TETE
de la symphyse pubienne, quelques fractures du bassin et deux cas de rupture complète des pièces sacro-coccygiennes ont été signalés.
Du côté de l’enfant, on remarque peut-être encore un plus grand nombre de lésions ou troubles possibles. Il s’agit parfois d’épanchements sanguins à la surface du cerveau, de déchirures des fontanelles.
On a noté l’énucléation des yeux hors des orbites, des plaies tégumentaires et du cuir chevelu sont très fréquentes (1).
Des blessures de la tête avec ecchymose ont été également signalées un grand nombre de fois, des plaies suivies de cicatrices, quelques cas rares de décollement de l’oreille.
On a discuté quelques cas de céphalématome qui pour certains auteurs auraient été dus à une maladroite application de forceps (2).
D’autres fois, il s’est agi d’enfoncement des os du crâne avec ou sans fracture, l’enfoncement sans fracture ayant pu aller jusqu’à quatre et cinq lignes d’après Baudelocque, six à sept d’après Velpeau, ces enfoncements ayant entraîné dans deux cas un décollement étendu de la dure-mère, dans d’autres une déformation persistante de la voûte crânienne.
Dans les cas où il y a eu fractures concomitantes,
I. Tarnier. Nouveau dictionnaire de médecine et chirurqe pratique (1872, art. forceps).
2. Zancarol. Des accidents du seigle ergoté et des applications de forceps pendant l'accouchement (1864).
A, jen
elles ont siégé par ordre de fréquence sur le pariétal, le temporal et l’occipital (x).
On a également observé chez des fœtus ayant été extraits artificiellement au moyen du forceps et avec des degrés de fréquence variables, des lésions ecchymotiques des paupières, des fractures de la mâchoire inférieure et des torsions du cou plus ou moins accentuces.
Quant aux compressions du cordon, ainsi que les paralysies de la VIT paire, ou celles du plexus brachial, nous ne saurions y insister, car elles sont connues de tous et ont été étudiées par un grand nombre d’auteurs.
On le voitdonc parce qui précède, le forceps n’est pas l'instrument inoffensif par excellence, et sans vouloir noireir à plaisir l’idée qu’on peut se faire de lui en insistant par trop sur une longue série d’accidents possibles, nous sommes bien obligé de reconnaître que l’hésitation relative à son emploi doit être la règle dans les cas douteux.
Au surplus, nous avons cru qu'il pouvait être intéressant de constater (tableau VI) l'augmentation du nombre des applications de forceps faite en 30 ans depuis le milieu du siècle. Ce tableau emprunté à Darras (2) s'arrête en 1877 et donne à cette époque
‘une proportion de r application sur 52,2 accouche-
1. Zancarol. Des accidents du seigle ergoté et des applications
de forceps pendant l'accouchement (1864).