J.XXI
dédicace: Academiae Regiae... Arnaldus Eymin Arel. D.D.D Placard in-fol. Archives des B.-du-R., Fonds Nicolai, carton iSi, pièce io8. V. ci-dessus, t. III, p. 77-78.
François de Paure Fondamente
Il a composé diverses dissertations sur la science des Médailles, traduit une Epitre d'Aristénète contre les femmes et commencé une traduction de Quintilien. Rien n'a été publié. V. t. II> p. 181. Pellisson lui dédia la Relation contenant l'histoire de V Académie française, augmentée de divers ouvrages du même auteur. Paris, Louis Billaine, i vol. in-12, 1672. 617 p.
Charles de Grille, le père
Deux sonnets, l'un à M. de Beaumont, l'autre à M. de Sabatier, sont cités ci-dessus t. I, p. SgS-l'gg (i4 nov. 1670). Il y a diverses pièces de vers de lui et de son fils, le secrétaire perpétuel, parmi les œuvres manuscrites de François Rebatu, à la Bibl. d'Aix.
François de Grille
Un madrigal au duc de Saint-Aignan, à l'occasion de sa nomination aux pages. V. ci-dessus t. II, p. 176 et Mercure Galant de janvier i6>^i, p. 23g. En 1 683, il prononça un discours en présence de l'Académie, âgé de 12 ans. V. t. II, p. 476. En 1687, il composa avec son père et l'abbé Flèche des devises pour la décoration de la chapelle des Pénitents bleus le jour du service funèbre pour le duc de Saint-Aignan. V. ci-dessus t. III, p. 8g.
Pierre de Laugier Momblan
1° Une lettre en prose à Vertron, en tête du t. II de la Nouvelle Pandore de Vertron, non paginé ;
20 Troisième discours académique, pour réponse à celui de M. de Vertron, contre les femmes, en tête de la Nouvelle Pandore, t. II, p. 4b-55. V. ci-dessus t. Il, p. 117 et 3i 1-, et t. III p. i3i.
Bertrand de Meyran d'Ubaye
1 . — Elégie à M. de Vertron, protecteur du beau sexe, sur son discours académique du mérite des Dames (et à la fin c par M. le Marquis d'Ubaye de l'Ac. roïale d'Arles »). En tête du t. II de la Nouvelle Pandore. Non paginé, 44 vers.
2. — Second discours académiqcie qui sert de réponse à celui de M. de Vertron, du mérite des Dames, à MM. de l'Académie roïale d'Arles, Nouvelle Pandore, t. II, p. 44. V. ci-dessus t. III, p. 65 et i3i.
3. — Un discours à l'Evêque de Nimes et à l'Académie de cette ville, au nom de l'Académie d'Arles. Le Registre en parle longuement, mais il est perdu. V. ci-dessus t. II, p. 36b et sqq.
L'abbé de Pibrac
Le Registre de l'Académie parle d'une « pièce latine à l'honneur de la langue latine, qu'il prie l'Académie de voir. » (i683) fol. 222. Elle fut déposés aux Archives et ne nous est pas parvenue. Sa lettre de demande à l'Académie, Paris, 12 mars i683, est au Registre fol. 222 verso.
M. de Ranchin
I. — Le voyage de l'amour et de l'hyménée, ode sur le mariage de Louis XIV, en 1660. V. ci-dessus t. I, p. 239. M. de Grille en fit la critique en 1671. Registre fol.gi et sqq. Nous ne la connaissons pas autrement. Nous avons cité ci-dessus, t. II, p, 4i3-4i5, une lettre et un sonnet de Ranchin sur la naissance du duc de
Bourgogne, 4 nov. 1682. En juillet 1677, M. d'Arbaud, arrivé depuis peu de Castres «. a porté des complimens de M. de Ranchin, » puis TAcadémie lui écrivit pour « exciter les Muses de cet illustre confrère. » Reg. fol. 160 verso.
2. — A la Bibl. d'Aix se trouve un cahier d'une cinquantaine de pages, mss. 753, Miscellanea, pièce 8, dont voici le titre : « Recueil de Maynard, par M. de Ranchin, conseiller en la Chambre de l'Edit de Castres. Cet extrait se termine au chap. 6 du livre 3. Extrait fait par M. de Lagier, cons. du Roy en la cour de Parlement de Tholoze et chambre de l'Edit de Castres, tiré d'autre extrait escrit de la main de M. de Ranchin, aussi conseiller du Roy en lad. chambre, du livre de M. Maynard. » 11 s'agit sans doute de l'académicien.
3. —Le Mercure de mai 1680, p. 27!), parle de la conversion de M. de Ranchin, conseiller au Parlement de Toulouse, et il ajoute : « Son esprit luy a fait acquérir une estime générale et il porte un nom qui ne sçauroit vous estre inconnu. » En effet, il y a dans le Mercure des pièces de M, de Ranchin. Faut-il l'identifier avec l'académicien d'Arles ? Sans l'affirmer positivement, nous inclinons aie penser. V. en particulier Mercure de juin 1680. p. 2i5- 220. Vers de M. de Ranchin « dont les ouvrages ont un caractère de politesse qui les distingue toujours, » sur la mort de M"° de Frault, âgée de i5 ans, et fille d'un conseiller au parlement de Toulouse; Mercure de sept. 1699, p. 247-249, traduction en vers français par « M. Ranchain^ fort connue dans l'empire des lettres,» de vers anglais du chevalier Baber pour le roi sur sa statue équestre. Le Mercure de déc. 1694 donne un sonnet au roi par M. Ranchin, conseiller en la cour des comptes^ aides et finances de Montpellier, p. 9-10. Les Ranchin étaient fort nombreux en Languedoc, aussi nous n'osons identifier absolument ces divers auteurs. V. le Mercure de nov. 1727, p. 2559 et suiv.
P. Chérubin Rupé
Il était Récollet. En 1689, nous le trouvons Gardien du couvent des Récollets d'Arles ; nous ignorons la date de sa mort. Giffon
le nomme « grand philosophe et grand théologien. » Registre de l'Académie, fol. 23. C'était un religieux très apprécié, dans Arles, mais a-t-il composé et fait imprimer quelques opuscules ? Nous ne savons, et le Registre est très sobre à son endroit. Cependant il parle d'une prose latine, qu'il composa en 1667. (V. t. I, p. [oo). M. de Sabatier fut prié de la traduire en vers français, 3i janv. 1667, Reg. fol. 38. Nous n'en savons rien autre.
L'abbé Louis de Valavoire
1. — Au Fonds Nicolaï, carton 1 14, pièces 10 et 12, il y a deux lettres d'affaire écrites par M. l'abbé de Vallavojyre. Du Poet, par Sisteron, le 3i mars et le i g avril 1709.
2. — Il fut député à l'Assemblée du clergé en i685, l'année où mourut son frère Nicolas de Valavoire, évêque de Riez (28 avril). Il est alors qualifié chanoine de Riez. Il mourut à Manosque le 2 sept. 1715, âgé d'environ 75 ans et fut enterré le lendemain dans l'église Saint-Sauveur t dans la tombe de M" les Prêtres. » Registres paroissiaux de Saint-Sauveur de Manosque.
Le chanoine Jacques de Sabatier
Nous n'avons rien de lui. Il mourut à Arles, le 19 sept. 1696, âgé d'environ 5j ans. Il fut remplacé au Chapitre d'Arles par son neveu Pierre de Sabatier (mort le 4 mai 1748, âgé de 78 ans), qui a laissé divers écrits mss. sur l'Eglise d'Arles.
L'abbé Eené de Barréme
Il fut reçu docteur à l'Université d'Aix, le 24 nov. i658. Nous ne connaissons de lui aucun ouvrage, ni imprimé, ni manuscrit. Il prêcha, fort jeune encore, durant les fêtes de la canonisation de saint François de Sales, à la Visitation d'Arles. V. la Relation de
Giffon. Le Registre de rAcadémie (g févr. 1667), fol. 41 verso parle d un sermon qu'il prêcha à la Visitation (la veille, 8 févr., l'abbé J. de Boche y avait également prêché avec succès). Il fut de longues années vicaire général de l'archevêché d'Aix. Le Registre mentionne diverses dissertations de lui, avant sa nomination de conseiller au Parlement (1677). Il mourut le 8 décembre 1697.
Charles de Barrêroe de Man ville
Il n'a laissé aucun écrit. Juge royal d'Arles après son père, mort le 18 août i64i, il entra en fonctions le 12 juin 1642 et mourut le 4 déc. 1695. Il fui admis à l'Académie au mois de mai 1668. Il est le père de l'abbé René de Barrême et de J.-B. de Barréme de Manville (V. ci-dessus, p. X ), dont parle souvent le Registre.
Joseph de Cays
Il était bon latiniste : le Registre mentionne diverses pièces de lui, mais il n'en est rien resté, à notre connaissance. Le 23 août 1666, « M. de Cnys continua sa traduction de l'Enéide.» Reg. fol. 1 1 verso. Il mourut le 18 oct. 1690, âgé de 68 ans. Reg. de Sainte- Anne. En 1667, sous son consulat, fut achevé un inventaire des Archives d'Arles, qui s'y trouve encore.
M. de Montcahn est mentionné dans le Registre comme un latiniste et un philologue distingué. M. François d'A/g-w/ère^ de Gageron est donné comme possédant à fond la langue italienne, et le Registre parle de diverses pièces de lui. Mais nous n'avons plus rien, ni de l'un, ni de l'autre. Il en est de même de M. Tierre de Castillon de Beynes. MM de Lédignan, d^At-naud, du Tremblay, de Montmirail, de Bédouin, de Lubières, de Servanes, de Barras n'ont rien écrit, à notre connaissance. Il est en dehors de notre sujet de relever la liste des mandements de Mgr de Chambonas, que nous n'avons du reste pas pu nous procurer.