^ mais il est confiant, c'est ritidice d'un bon cœur... ce sont ceux qui ont fait les plus grandes folies qui souvent deviennent les plus sages. Je m^intéresse à lui ; je l'aiderai de mes conseils. . . n'est-ce pas là notre devoir , à nous autres barbons.
Air : de la Somnambule.
Aux jeunes gens , oui , toujours la vieillesse De ses conseils doit accorder l'appui ; Il ne faut pas los condamner sans cesse; Nous avons fait ce qu'ils font aujouixl'hui. Sur nos vieux jours , loin d'être inexorables , Par la douceur, il faut les ramener ; Ils oui eucor le droit d'être coupables, Et nous avons celui de pardonner.