Pierre Laviron, envoyé à Rome en
4. François Verdier, envoyé à Rome en 1668, devenu plus tard peintre du roi. et mort à Paris en 1730.
des ouvrages de Carlo Maratti et de Domenico Guidi, ainsi que des prétentions exagérées de ce dernier. Il se dispose à faire l'envoi de la pouzzolane qui lui a été demandée et des objets acquis pour le roi. Il demande de nouveaux élèves pour remplacer ceux qui sont partis. Verdier travaille toujours avec ardeur.
7 février 1680. — Errard informe Colbert qu'il a fait voir au duc de Mortemart tout ce qui regarde l'Académie, et qu'il a conclu le marché des marbres nécessaires pour faire douze grands vases de la grandeur de ceux de Borghèse et de Médicis.
21 février 1680. — Errard envoie le détail des ouvrages en cours d'exécution dans l'Académie. Il demande à prendre des sculpteurs romains pour faire les vases ^proposition déjà adoptée).
27 août et 18 septembre 1680. — Errard, après avoir rendu compte de l'état de l'Académie, accuse réception des lettres de change à lui adressées. Les vases dont il a envoyé précédemment des dessins sont achevés. Il demande s'il devra recevoir, dans le cas où il viendrait à l'Académie , le nommé Picot, fils d'un employé des Gobelins.
27 novembre 1680. — Errard observe que l'Académie est encore exposée à un déménagement : la maison où elle est établie n'est pas un local assez stable : mais une
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nouvelle installation amènerait des dépenses et des embarras considérables1.
30 juillet 1681. — Errard demande des fonds pour 1* entretien de l'Académie. Les Termes du Printemps, de YÉtê et de l'Automne sont achevés et bien réussis. La conduite de certains élèves laisse à désirer : les uns se mêlent de porter l'épée ; les autres, victimes de leurs débauches, occasionnent un surcroit de frais d'apothicaire.
-4 février 1682. —Errard avertit Colbert que le vaisseau la Xostre-Dame-des-Anges. envoyé pour prendre les objets d'art appartenant au roi. n'est pas arrivé à Civita- Vecchia. Il l'entretient du grand vase de Borghèse auquel on travaille.
25 février 1682. — Errard annonce l'arrivée de la Nostre-Dame-des-Anges et le départ du pensionnaire Hurtrelle. chargé de prendre soin, durant le trajet, des œuvres d'art embarquées sur ce vaisseau. Il assure que ce jeune artiste est devenu capable de bien travailler pour le roi. Lui-même s'occupe de perfectionner le talent des autres élèves.
1. Colbert conseille dans sa réponse, en date du 18 décembre, de chercher une maison convenable que Ton puisse acheter et trarder définitivement.
27 mai 1682. — Errard envoie le compte rendu des travaux de l'Académie. Canonville. peintre, ne se conforme pas à ses décisions '. Quelques élèves s'obstinent à porter l'épée.
3 juin 1082. — Errard annonce qu'il a fait lustrer le second vase de Borghèse et qu'il fait avancer celui iïlpliigénic. Les élèves continuent à travailler.
17 juin 1682. — Errard avise Colbert que les deux vases de Borghèse et de Médicis seront bientôt achevés, et que le sculpteur Lacroix travaille à la figure de l' Antinous.
5 août 1682. — Errard donne encore des détails sur le travail des deux vases, et demande quelles sont les antiques qu'il doit faire copier.
2 septembre 1682. — Errard informe qu'il fait travailler à vider et creuser le vase d'Iphigénie, et qu'on en continue les ornements. Le pensionnaire Marie, dont
1 . Pierre Canovelle ou Canonville avait été envoyé à Rome en 1680, avec Desforêts, Rousselet et plusieurs autres. Il fut expulsé par un ordre transmis avec la réponse de Colbert. Déjà un graveur. Simon Thomassin. avait été l'objet de la même mesure deux ans auparavant Y. P. Clément. V, 127, 128).
le tempérament est contraire à l'air de Rome, demande son congé ] .
** juillet 1683. — Errard envoie l'état des dépenses du dernier trimestre. L'Académie se maintient en bon état; mais il serait à propos d'en exclure l'architecte Bruand2.