AU LECTEUR
Il y a quatre ans, j'écrivais en tête du premier volume de ce travail, que je ne voulais pas composer une monographie complète et détaillée de l'Académie d'Arles. Telle n'était point, en effet, mon intention ; mais des loisirs, sur lesquels je ne comptais pas alors, m'ont permis d'étendre mes recherches. Je me suis piqué au jeu : au lieu d'une courte étude, j'en suis arrivé à rédiger trois volumes, et il me reste encore bien des documents dont je n'ai pas fait usage. S'il m'était permis de me juger moi-même, je dirais mon regret de n'avoir pas donné aux premiers chapitres, consacrés aux origines de l'Académie, une étendue suffisante. Peut-être, le lecteur fera-t-il la remarque que les développements, dans mon travail, suivent une progression ascendante avec chaque volume. Je l'ai constaté moi-même, mais on ne peut demander à un chercheur de sacrifier le résultat de ses recherches. En somme, mes trois volumes ne comprennent guère qu'un intervalle de 60 années: mais les figures qui passent dans ce tableau sont nombreuses; les détails glanés de tous côtés abondent, et j'avoue avoir été surpris moimême d'avoir pu écrire tant de pages sur ce sujet.
La fille aînée de l'Académie française, l'Académie d'Arles, est si oubliée aujourd'hui que cette exhumation sera une révélation pour les lecteurs.
La bibliothèque et les archives d'Arles ; la merveilleuse bibliothèque d'Aix ; celle de Carpentras ; le cabinet de M. PaulArbaud d'Aix; les diverses bibliothèques de Paris, du Havre, de Reims, de Marseille, m'ont fourni des documents en grand nombre. J'ai cité, en
note, mes références avec la plus grande exactitude ; aussi je ne juge pas nécessaire de dresser la liste, fort longue, des ouvrages consultés.
Les Histoires générales de Provence (Papon, Pithon, Bouche, Fabre) ; les monographies arlésiennes (La Lauzière, Séguin, Du Port, Terrin, Jacquemin, Clair); la collection du Mw^ee d'Arles, ce trésor de documents accumulés par la science patiente de M. Emile Fassin ; enfin les œuvres des académiciens, ont été mises largement à profit. J'ai trouvé dans le Mercure galant une foule de détails, he Registre de l'Académie — 1666- 1684 — conservé aux Archives d'Arles, m'a servi de guide, pour ainsi dire officiel. U Abrégé historique de V Académie royale d'Arles (i), mss. 1060 de la Bibl. d'Aix, œuvre de Pierre Yéran; Iq Sommaire des délibérations prises dans le Registre de l'Académie d^ Arles, par Pierre Véran (i petit vol. in-fol. aux Archives d'Arles) ; le manuscrit du P.Bougerel, intitulé: VAcadémie royale d'Arles (2), ont complété sur bien des points les données du Registre. Enfin, pour la partie purement bibliographique, la Notice des livres et
' (1) Abrégé historique de l'Acadétnie royale d'Arles, 210 p. suivi de l'Abrégé historique et chronologique des hommes d'Arles qui se sont fait un nom par le génie, les vertus et leurs talents, depuis le commencement de la fondation de la ville jusqu'à ce jour, 82 p., suivi des noms des académiciens par ordre de réception, et de la liste des derniers académiciens sans connaissance de leurs réceptions, 7 p. num. 211-217, in-4». De l'écriture de Pierre Véran. Sur la garde, signature de l'abbé Mercier. Acheté de M. Sardat, ce 3 juin i85i, 5 fr. M. Arbaud en possède un exemplaire à peu près identique, dont j'ai eu communication.
(2) V Académie royale d'Arles comprend deux cahiers in-fol. formant en tout 32 pages (une blanche), de l'écriture du P. Bougerel, avec de nombreuses ratures, Il y a des notices sur 59 acadé-