‹ L'académie d'Arles au 17è siècle d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 22 sur 35 · Salomon, tragédie, Paris, 1681, in · texte numérisé non relu

Salomon, tragédie, Paris, 1681, in

6. — Hercule j tragédie, Paris, 1682, in-12. (1681, selon Rebouly n° 1095).

7. — Discours de réception à l'Académie française^ 11 août 1704, dans le Recueil de cette Académie, où l'on trouve encore : I» une épitre en versa M. de Sacy, sur l'amitié, 1705 ; 2° Epitre à M. le prince de Conti sur l'espérance, 1707, en vers; 3° Ode sur la constance ou fermeté de courage à M. le duc, 1708 ; Epitre sur le bonheur, en vers, 171 3 ; 5° Ode sur la valeur, à M. de Luxembourg, I7i4; 6° les Sciences, ode à l'abbé Bignon, 1714 ; 7» \2i Prudence, ode, I7i4 ; 8° Ode contre les Stoïciens, 1715. Selon Titon du Tillet, Parnasse françois, p. 66g, l'abbé Abeille aurait collaboré aux traductions de Ferrier. Il s'agit sans doute de la traduction de Justin. Abeille o. îdàl imprimer plusieurs de ses pièces, sous le nom de Jean-François Jouvenot dit La Tuillerie, acteur et auteur dramatique (Reboul, n" logb). L'Epître sur l'Espérance adressée au prince de Conti, fut lue à la séance de l'Académie française, le 25 août 1707. « Cette épître qui était en vers et qui fut fort applaudie, finit agréablement la séance. » Mercure galant, sept. 1707, p. 287. V. Bibl. de Reims B. L. Recueil i8i3-20, une ode de M. Abeille au Dauphin, s. 1. n. d. Le Registre de l'Académie mentionne de lui un sonnet à l'honneur du roi, avec une inscription pour le Louvre, 16 avril 1668, fol. 52 bis verso ; une pièce de vers latins intitulée Sol et Rance, à l'honneur du Roi, 28 mars 1672, Reg. fol. 106 verso, traduite en vers libres par yi. Bouvet^ Ibid. fol. 107; une lettre à l'Académie accompagnant Penvoi d'un sonnet sur la mort de Turenne cité Reg. fol. i4o verso, composé en sept. 1675, lu le 16 janvier 1676. V. cidessus t. I p. 232-236 et i55.

P. Albert Daugières

i.—Genethliacon Delphini, in-4'', 12 p., 1661. Ed. de 1678, p. i-i4; de 1694, p. 1-10} de 1708, p. i-i4. Indiqué dans la Bibl. des Ecrivains de la Compagnie de Jésus.

1. — Amphitheatrum Nemausense Sylva, ad illustrissimum et reverendissimum D.D. Antimum Cohon, Episcopum Nemausensem (vignette avec les armes de Cohon). Nemausi, apud Joannem Fiasses typographum et Bibliopolam. MDCLXVII. In-8° de lo p. chif., plus une page n. chif. pour titre ; car. it., notes à la marge. Bibl. de Carpentras, Mélanges vol. 364. 266 vers hex. signés à la fin : Albertus Daugieres Soc. Jesu. Ed. de 1678, p. 54-68; de 1694, p. 217-226 ; de I 708, p. 58-70.

3. — Prosopopœia Dolœ captce, ann. 1668, in-4°. Reproduit dans l'Ed. de 1678^ p. 8i-83, et non dans les autres. Indiqué dans la Bibl. des Ecrivains de la Compagnie de Jésus.

4. — Ludovico magno Batavoruro Victori, Epinicium, 4 p. in-4'', car. it. s. 1. n. d. avec vignette en tête. 100 vers hex., signés : Albertus DaugiereSy Societ. Jesu. Bibl. de Reims, Recueil i422, t. II, pièce i4 ; Bibl. de Carpentras, Mélanges vol. 364. Ed. de 1678, p. 1 5-20 ; de 1694, p, 10-14 ; de 1708, p. i4-i8 avec ce titre : Ludovico magno, post expugnatas intra mensem très Batavorum provincias, anno 1672.

5. — Ludovico magno post expugnatum Trajectum ad Mosam Epinicium. 7 p. in-4° numérotées, car. it.; au bas de la septième : Albertus D<^Mgfere5, Soctetalis Jesu. Parisiis, ex Typographia viduae Joannis Henault et Francisci Henault filiî, Typographi ac Bibliopolae, via Jacobaea,' sub signo Angeli custodis MDCLXXIIl, cum permissione. 99 vers hex. Bibl. de Reims, Recueil X 12-1422, t. II, éd. de 1678, p. 21-30; de 1694, p. 14-19; de 1708, p. 19-28, 95 vers hex.

6. — VEpinicium sur la prise de Maestricht fut imprimé en feuille volante, avec la traduction de Ferrier et du P. Vinay, mais nous n'avons pu la rencontrer nulle part. Le Registre de l'Académie en fait mention expresse, folio 112 verso et 118 verso. V. ci dessus t. I. p. 263. La Bibl. des Ecrivains de la Comp. de Jésus ne l'indique point. Beaucoup de pièces du P. Daugieres parurent en feuilles volantes. V. la préface de l'Ed. de 1678; nous citons seulement celles dont nous avons trouvé trace.

7. — Post expeditionem germanicam (féliciter gestam a Turenio

XXXIÎ anno 1674, et sub initium anni lôyS) Epinicium, î^o vers hex. signés: Albertus Daugieres, E. Societ. Jesu, 6 p. in-4° s. 1. n. d. Bibl. de Lyon, Recueil, 2o383, t. 9. Ed. de 1678, p. 3i-38; de 1694, p. 20-24; de 1708, p 28-34.

8. — Obeliscus Arelatensis Régi consecratits, carmen. 6 p. in-4'' s. 1. n. d. (1676), i43 V. hex. signé : A.D.S.J. Bibl d'Aix, Recueil C. 3295 (Discours prononcés à Arles) et Recueil rass. 545, Antiquités d'Arles. Ed. de 1678, p. 69-77 ; de 1694, p. 3o-35 ; de 1708, p. 4349. Dubreuil, I, 253. V. Registre de l'Académie, 24 avril 1676, fol. i46 verso, où il est dit que M. Bouvet se charge d'en faire une traduction française, que nous n'avons plus.

g, Vesperœ Siculœ Vindicatœ, Caimen, 162 vers hex. signé : Albertus Daugieres e Societ. Jesu., 7 p. in-4° s. 1. n. d. avec un bois en tête. Bibl. de Lyon, Recueil 2o383, t. 10. Ed. de 1678, p. 38-48; de 1694, p. 25-3o; de 1708, p. 35-43. Cfr. Relation du combat naval de Messine contre les Espagnols, 11 fevr. i6y5f in-4°, Lyon, Jacques Canier, rue Confort.

10. — Alberti Daugieres e Societate Jesu Carminum libri quatuor, cum duabus prolusionibus Academicis. Lugduni Sumptibus F. F. Anissoniorum et Joannis Posuel, MDCLXXVIII, cum facultatibus superiorum. Un vol. in- 12, 228 p. chif., plus 28 pages n. ch.

pour titre, dédicace et pièces lira. L'approbation du P. Louis de Camarety provincial de Lyon, est datée de Marseille le 22 février 1678. Cet ouvrage est dédié à Mgr Ferdinand de Furstenberg (i626-i683).Bibl. Nat. Y+, 2i64. Bibl. de l'Arsenal B. L. 3467 bis.

11. — Post dono missum aureum nummum a celsissimo principe Fernando Episcopo Paderbornensi coadjutore Monasteriensi S. R. I. principe, comité Pyrmontano, libero Barone de Furstenberg, ad Anton ium Verjusium e Societate Jesu Carmen Lugduni, excudebat Rolinus Glaize Typographus, MDCLXXVIII, Calend. sept, plus 6 p. dont une blanche. 2 p. pour titre. Signé A. D. S. J. 107 vers hex., caractères italiques. Bibl. d'Aix, Recueil 27148, t. 3. (Provenant de la Bibl. du collège des Jésuites d'Avignon et formé en 1693). Ex fundatione R. P. Joachimi Faucher Bolennensis, Societ. Jesu, ab anno 1644 (t. III, H t. IV. n» 24). La même pièce se

trouve dans le Rec. 28372, prov. des Jésuites d'Arles. Elle est intacte, tandis que la précédente est rognée court, ce qui a fait disparaître la date. Cette pièce postérieure à la i'* édition de 1678 dont cette médaille fut la récompense se trouve Ed. de 1708, p. 71-76; dans celle de i694, elle est p. 40-44.

12. — Discessus Cabilone, Sylva 107 vers hex., 4 p. in-4», car. Signé: A Ibertus Daugieres» E. Societ. Jesu. Feriatus in prœdio Roseneo. Pridie nonas oct. an. 1676 ( 6 oct.) Bibl. d'Aix, Rec. 271482 (provenant du collège des Jésuites d'Avignon, et formé en 1693). Ed. de 1694, p. 44-48; de 1708, p. 77-81.

i3. __ 53 vers hexamètres Ad autorem libri Carmen à Claude Terrin, parmi les pièces liminaires en tête du vol. La Vénus et l'Obélisque d'Arles, par M. Terrin. . ., à Arles, chez Jacques Gaudion, marchand libraire. MDGLXXX, in-12. Elle n'est pas reproduite dans les éditions des oeuvres du P. Daugières, qui en cite pourtant quelques vers, dans ses Réflexions sur les sentimens de Callisthène.

i4. — Diana Arelatensis Régi, placard in-fol. s. 1. n. d., Archives des B.-du-Rh. Fonds Nicolaï 33, pièce 32, 37 vers signés A. D. S. J. avec cette note mss. Vers sur la Diane d'A ries, i683. Cfr. La Diane d'Arles donnée au Roi, texte latin et trad., 72 en vers français, (par le chevalier de Romieu), 4 p. petit in-fol. Bibl. d'Aix, Recueil mss. 545. Fonds Bonnemant, Antiquités, pièce LIV. Imprimé chez Mesnier d'Arles s. 1. n. d. Ed. de 1694, p. 62-64; de 1708, p. io3-io4, avec ce titre : Diana Arelatensis régi donata et p. ii3- 116 des Réflexions sur les sentimens de Callisthène.

i5. — Réflexions sur les sentimens de Callisthène touchant la Diane d'Arles. A Avignon, chez Michel Mallard, avec permission des supérieurs, s. d. Petit in-12, 116 p. non compris 2 p. de titre. Dédicace à Messieurs de l'Académie roiale,signée, Albert Daugières, delà Compagnie de Jésus. L'ouvrage parut en juin i584. Bibl. d'Aix, 26218, rel. en veau, et Bibl. de M. Arbaud. L'abbé Flèche l'analysa, dans une lettre à M. de Vertron, publiée par le Mercure galant de juillet 1684, p. 256-273. 11 insinue que l'ouvrage fut imprimé à Paris. Cfr. Journal des sçavans, 11 sept. 1684, p. 3 16. Nous ne connaissons cependant que l'Ed. d'Avignon.

i6. — Seminavium marinum Telonense societatis JesuaLudovico magno fundatum. Sylva. i6i vers hexani. Signé: A.D. S. J. 6. p. in-4'» s. 1. n. d. Bibl. de Lyon, Rec. 2o383, t. lo, (Ce recueil provient de la Bibl. du collège N.-D. de Bon Secours de Lyon). Ed. de 1694, p. 35-4o; de 1708, p. bo-S-j.

17. — Albevti Daugieres e Societate Jesu Carminum libri très, cum aliquot prolusionibus academicis. Editio altéra longe auctior. Lugduni sumptibus Anisson et Posuel MDCXCIV, cum facultate superiorum. i vol. petit in-8°, de 23o p., plus i4 p. non chif. pour litre, dédicace et table. L'approbation du provincial, le P. Gabriel Jacob, est donne'e à Lyon, le 9 févr. 1694. Dédié à M. de Ponat. conseiller au Parlement de Grenoble. Bibl. de M. Arbaud, et Bibl. de Reims X 1572. Edition assez rare et médiocre.

18. — Statua equesins Ludovici magni Lugduni erigenda, i5 vers hexamètres MDCCI, A. 0. S. J., i p. in-fol. Correspondance entre Boileau et Brossette, Paris, J. Tech'iner, in-8% 1857, p. 88. Traduit en 26 vers français, par l'abbé Cémani. Ed. de 1708, texte et traduction, p. 1 52-i 56. Il y en a deux traductions anonymes dans le Mercure galant de juin 1702, t. I, p. 5-i 1.

19. — Hispania sibi gvatulans Regem Philipjnnn quintum, 38 vers hex. envoyés par Brossette à Boileau Qn 1701. Voir Correspondance p. 90. Ils sont dans l'édition de 1708, p. 1 56- 157, puis suit la traduction par Guintrandy, p. i58-i65.

20. — Cremona liberata (d\e 1 febr. 1702). 44 hex. 2 p. 1/2 in-4°, signé : A.D.S.J. Cités p. io4-io5, Correspondance de Boileau ei Brossette, T^aris in-80 1857. Cette pièce se trouve à la Bibl. de Lyon, dans le Recueil 2o383, t. 9. Elle est dans l'Ed. de 1708, p. T 49-1 5 r .

21. — Objection contre le système du P. de Tournemine sur l'Union de l'âme et du corps. Mémoires de Trévoux, cet. 1703, p. 1869, suit la réponse, p. 1869-1870.

22. — Ode nataUtia de Serenissimo Britanniœ duce ad R. P. Franciscum de La Chaise, régi a confessionibus (1704, 26 juin), 18 strophes de 4 vers. Signé : Albertus daugieres, Societ. Jesu, 4 p. in-S", suivi de la traduction en vers français par le P. Charles

Dubois s. J., en tout 8 p. Bibl. de Lyon. Rec. 2o383, t. lo. Ed. de 1708, p. 3 16-3 19 et la traduction, p. 320-324.

23.— Traduction en vers français de l'Epitaphe latine du P. Bourdaloue composée par le P. Daugières et déjà tradyite par lui. (Ed. de 1708, p. 238-239), dans la Clef du cabinet des Princes, ou recueil historique et politique sur les matières du temps. . .Mai 1705, article II, p. 3i1-3i5.

24. — Alberti Daugières e Societate Jesu Carmina et prolusiones Academicœ. Editio tertia média prope parte auctior. Lugduni, sumptibus Ludovici Declaustre, ante ^des magni Collegii MDCCVIII, cum privilegio régis. Un vol. in-8°, 409 p., plus i5 p. n. chif. pour titre, préface, approbation, privilège et table. La permission du Y* , Jean Lagaste, provincial, est donnée à Lyon le 4 mai 1708. Le privilège, accordé à Declaustre pour six ans, est du 19 mars 1708. Imprimé à Lyon, par Michel Gojy, rue Tomassin. Bibl. d'Aix, G. 353 1. Bibl. Nat. Y^. 2i64. En voir une analyse dans les Mémoires de Trévoux, oct. 1708, p. 1737-1742.

25. — Ily a quelques vers du P. Daugières dans l'Ars metrica du P. Laurent de Cellières. V. l'Ed. de 1680^ à la Bibl.de l'Arsenal B.L. 1867 bis. L'Edition des Carmina de 1708 renferme la traduction envers français de quelques pièces par divers auteurs. D'autres ont été insérées et traduites dans le Parnasse latin moderne, par Brunel d'Arles, Lyon, 1708, in- 12, t. I, p. 176-183; d'autres dans l'Anthologie poétique latine extraite des meilleurs poètes modernes... par M. Thevenot, Paris, Delalain, 181 1, t. I, p. 235-239. Gasp. de Varadier 2idvQSS2i quelques vers au P. Daugières, Juvenilia, 1679, p. 348; J. de Sabatier lui dédia une épître de 52 vers, Epitrcs morales, 1687, p. i44-i46. Elle est la 48® du Recueil. Dans réd. de 1694, p. 80-81, il y a un sonnet de Sabatier traduit en latin par le P. Daugières. Il est aussi dans l'éd. de 1708.

Louis Ferrier

I.— ht Mercure galant à" ocXohvQ 1677, p. 71-83, publia l'Af^f^M aux Muses j par Ferrier; puis en déc. 1677, p. I2i-i3i, une Elégie

du même. C'étaient deux des pièces qui devaient figurer dans « un ouvrage galant qu'on croit déjà sous presse » dit le Mercure de déc. 1677 p. 121. Il s'agit des Préceptes galans, que nous citerons ci-dessous, et dont le Mercure de juin 1678 signala l'apparition, p, 3i5, avec de grands éloges. Le Mercure de nov. 1678 p. 348 signala la tragédie de Ferrier, Anne de Bretagne, représentée à l'Hôtel de Bourgogne et publiée l'année suivante.

2. — 11 avait déjà fait imprimer, sous le titre de Maestricht rendu, une traduction en vers français de la pièce du P. Daugières sur la prise de Maestricht, Le P. Vinay avait collaboré à cette traduction qui fut envoyée à l'Académie en avril 1674. Registre fol. 118 verso et ci-dessus t. I p. 263. En déc. 1674, l'Académie reçut communication « de certain imprimé du s. Ferrier qu'on envoie d'Avignon, » fol. 1 24 verso et ci dessus t. I p. 278. C'étaient quatre pièces satiriques contre certains beaux esprits d'Avignon, qui attirèrent des difficultés à leur auteur. Bouvet en avait entretenu l'Académie en sept. 1674. V. Reg. fol. i23. Cfr. ci-dessus t. I p. 278- 279. Ces diverses pièces ne nous sont pas parvenues ; elles étaient imprimées sur feuilles volantes.

3. — Préceptes galans, poème par Monsieur Ferrier. A Paris, chez Claude Barbin sur le second perron de la Sainte Chapelle, MDCLXXVill, avec privilège du Roy, i vol. in-12, 132 p. et 12 p. n. chif. en tête, pour titre, déd. et priv., ode au duc de Saint- Aignan pour dédicace. Achevé d'imprimer pour la première fois, le 6 juin 1678. Le priv. est accordé à Claudin Barbin pour 6 ans, I mai 1678. A la fin: L'Adieu aux Muses. Bibl. d'Aix, C. 3007. Bibl. de M. Arbaud, exemplaire avec la signature de Pomme (Antoine), le médecin poète d'Orgon (XVII' siècle), ami de Ferrier. Voir une lettre de lui s. d. dans le mss. de M. Arbaud, Recueil des divers ouvrages et œuvres meslées du sieur Pomme, p. 123. Pomme le remercie de l'envoi des Préceptes galans.

4. — Anne de Bretagne, reine de France, tragédie par le sieur Ferrier. A Paris, chez Jean Ribou, au Palais, dans la salle royale, à l'image Saint-Louis, 1679. Avec permission. 1 vol. in-12,72 p. Bibl. Nat. Y 5566. Lelong-Fontette, t. II, n° 25076.

5. — Ferrier (Louis) de la Martinière. Son théâtre contenant Anne de Bretagne et Adraste, Paris 1679 et 1680, 2 t. en un vol. petit in-i2 (16469), ^riniet, éd. de 1861 t. 2 col. i236; sur Téd. de V Adraste, Amsterdam, H. Scheltz, 1705, petit in- 12,/^/^. simple mention. La tragédie de Monte^inna fut représentée au mois de février 1702, nous n'en avons pas trouvé d'ex, imprimé. V. Titon du Tillet, le Parnasse François, p. 669.

6. — L'art d'aimer d'Ovide, oU la meilleure manière d'aimer (en vers français par Louis Ferrier de la Martinière, né à Marseille (??) le 20 mai i652). Cologne d'Egmont (Paris) 1696, in- 12. B^r/^y^/ (Bio-bibliog. Vaucl.) cite un même ouvrage sous le titre de préceptes galans (imitation d'Ovide) imprimé secrètement à Avignon, mais au frontispice duquel on mit Orange. Il n'en donne pas la date. N" 180. Note prise dans les Anonymes, pseudonymes, etc. de la Provence par Robert Reboul, Marseille, 1879, in-S", et Draguignan, 1887, in-S". Est-elle bien exacte .''

7. — Histoire Universelle de Trogue-Pompée réduite en abrégé par Justin. Traduction nouvelle avec des savantes remarques cronologiques, historiques et morales. {Ferrier de la Martinière). A Lyon, chez Horace Molin, vis-à-vis le Grand Collège et rue Neuve, à Saint-Ignace, MDCXCVIL Avec privilège du roy. 2 vol. in-12, texte en regard. Le t. I a 474 p. sans les pièces lim. et la table. En tête, 28 p. n. chif. et extrait du privilège, qui est accordé à Horace Molin, pour 8 ans, le 2 j février 1692. Pas d'achever d'imprimer. Le t. II a 357 p. plus 20 p. n. chif. pour table et priv. cité inextenso. Paris 22 février 1692. Registre sur le reg. des lib. de Paris, le 6 mars 1 692. Achevé d'imprimer pour la première fois, le 3 janv. 1697. A Lyon, de l'imprimerie de Claude Chize, 1697. Bibl. d'Aix, D. 36oS. Cité par i^eèow/, Anonymes de Provence, n° 46o.

Guyonnet de Vertron

I. — Poème épique d'environ 100 vers sur la devise du roi: Quieto similis, sujet proposé pour le prix de poésie par l'Académie

XXXVTII

française, envoyé par M. de Vertron, à l'Académie d'Arles et déposé aux Archives, septembre 1681. Registre de l'Académie, fol. 2o5.

2. — Paralelle de Louis le Grand avec les princes qui ont esté surnommez grands, dédié à Monseigneur le Dauphin, par M. de Vertron, historiographe du roy et de l'Académie royale d'Arles. A Paris, chez Jacques Le Febvre, au dernier pillier de la grand'salle, vis à vis les requestes du palais, MDCLXXXV. Avec permission. I vol. in-i2, 72 p. plus 12 p. n. ch. pour titre, dédicace et avis au lecteur. Bibl. Nat. Lb^', 3837. ^^ libris Recollectorum Parisiensis conventus. Un autre exemplaire est à la Réserve, relié en maroquin rouge, aux armes du Dauphin, avec son portrait gravé par Sauvé. C'est l'exemplaire de dédicace.

3. — Noms des princes surnommés grands, qui composent le parallèle de Louis le Grand. Dédié à Monseigneur, par C. de Vertron, s. 1. n. d. in-4% pièce. Bibl. Nat. Lb 3% 3858.

4. — Lettre de M. de Vertron, historiographe du roy, de l'Académie royale d'Arles à M. l'abbé Te/j7, de la mesme Académie, à Paris chez J. Morel. Indiqué dans le Journal des Sçavans, du lundi i5 avril 1686, p. 96, parmi les Nouveautez de la quinzaine. (Cette lettre contient une anagramme assez heureuse sur les paroles sacramentelles avec une autre à la gloire du roy). Ecrite à l'occasion du livre de l'abbé Petit sur les Véritez de la Religion, paru en i685.

5. — Le Nouveau Panthéon ou le rapport des divinitez du paganisme et des héros de l'antiquité et des princes surnommez grands, aux vertus et aux actions de Louis le Grand, avec des inscriptions latines et françoises en vers et en prose, pour l'histoire du roy, pour les revers de ses médailles, pour les monuments publics érigez à sa gloire et pour les principales statues du palais de Versailles. Par Monsieur de Vertron, de l'Académie royale, historiographe de Sa Majesté. A Paris, chez Jacques Morel, au deuxième pillier de la grande salie du palais, au grand César,— et Henry Charpentier, au mesme pillier, du costé de la chapelle, au bon Charpentier MDCLXXXVL Avec permission. Dédié au roi. Paginaison non continue, avec des fl". n . p. C'est un recueil petit in-S", de 1 5o p. environ, qui n'est pas toujours également complet dans les trois exem-

plaires que nous avons étudiés : l'ex. de la Bibl. d'Aix, porte au bas de la p. 97 : Permis d'imprimer. Fait ce 18 avril 1686, de La Reynie. Il y a quatre gravures, entre autres celle de la Vénus d'Arles restaurée:!. Sauvé, sculp. Bibl. d'Aix 14549; Bibl. Nat.Y 6126 A. a; autre Lb ^7^ 3Sgb ; un autre à la Réserve, relié en maroquin rouge, aux armes de France, probablement l'exemplaire de dédicace. Annoncé dans le Journal des Sçavans du 16 septembre 1686, p. 3oo. V. Lelong-Fontette, t. Il, n" 24225.

6. — Recueil comprenant: 1° Le Paralelle de Louis le Grand avec les princes surnommés grands. Mis en vers et accompagné de devises. Par M. Magnin, conseiller au présidial de Maçon, de l'Académie royale d'Arles. Au Havre de grâce, chez Jacques Gruchet, imprimeur et libraire de Monseigneur le duc de Saint- Aignan et de la ville, MDCLXXXVJ, in-12. Dédié au duc deSaint- Aignan, 48 p. plus 26 p. non chif. pour titre et dédicace ; 2° Traduction du Paralelle de Louis le Grand ou l'abrégé des grands, dédié à Monseigneur le Dauphin, par Monsieur de Sainte-Croix Charpy. Au Havre de grâce, chez Jacques Gruchet, imprimeur et ribraire de Monseigneur le duc de Saint-Aignan et de la vil!e, MDCLXXXVl, 14 p. plus 5 p. n. ch. pour titre et dédicace; 3° Paralelle poétique de Louis le Grand avec les princes surnommez grands, ou le recueil des sonnets et devises faits par les beaux esprits du siècle à la gloire de Sa Majesté, pour le prix proposé par Monsieur de Vei^tron, historiographe de Sa Majesté, de l'Académie royale d'Arles. Au Havre de grâce, chez Jacques Gruchet, imprimeur et libraire de Monseigneur le duc de Sainl-Aignan et de la ville, MDCLXXXVl. Dédié au roi, i35 p. in-12, plus 16 p. non chif. pour titre, dédicace et pièces lim. a Permis d'imprimer. Fait au Havre de grâce, ce septième may 1686, signé : Mocquet, Mennessier, Grégoire Bailleuil avec chacun un paragraphe » ; 4° Recueil de Sonnets en bouts rimez à la gloire du roy, proposez en difl'érens temps pour des prix considérables qui estoient des médailles d'or ou des portraits de Sa Majesté, donnez par Monseigneur le duc de Saint-Aignan^ pair de France, premier gentilhomme de la chambre de S. M. etc.; Monsieur de Vertron, historiographe de Sa Majesté, de l'Académie royale d'Arles ; Monsieur Mignon, maistre de la

musique de Nostre-Dame. Proposez par M. *** gentilhomme flamand et par M. Quinet, libraire du Palais, à Paris. Au Havre de grâce, chez Jacques Gruchet, imprimeur et libraire de Monseigneur le duc de Saint-Aignan et de la ville MDCLXXXVI. Avec permission et approbation, in- 12, 46 p. Bibl. du Havre, n' 691. Joli exemplaire relié en maroquin rouge, filets dorés sur les plats, avec un lion couché, couronné, un globe sous la patte senestre. Justification, 0,1 12 sur 0,072. Reliure 0,1 5 sur 0,09. Sans autre cachet que celui de la Bibl. actuelle. L'ex. est taché d'encre à là tranche des 20 dernières pages. Le possesseur ancien a fait de nombreuses corrections à la main dans le texte, et ajouté des observations souvent mordantes.

Il y eut une édition in-4» de ces mêmes pièces, la même année, chez le même imprimeur. V. Bibl. de l'Arsenal, B. L. 8932. Les pièces ne sont pas dans le même ordre. La première comprend i35 p., plus 23 p. n. ch. pour titre, lettre de Saint-Aignan et dédicace, c'est la 3" du recueil in-12; la seconde correspond à la seconde du recueil in-12 et a le même nombre de pages; la troisième est la première du recueil in-12, elle a 48 p. plus une vingtaine de p. n. ch. pour la dédicace et autres pièces; la quatrième correspond à la quatrième du recueil in-12, elle a 5o p., plus 4 p. n. ch. en tête et une p. d'Errata. L'exemplaire in-4'' est grand de marge et d'une bonne exécution. Il y en a un ex. à la Bibl. d'Aix, n° 17.592, mais il a été impossible de le trouver.

7. — La Nouvelle Pandore, ou les femmes illustres du siècle de Louis le Grand. Recueil de pièces académiques en prose et en vers sur la préférence des sexes. Dédié aux dames. Par M. de Vertron, conseiller historiographe du roy , académicien de l'Académie royale d'Arles et de celle des Ricovrati de Padoue. A Paris, chez la veuve G. Mazuel, au bout du pont Saint-Michel, du côté du marché neuf, à la levrette, 1698. Avec privilège du roy. 2 vol. in-12, 464 et 469 p., sans les tables. Bibl. Nat. R. 3oo7-3oo8. Bibl. de l'Arsenal, B. L. 12097, autre ex. B. L. 16096. La Bibl. de Reims en a un exemplaire sans titre, mouillé, X 3273. Il y en eut des rajeunissements en 1701 et 1721, avec un nouveau titre ajouté au premier tirage, mais nous n'avons pas pu rencontrer d'exemplaires

de ces rajeunissements. Le t. ii est intitulé ; Seconde partie de a Pandore, ou la suite des femmes illustres du siècle de Louis le Grand, par M. de Vertron, historiographe de Sa Majesté. A Paris, etc. Le privilège est accordé à Vertron pour loans, pour la Pandore, à Versailles, le 16 décembre 1688. Il fut registre sur le livre des libraires de Paris, le i3 septembre 1697. Achevé d'imprimer, le 8 juillet 1698. (Fin du t. II). Le t. III annoncé, Mercure de sept. 1699, p. i38, ne fut pas publié.

8. — L'idée du bonheur d'un parfait chrétien, par M. le chevalier de Vertron, commandeur des ordres royaux de Notre-Dame du Mont-Carmel, de l'Académie françoise (d'Arles), à Paris, chez Le Roy, à la Croix d'Or, rue Saint-Jacques, s. d. Ouvrage en 56 tableaux gravés, in-fol. Bibl. Mazarine, 710 N. Postérieur à 1704.

9. — Dans le Mercure d'août 1700, p. 55-73, une correspondance entre Vertron et M"« de Scudéry, à l'occasion de la fête de celle-ci (sainte Madeleine), suit p. 73-75, envoi par Vertron des lettres patentes aux académiciennes (Ricovrati).

10. — Eloge de Madeleine de Scudéry, par Noël Bosquillon, Journal des Sçavans, 11 juillet 1 701 et son Epitaphe, par M. de Vertron, 27 juin 1701. Dubreuil I, 187 verso.

II.— Mercure galant de juin 1 70 1 , p. 88-90, epitaphe de M"« de Scudéry, par M. de Vertron, en latin, traduite par lui en français « en faveur de ceux qui n'entendent pas cette langue. »

12. — Dialogue du cœur et de la beauté, par de Vertron, Mercure galant, août 170 1, p. 132-141.

i3. — Tombeau de l'illustre M"« de Scudéry, ou Apothéose de Sapho, vers par M. de Vertron, Mercure galant, janvier 1 702, p. 61-74.

14. — Dans le Mercure de décembre i70i,p. i52-i65, V. une ode de Vertron à la gloire des femmes illustres du siècle de Louis le Grand, qui ont remporté des prix de prose ou de vers, adressée à MM. de l'Académie des Ricovrati de Padoue. Accompagnée d'une lettre, sur le même sujet.

i5. — Dans le Mercure de mars 1703, p. 68-78, un Dialogue entre l'amour et l'hyménée en vers, par Vertron.

16. — Le Mercure de juillet 1708, p. 110-117, dit que Vertron présenta au roi « une paraphrase en vers françois des proverbes et des paraboles de Salomon. Cet ouvrage est écrit sur du velin et accompagné de cartouches en miniature ce qui le rend aussi brillant qu'il est solide. » Puis il cite le compliment de Vertron « dont la lecture vous fera connoistre que cet ouvrage est d'un véritable académicien. » Qu'est devenue la paraphrase? Nous ne savons.

17. — Prières et affections pour servir d'exercice pendant la sainte messe (par M. de Vertron). Paris, in-12 avec figures, 172 '^. Publié par l'abbé Goitjet qui y ajouta une préface.

18. — Vertron a laissé en manuscrit: 1° nouvelle traduction en vers français d'un hymne en l'honneur de Saint Louis, des instructions de ce prince à son fils et des litanies royales. L'abbé de Rothelin en avait une copie in-'l'', sur velin; 2° L'histoire de Louis XIV en latin et en français, dont M. Mariette, dit Bougerel, mss.de M. Arbaud, notice XXXVIII, possédait l'original; 3* Le dictionnaire historique des conquêtes de Louis XIV, dont il est question dès 1681; 4° enfin divers autres ouvrages annoncés qui ne furent jamais terminés, avec un panégyrique du roi en quatre langues. Bougerel, l'Académie royale d'Arles, notice XXXVIII», signale encore deux hymnes en français et en laiin, l'une en Thonneur de Notre-Dame du Mont-Carmel, l'autre pour Saint Lazare ; une traduction des offices du Saint-Esprit, de Saint Michel, de Saint Louis et de Saint Lazare, (V. Mercure galant, janvier 1704, p. 47- 58), dédiées et présentées au roi sur du velin orne de vignettes avec une superbe reliure; enfin des discours historiques des ordres royaux et une lettre mss. à M""" de Salie^, 5 fev. 1704 où il a puise ces détails. Nous n'avons pas d'autres renseignements sur ces divers ouvrages aujourd'hui perdus

19. — Dans une lettre à sa sœur, religieuse binédictine, insérée dans la Pandore, t. ii,p. 347- 34g, Vertron parle d'un dialogue de la prose et de la poésie qu'il fait imprimer. Il dit aussi qu'il travaille avec son « cher ami l'abbé Saurin » à la traduction des Hymnes de Santeuil. Saurin, membre de l'Académie de Nimes et des Ricovrali, mourut en 1695. V. Mercure de juin 1695, p. 52. Où

est le dialogue? Nous l'ignorons. V. Traduction en vers français des Hymnes de M. de Santeuil, par M. l'abbé Saurin, de l'Académie royale de Nimes, troisième édition. Paris veuve Daniel Hortemels, 1699, in-r2.Bibl. de Reims, Belles Lettres, i55o,et les Hymnes de Santeul, traduites en vers français par l'abbé Saiirifiy accompagnées du texte latin, précédées de la vie de Santeul, in-8% i842. Les traductions de Vertron s'y trouvent.

20. — M. Alluty dans ses Recherches sur le P. Menestrier, cite une lettre écrite par ce religieux à M*** « sur la description du feu d'artifice de l'hostel de ville, sous le titre de Temple de Vhonneur, 7 juillet 168g, à Paris, chez J.-B. de La Caille, in-4°, 4 p. » Il pense que cette lettre est adressée à M. de Vertron. Celui-ci écrivit, le i5 juillet 1689, une longue lettre au P. Ménestrier, pour défendre son Nouveau Panthéon, critiqué aussi bien que le Temple de l'honneur. (La statue de Louis le Grand placée dans le temple de l'honneur (par le P. Ménestrier), Paris, 1689, in-4°, 29 p.). Cette lettre est reproduite par M. Allut, op. cit. p. 172-174. Le P. Ménestrier était alors à Paris, et c'est de cette ville qu'il écrit.

21. — Remerciement à l'Académie d'Arles après sa réception, Mercure galant août 1680 p. 22-35. V. ci-dessus t. II p. 440-443. Il ne nous reste plus ses discours prononcés à l'Académie française lorsqu'il fut admis aux honneurs de la séance. V. ci-dessus t. II passim.

22. — Devise pour Louis-le-Grand. Le soleil avec ce mot: Non surrexit major. Sonnet, par « M, de Vertron, historiographe de Sa Majesté, de l'Académie royale d'Arles. » Devise sur la défaite de l'hérésie. € Pour servir d'inscription à la statue du roy, » distique latin, traduit en 4 vers français. 3 distiques a sur la figure équestre du roy, » 4 vers français et un distique sur le Louvre. Mercure galant, février 1686, 2* p. p. i48, ib3 bis Ed. de Lyon. Ces pièces doivent être dans le Nouveau Panthéon.

23.—- Mercure galant, juillet 1700, p. 207-210; Lettre de Vertron, mai 1701 première partie p. 24-45, lettre de Vertron à M""» de Saliez sur la loterie galante de Troyes ; dialogue entre l'amour et la fortune en vers ; seconde lettre une fois la loterie tirée, Paris

28 avril 1701 el Plainte de l'amour à la fortune; mars 1700, p. i5oi56; Lettre de Vertron sur la loterie, àjM"" de L.; février 1686, 2" partie p, 3i i-3i6, diverses pièces latines et françaises à l'honneur du roi par Vertron, sur la destruction de l'hérésie ; juin 1690 p. 217, Epitaphe française de la Dauphine par M. Normant, avocat au palais, traduite d'une Epitaphe latine de Vertron, oct. 1694 p. 140-141 ; Sonnet de Vertron sur la vie chrétienne; mars 1694, 3oi-3o8, vers sur M. de Rez, avocat au Parlement; janvier 1704, ode latine et sa traduction par M. le chevalier de Vertron à l'honneur de Saint Lazare, p. 47 58; janvier 1710, p. .82-89, Portrait en vers d'un honnête homme par M. le chevalier de Vertron .

Plusieurs pièces de Vertron insérées slu Mercure, nous ont sans doute échappé, elles sont fort nombreuses.

24.-— Le Journal des Sçavans, du lundy 3i mars 1681 n° X p. 120, signale parmi les nouveautés de la huitaine deux ouvrages de Vertron ; 1° Dictionnaire royal présenté au roy par M. Guyonnet de Vertron de l'Académie d'Arles (de i643 à 1679). Il était accompagné de quatre panégyriques du roi en français, en italien, en espagnol et en latin ; 2° La Minerve Dauphine ou l'excellence du 5exe présentée à Madame la Dauphine. Ouvrage orné de figures en taille douce et suivi de « portraits par écrit » de toute la famille royale. V. ci-dessus t. II tout le chap. VI p. 2i6-244. Ses envois successifs à VAc. y sont signalés. Cfr. Ibid. le ch. VII p. 244-245 pour nouveaux détails, et ci-dessus p. XLII, le n° 18.

J.-H. Lombard de Gourdon

Jean-Henri Lombard de Gourdon, mort en 1720 ou 1721, avait composé beaucoup de petits ouvrages en vers et en prose : la Vie de Boéce, une critique de tous les discours prononcés dans l'Académie française, avec plusieurs détails intéressants sur les académiciens. On a imprimé seulement de lui quelques poésies et l'Eloge de Monsieur de Gaufridi, en tête de son Histoire publiée à Aix. David, 2 in-fol. 1694, après sa mort, par les soins de J.-P. de Haitzeetde l'abbé de Gaufridi, son fils, 3 p. in-fol. V. une lettre du

P. Bougerel dans le Mercure de France, juin 1741, i" volume, p. 1069-1093, citée, en partie par nous, t. 11, p. 327-33 i et dont s'inspire le Dictionnaire des Hommes illustres de Provence, t. I, p. 375-376. Elle est consacrée à l'exposé d'une discussion relative à la lettre R, que certains beaux esprits de Provence voulaient bannir et qui était défendue par d'autres. M. de Gourdon, choisi comme aibitre, prononça en vers un jugement favoiable à la lettre R, cité p. logr et en partie ci-dessus, t. ]I p. 33o-33i.

Gaspard de Venel

1- — P.-J. dû Haii:{e, dans ses papiers à la Bibliothèque d'Aix signale de Gaspard de Venel une lettre écrite de Madrid à Daphnis ou Madrid déchiffré, in- 12 et des quatrains moraux, à Timitalion de ceux de Pibrac. Nous ne les connaissons pas autrement.

2. — Jephté ou la mort de Seila, tragédie (par M. de Venel). A Paris, chez Charles Brebion, marchand libraire, rue Saint-Jacques. 1676. I volume in-i2, 88 p. Dédié à M""" de Venel (Madeleine de Gaillard) par M. de Templery qui déclare publier cet ouvrage à rinsu de l'auteur « le plus galand esprit du royaume. » Bibl. de l'Arsenal B. L. io,642.

3. — D'après le P. bougerel, Parnasse provençal, il aurait composé de nombreux ouvrages en prose et en vers, soit en provençal, soit en fiançais. Tous sont perdus. V. ci-dessus, t. I, p. 421. Le Registre de l'Académie n'en mentionne aucun.

Guillaume de TEstang

Guillaume de LEstang Parades a traduit le Digeste en Français pour son usage, 2 vol. in-fol. et fait un Recueil des arrêts du Parlement d'Aix. Ces deux ouvrages sont restés manuscrits, dit Bougerel. L'Académie royale d'Arles, notice XXXL V. Etude sur une famille de Provence (les de Lestang-Parade). Paris, typographie A. Hennuyer, rue Darcet, 7, i883, 72 pages, (par M. Godefroy, non mis dans le commerce). Communiqué par M. le Marquis Eugène de Boisgelin. Il n'y est pas question de ces ouvrages perdus.

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