‹ L'Académie de France à RomeChapitre 37 sur 119 · Cornu, pensionnaire depuis la même époque · texte numérisé non relu

Cornu, pensionnaire depuis la même époque

lequel, à se que l'on m'a dict, comence à s'en repantir aussy bien que le s1' Flaman, sur quoy j'atanderay, Monseigneur, les ordres de Yostre Excellance comme il lui plaist que l'on en euze pour leur rémision. Sur quoy j'ozerois dire, Monseigneur, à Yostre Excellance que les srs Leconte, seculpteur, et Mesier, architecte, mérite un chatimant exsemplère et d'estre excleus de l'Académie ; car, s'ilz y demeuroits, ilz meteront toujours le trouble, la disansion et la désobéisance parmy leurs camarades.

Le sr Simon Ultrel, seculpteur1, est l'un des plus capable de l'Académie, lequel a plus de facilité au travail, qui s'y aplique davantage et à l'éteude; de bonne condeuite et obéissant; lequel, ausy tost que je luy dis l'ordre de Yostre Excellance, me pria d'ageter du marbre, sur lequel il travaille présantement ; se qui est, comme je croy, l'un des plus forts motifs qui comence à faire repantir Flaman et Corneu, seculpteur s, de leur désobéisance.

Pour le s1" Carlier, seculpteur2, set un jeune garson qui a peu de génie, poinct de capasité ny de pratique au travail, lequel m'avoit promis de travailer à un buste ; mais le sr Leconte l'en a détourné aussy, et peult-estre que son peu de capasité luy faict apréhander de l'antreprandre. L'on ne peult rien espérer de se garson.

1. Simon Hurtrelle, reçu à l'Académie de peinture en 1G90, et mort en 1724.

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