‹ L'Académie de France à RomeChapitre 92 sur 119 · Arrivé le 1S septembre · texte numérisé non relu

Arrivé le 1S septembre

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peu mesurés;... il part brusquement, sans revenir de tous arts... Les chambres des pensionnaires occasionii. -ni souvent des disputes par le choix que chacun prétend avoir. Il seroii nécessaire, Monsieur, pour mettre lin à ces désordres, de m'envoyer un ordre de votre pari auquel ils soyenl obligés de se soumettre. La difficulté qu'il y a à tirer d'eux les études <\u'\\^ doivent vous envoyer doit \ ous prouver que, dans les autres parties de moindre conséquence, rien ne peul les > porter'.

21 novembre 1759.

Le quatrième pensionnaire, nommé Taraval, peintre2, vienl d'arriver avec M. l'abbé de Saint-Nom. Il m'a donné une lettre de M. Cochin, par laquelle il me l'ait sentir que \<>iis ne trouverez pas mauvais qu'il continue d'accompagner M. L'abbé de Saint-Nom dans son voyage de Naples, qu'il va faire toul de suitte...

M. le cardinal de Luynes m'a l'ait l'honneur de m'écrire a l'occasion du s Bridant, sculpteur3, pour le remercier

1. Marigny ordonna d'annoncer publiquement à L'avance le départ des pensionnaires, de faire revivre un ancien us

attribuant lt> choix des chambres vacantes aux

plus anciens, et enfin de ne plus envoyer de leurs éludes

qu'une fois par an.

i. il ival. in- en 1729, et qui se lit plus tard une

line réputation par un portrait \V.

• Intoine Bridan, né en 1730, pensionnaire de-

°284 l'académie du frange a rome.

d'un petit modelle d'enfant qu'il a reçu de luy, dont il étoit très satisfait. De tous les éloges qu'il luy fait, celuy qui flatte le plus le jeune artiste est dans l'endroit de la lettre où cette Éminence dit que vous en avez été contant. Je ne peux vous dire, Monsieur, que beaucoup de bien de ce pensionnaire ; outre son talent, il se conduit d'une manière en tout la plus irréprochable.

27 février 1760.

Le s1' Allegrain, sculpteur, auquel vous avez accordé une chambre à l'Académie, part dans deux ou trois jours pour s'en retourner en France. Ce jeune homme ne jouit pas d'une bonne santé ; c'est ce qui l'oblige à aller prendre l'air natal. C'est un garçon d'une très bonne conduitte et fort sage : il a fait des progrès dans son art ; j'espère qu'il se rendra digne de méritter vos bontés.

4 juin 1760.

M. l'abbé de Saint-Nom vient d'arriver de Naples avec le s*' Robert (qu'il avait emmené). Les études qu'il a faites, dans ce païs-là me font grand plaisir. Ils ont parcouru' tous les environs, et n'ont rien négligé pour mettre à profit leurs fatigues. Ce pensionnaire ne peut que tirer de 1res grands fruits de cette promenade.

CORRESPONDANCE DES DIRECTEURS. 'ISït

27 aoûl 1760.

M. l'abbé de Saint-Nom est depuis un mois et demi à Tivoli avec le pensionnaire Flagonard, peintre. Cet amateur s'amuse infiniment et s'occupe beaucoup. .Notre jeune artiste fait de très belles études, qui ne peuvenl que luy être très utilles et luy faire beaucoup d'honneur. Il a un goût très piquant pour ce genre de paysage, où il introduit des sujets champestres qui luy réussissent. Le s1' Robert va aussi toujours très bien. Le srChapile], architecte \ m'a fait voir dernièrement un fort beau dessain d'un projet de palais pour placer les Beaux-Arts, mis en perspective, qui fait un très bel effet. Ces! un sujet de méritte. Les autres vont bien aussy, et l'émulation règne parmy eux.

18 mars 1761 .

J'ay fait part aux srs Flagonard et Monet de ce que vous voulez bien leur accorder la continuation des prérogatives de pensionnaire jusqu'à l'arrivée des nouveaux : ils vous sont infiniment obligés de votre bonté. Le sr Flagonard est bien près de son départ. M. l'abbé de Saint-Nom, toujours porté à rendre service à ce pension-

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