‹ L'Académie de France à RomeChapitre 9 sur 119 · V. la lettre (TErrard du 13 août · texte numérisé non relu

V. la lettre (TErrard du 13 août

sionnaires cle l'Académie, qui étaient venu étudier, non pas ses ouvrages, mais ceux des grands maîtres italiens.

Malheureusement^ la santé chancelante d'Errard ne devait pas tarder à ralentir cette activité. Quoiqu'il ne fût pas encore bien âgé (il avait environ soixante ans), plusieurs maladies vinrent l'assaillir coup sur coup, et, en 1070, il essuya une attaque d'apoplexie qui mit ses jours en péril. Colbert appréhenda cle le perdre, et écrivit à cette occasion qu'il aurait « beaucoup de peine à trouverun sujet aussi bon pour mettre à sa place1.» Lui-même exprima la crainte de ne pouvoir continuer ;t remplir ses fonctions, et le regret de voir son ami Girardon quitter Rome dans un pareil moment2. Son énergie diminua, la discipline de l'Académie se relâcha, le nombre et l'ardeur des élèves décrurent; si bien que le surintendant, qui avait su par son fils, voyageant en Italie, le véritable état des choses, fit entendre, en 1671, d'assez vives remontrances3. Errard venait cependant d'expédier en France toute une cargaison d'oeuvres d'art,

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