‹ L'Académie de France à RomeChapitre 76 sur 119 · Guillaume Coustou, né en · texte numérisé non relu

Guillaume Coustou, né en

±î"l L'ACADÉMIE DE FRANCE A ROME.

jeune, et il est à présumer qu'il doit beaucoup profiter en l'exécutant avec amour1. Nous avons ici Parrocel 2 qui paroit promettre beaucoup : il a du génie, et, si Y. G. le veut bien permettre, je lui donnerai à faire un tableau d'invention où il mettra tous ses soins. A présent, il s'occupe à dessiner dans la gallerie du Carache... Nous avons dans l'Académie un jeune architecte nommé Soufflot, qui achève avec soin un grand dessein qui est bien; il le fera voir à Y. G. à son retour, peut-être même avant.

15 novembre 1737.

J'apprends par la lettre de V. G. que Sa Majesté a fait l'acquisition du palais où nous demeurons. En vérité, c'est de l'argent bien dépensé, et qui fait un bon effet dans ce pais ci, par bien des raisons. La maison est au Roy, et nous n'aurons plus à répondre qu'au maître absolu. Tous les honnêtes gens viennent m'en faire compliment, et on en est ravi dans Rome. Il falloit effective-

1. Le jeune Coustou envoya cette année à Paris le buste d'un Christ, d'après Michel- Ange. Firent partie du même envoi : le Christ, copié par Slodtz ; la Julie ou la Joueuse d'osselets, copiée par Franchi; le buste de Caligula, copié par Boudard; le Christ flagellé de l'Albane, copié par Subleyras; le David du Guerchin et la Nativité du Titien, copiés par Boizot; la Nativité de Lanfranc, copiée par Duflot; un Prophète de Raphaël et le tableau de Jean Bellin, copiés par Frontier. (Lettre du 31 août 1736.)

2. Joseph-Ignace-François Parrocel, né en 1704, neveu de Charles Parrocel. qui avait été reçu pensionnaire en 1713.

CORRESPONDANCE DES DIKECTEl'R.'

ment l'autorité de V. G. et son bon esprit pour faire réussir la chose, que j'avois proposé il y a déjà longtems sans jamais pouvoir en venir à la fin, comme il vient d'arriver sous votre ministère l.

1. Orry venait de succéder au duc d'Autin, mort peu de temps auparavant. L'acquisition du palais Mancini fut faite au prix de 190,000 livres, par contrat du 6 septembre 1737. Nicolas Wleughels mourut lui-même au mois de décembre de cette année. Avant l'arrivée de son successeur, et pendant l'intérim de Lestache, on envoya comme pensionnaires Halle, Fournier, Huttin, peintres; Marchand, sculpteur, et Lejay, architecte. (Comptes des Bâtiments du roi, années 1737 et 1738.)

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