ADMISSION DES ÉTRANGERS AUX SÉANCES
Ce règlement, déjii plus large que celui qui l’avait précédé, eut le sort de bien des constitutions. Il n en reste que le souvenir.
Aujourd’hui, l’Académie des sciences poursuit ses tra-
Académicien, par Pigal {Charivari, 1833).
vaux avec le calme convenant à la nature de la mission qu’elle est appelée fi remplir, mais ses séances sont redevenues publiques.
La Presse, comme partout ailleurs, y est largement représentée; c’est à Arago qu’on doit celle véritable révolution
l/ACADÉMIIi DES SCIENCES
academique. Sans dislinclion d’micime sorte, on peut pénelier dans le sanctuaire. Est-ce un bien, est-ce un mal? Nous ne saurions le déterminer. L’intervention du journalisme a procuré aux travailleurs, une publicité régulière qui
S’exerçant devant sa glace à poser sa candidature au fauteuil academique, par Cliam {Charivari, 1867).
leur manquait et dont l’utilité est reconnue, mais il nous semble que sa présence n’a rien ajouté au respect professé autrefois pour la docte assemblée. La caricature elle-même s’est emparée de plusieurs des membres de l’Académie. Ce sont tout naturellement les plus en vue qui sont le plus lourdement frappés.
JJans les journaux scientifiques, les élections sont discutées souvent avec vivacité, quelquefois avec aigreur. Comme on obéit