‹ L'Académie de France à RomeChapitre 48 sur 119 · René Fremin était venu étudier à Rome à ses dépens, au · texte numérisé non relu

René Fremin était venu étudier à Rome à ses dépens, au

père, Monsieur, qu'il y emploiera bien son temps ; il me l'a promis d'une manière à persuader4.

5 juin 1696.

Le s1 Neveu est dans nostre Académie depuis le premier jour du mois2; la coppie (du portrait du roi) qu'il a fait pour Mgr le cardinal de Janson est très-bien. Le s' Oppenort travaille à son ordinaire, sans se donner un moment de relasche. Il a une fécondité d'imagination surprenante et une facilité pareille à exécuter. Le s1' Favannes travaille aussy avec application après la coppie de Raphaël.

3 juillet 1696.

le sr Lepautre est revenu depuis six jours en bonne sauté et sans nulle mauvaise rencontre, plein de sentimois de juin 1695. Il fut reçu pensionnaire le 1er août 1696. 11 s'enrichit plus tard au service du roi d'Espagne.

1. Henri de Favannes était arrivé à Rome avec Fremin et dans les mêmes, conditions.

2. Neveu travaillait aussi à Rome depuis quelque temps, sous la surveillance du directeur de l'Académie, comme tous les jeunes Français qui venaient étudier dans cette ville. 11 n'occupa sa place que peu de temps (jusqu'au 20 novembre de la môme année) et fut obligé de l'abandonner à la suite d'une querelle avec Favannes: ce dernier, qu'il avait maltraité et

CORRESPONDANCE DES DIRECTEURS. 10a

mens de reconnoissance des bontés que vous avez eu pour luy, et par là très satisfait de son voyage, charmé d'ailleurs autant qu'on le peut estre des beautés de Versailles, de Marly et de Paris, sur les ouvrages de sculpture, d'architecture et de peinture qu'il y a veus '. Il a déjà commancé à disposer le modelle de son groupe [iïÉnèe et Anchise), qu'il fait de cire pour plus de commodité. 11 prétend en faire quelque chose de bien estudié dans toutes ses parties, pour tascher de ne pas faire tort à l'orignal, ayant rapporté de Paris toute l'estime que mérite son autheur. Pour mon particulier, cet esquisse m'a paru fort beau : quoique les anciens ayent traitté ce sujet dans leurs médailles, je n'y en ay point veu de si bien disposé à mon sens. Comme M. Girardon n'a point décidé le palladium qu'il fait porter à Anchise. nous le mettrons tel qu'il est représenté par les anciens, qui apparemment peuvent nous servir de guides fidelles, estant mieux informés que nous de leurs divinités. Pour le reste, Monsieur, l'on s'appliquera sur toutes choses à la correction et au caractère des testes, sans s'écarter en rien de l'intention de l'original2.

même blessé, obtint seul son pardon du roi. (Lettre du 11 décembre 1696.)

1 . Lepautre, qui était à Rome depuis douze ans, avait demandé et obtenu la permission de faire un voyage en France, où rappelaient des affaires d'intérêt. Villacerf, enchanté de lui, le pressa vivement de retourner à l'Académie et lui fit donner cent écus pour sa route. (Lettre du 6 mai 1696.)

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