‹ L'Académie de France à RomeChapitre 26 sur 119 · Arch. nat.. O · texte numérisé non relu

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question de liberté de conscience mise de. côté, il n'y avait là qu'une affaire purement administrative; et si le directeur de l'Académie se couvrit de ridicule, comme l'a prétendu M. Paul Mantz d'après un passage malveillant des Mémoires secrets1, il eut au moins l'excuse de l'irresponsabilité.

Des désagréments plus graves encore furent causés à Natoire par sa négligence. Bien que sa sœur, adonnée elle-même à la peinture, partageai avec lui les soins de sa charge2, d'incroyables irrégularités s'introduisirent dsfas ses comptes. Il se prétendait depuis longtemps en avance avec l'Etat, et Marigny s'était montré disposé à lui accorder .un remboursement, quoique sa réclamation montât au chiffre énorme de GO, 000 livres. Mais lorsqu'un homme plus clairvoyant, le comte d'Angiviller, eut fait examiner de près ses états de dépenses, on reconnut que ses avances étaient

1 . Archives de fart français. II, 304. On trouve dans le même volume (p. 246), une série de lettres écrites par Natoire à Antoine Duchesne, prévôt des Bâtiments du roi. de 1752 à 1761. Ces lettres sont plus familières et le font mieux connaître que les correspondances officielles.

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