‹ L'Académie de France à RomeChapitre 35 sur 119 · Cette lettre d'Errard a été récemment retrouvée au · texte numérisé non relu

Cette lettre d'Errard a été récemment retrouvée au

G2 l'académie de France a ro.me.

neur de me donner de vous informer tous les mois de l'état de l'Académie, je croy, Monseigneur, que je dois comencer par faire savoir à Vostre Excellence la quantité des pensionères qui sont à présant à l'Académie, leur génie, leur aplication, et ce qu'aparamentron peult espérer de chaqun d'eux.

Les pensionères sont treize en nombre, savoir quatre peintres, scinq seculpteurs, quatre architectes.

Le nommé Prou, peintre1, est un garson de trautescinq à trante-six ans, lequel a bonne opinion de luy, chef de party, lequel par ses discours se donne du crédict parmy ses camarades, choze peu avantageuze dans une sosiété; a peu de génie et de capasité, et il n'y a pas aparance qu'il face grande réheusite, veu son âge avancé et qu'il l'est peu dans son art.

Le sr Teutein, peintre2, est à peu près de l'âge de se premier, et en capasité et en génie peu disenblable ; est assez soumis et souèteroit faire quelque choze de bon, mais les talantz de la nature luy menque.

Le s1' Boulogne, peintre3, âgé de quelque veinct et

département des Imprimés de la Bibliothèque nationale, et réunie, le 19 juillet 1871, à la correspondance manuscrite de Colbert, conservée au même dépôt (Colb. 173 bis, fos 689 bis et 689 ter). M. Pierre Clément n'a donc pu l'utiliser, et c'est une raison de plus pour en donner ici le texte intégral, en respectant l'étrange orthographe de l'auteur.

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