III. LETTRES DE HOUASSE
12 juillet 1699.
Je suis arrivé à Rome le 7 de ce mois... J'ay travaillé aussi tost que j'ay esté arrivé, avec M. de la Teullière. au recollement et inventaire des choses de l'Académie. J*y ai trouvé beaucoup de choses en un état très misérable; j'espère que M. le surintendant voudra bien nous faciliter les moyens d'v remédier.
1er septembre 1699.
Le s1' Masson est entré à l'Académie le 20 juillet... Le sr Lepautre avance son groupe. Il a souhaitté un homme pour l'ayder à quelques endroits qu'il faut fouiller et percer en cet ouvrage, dont le travail long et fatigant le détournoit de l'essentiel1.
27 octobre 1699.
J'ay receu en l'Académie le fils de M. de Troy, selon vostre ordre : il rend le nombre de six pensionnaires
1 . Cet aide, qui portait les frais de l'ouvrage à 35 sous par jour, fut accordé.
complet1. Il s'occupe avec toute l'assiduité possible, ainsy que les autres pensionnaires, qui sont animez par l'émulation... Monseigneur l'ambassadeur de France a honoré l'Académie de sa visite. Il a esté très-content d'y veoir ce qui est. Je l'ay informé des intentions que le Roy a et de vostre affection pour la rétablir en son premier lustre.
3 novembre 1699.
J'ay annoncé au s1" Coustou2 que votre intention estoit qu'il travaillast au grouppe du s1 Lepautre. Il m'a fait connaître qu'il estoit engagé et avoit commencé un ouvrage de marbre pour un particulier, qu'il aura achevé dans six sepmaines ou environ, après quoy il ne manquera pas d'exécuter ce que vous désirez. Le sr Lepaultre avance fortement son ouvrage; il y travaille assiduement avec le compagnon que vous avez bien voulu luy accorder.
3 février 1700.
Je me suis informé d'un professeur d'architecture,
1. Oppenordt, Fremin et Favannes venaient de quitter l'École, les deux premiers pour rentrer en France, le troisième pour rester à Rome à ses dépens. Antoine et Cornical, puis Jean-François de Troy, fils d'un peintre ordinaire du roi, et futur directeur de l'Académie, les remplacèrent . Ce dernier fut obligé de se retirer au commencement de 1701. pour une faute de conduite sur laquelle nous n'avons pas de détails. (Lettre du 6 février 1701.)