‹ L'absolution avant la bataille [microforme]Chapitre 4 sur 5 · D TN · texte numérisé non relu

D TN

n . î ) Eblouissent encor nos ardentes prunelles. | P

Tes batailles d’hier ont déployé leurs ailes, M Et toutes, accourant au son de leurs tambours, | L Soufflent dans nos clairons l'esprit des anciens jours. À M O mon pays, tu sais allier au courage Ta foi, ce don divin, ce splendide héritage Que trois cents ans vaincus, mais de gloire remplis, Nous ont transmis intègre et si pur dans leurs plis. 4 Et quand revient encor la lugubre mêlée, E Quand sous les cieux, la mort, livide, échevelée, E Voltigeant au dessus des sombres bataillons, E Dans leurs rangs épaissis trace d’affreux sillons, E Tu sais, Ô mon pays devant qui l'on s'incline : À Devant le Dieu de Jeanne et le Dieu de Bouvine, Devant Celui qui fixe et règle les combats, Tu sais te prosterner le jour où tu te bats. | di | < | Le prêtre alors leva sa main de pardon pleine : F:

Ego vos absolvo, dit-il. |

Et de la plaine

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Pendant qu’il prononçait ces paroles qui font, Mystère auguste et saint, tomber du ciel profond L La clémence divine en céleste rosée,

Monta comme un encens vers la voûte irisée,

On eut dit qu'une haleine ineffable passait.

Et les grands bois perdus où le jour se berçait, Et le flot déferlant sur le sable, et la feuille,

Et tout ce qui fleurit, chante, vole ou s’effeuille,

Et les monts et la brise et la plaine et les cieux

Saluèrent cette aube étrangère pour eux.

Et, comme une mystique et légère bruine,

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