‹ L'Abus du Forceps: Dans les Expulsions dites LentesChapitre 14 sur 37 · MD · texte numérisé non relu

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1. Les 1000 observations relevées sont prises dans les regis— tres 1903 (3 derniers mois) et 1904 (4 premiers mois).

2. Dans le tableau V, les cas sont marqués d’après les numéros d'observations.

Nous trouvons donc dans ce tableau 6r cas où l'expulsion a duré plus de deux heures, ce qui donne 16,30 o/o d'expulsion dite lente. En aucun de ces Gr cas le forceps n’a été appliqué et il est facile de voir,d’après la lecture des observations ci-après, qu'il n'y a eu à cela aucun inconvénient. Il n’y a eu en effet aucun cas de mort à la suite.

Il y a eu douze fois sur ces 6r cas des lésions vulvaires ou vulvo-périnéales mais jamais assez étendues pour nécessiter plus de trois points. Nous ne croyons d’ailleurs pas que la longue durée ‘de l’expulsion puisse en être la cause, car nous avons relevé dans nos 959 autres observations, 62 cas où des points de suture ont dû être pratiqués ce qui bien que donnant un pourcentage un peu plus faible, prouve néanmoins qu'il n’y a pas de rapport entre la durée d'expulsion et la lésion vulvo-périnéale. Nous avons d’ailleurs 21 cas où un ou deux points de suture ont été faits et dans lesquels il s’agit d’expulsions ayant duré cinq ou dix minutes.

Nous trouvons en outre chez ces 1000 femmes, outre des applications de forceps pour des cas de bassins rétrécis, deux cas d'application chez des femmes ayant le bassin normal, l’un d’eux étant relaté dans l'observation VI. Comme dans les cas étudiés au chapitre précédent il n’y eût rien de fâcheux dans les suites. On en peut donc conclure une fois de plus qu'il est toujours temps d’appliquer le forceps à moins d'indications spéciales qui précipitent linter-

vention.

Dans notre statistique personnelle nous ne retrouvons donc que deux cas où l'application ait été rendue indispensable. Dans un cas il s'agissait d’absence de progression ; dans l’autre d’une atonie utérine à peu près complète et de contractions insuffisantes et de plus en plus espacées malgré une attente de 5 heures (1).

Il n’en est pas moins vrai que dans 61 autres cas, on n’a pas eu recours à l'intervention et que les prévisions faites au sujet d’une bonne expulsion naturelle se sont trouvées réalisées.

Nous pourrions citer à l'appui un certain nombre de cas en présence desquels plusieurs praticiens ont été mis, et dans lesquels, ne trouvant aucune indication formelle d'intervention, ils ont su attendre un certain nombre d'heures (3 h. 20 dans un cas, 3 h. 50 et 4 h. 25 dans d’autres) et dans lesquels chaque fois, l'expulsion s’est faite naturellement et sans le moindre inconvénient.

Nous ne relatons qu’une de ces observations (celle qui porte le n° 15), la seule que nous ayons pu nous procurer détaillée.

1. Nous n'avons pas mis dans ce tableau deux cas où le forceps a été appliqué après une attente de 7 heures dans un cas et de 5 h. 15 dans l’autre.

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