LE BUDGET DE L’ACADÉMIE
A l’acacléinicien chargé de la Connoissance des tems. 800
A l’acadéinicien chargé de faire les extraits pour
l’Académie des inscriptions et helles-lettres 800
Au Bibliothécaire ^>00
Indemnité au C. Brisson 600
0 petites pensions de 500 3 000
Au dessinateur 300
Au graveur 300
Aux Haussard, graveuses 300
A l’huissier de l’Académie 1 000
Au garde du cabinet 500
Gratification au commis du Secrétaire 150
Dépenses courantes, y compris les frais de bureau du
Secrétaire et du Trésorier 2 800
Frais d’expériences 16 000
Jetons ou droits de présence 13 120. 10.
Prix fondé par l’Assemblée nationale 1 200
Le décret du 20 août 1790 n’accorde que 94- 658. 10.
Ainsi l’Académie se trouve annuellement en déficit de 712 livres.
Elle se trouvera même en 1793, à découvert d’une somme plus considérable, parce qu’elle a accordé une gratification extraordinaire de 350“’^ à Fattory; quelle supporte depuis 1792, le loyer du C. Le Monnier, astronome, qui n’était point entré dans le calcul de ses dépenses; enfin, qu’elle aura à payer les frais de dessin et de gravure, qui, précédemment, étaient à la charge de l’imprimerie de l’Académie.
Nous ignorons la suite qui a été donnée aux réclamations que la constatation de ce déficit a nécessairement entraînées.
En regard de ces derniers budgets, on nous permettra de donner celui qui est affecté aujourd’hui aux services de l’Académie des sciences. Le voici :
1® Les membres de l’Académie sont répartis dans les onze sections qui la composent à raison de six membres par section. Les deux Secrétaires perpétuels ne font partie d’aucune section particulière; l’Académie des sciences est donc composée de soixante-six membres titulaires et de deux Secrétaires perpétuels. Chacun de ces soixante-
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huit membres reçoit une indemnité de 1500 francs,
soit 102 000 Irancs.
2° En dehors des membres titulaires, il existe, depuis 1810, une classe de 10 académiciens libres qui ne perçoivent d’autre indemnité que les droits de présence. Pour cet objet, il a été réservé une
somme de 300 francs par membre, soit 3 000 —
3" L’indemnité attribuée à cbacun des Secrétaires
perpétuels est de 0000 francs, soit 12 000 —
4" L’Académie reçoit, en outre, pour la publication de ses Mémoires et pour la publication de ses
Comptes rendus une somme de 54 000 —
5” La publication fies Mémoires des savants étrangers bénéficie d’une allocation de 14 000 —
6“ Outre cette première allocation, les Savants étrangers sont inscrits, à l’Imprimerie natio-
nale, au crédit des publications gratuites, pour
une somme de 4 000
Mais ce dernier crédit ne peut être employé que dans le cas où celui de 14 000 francs se trouverait
dépassé. S’il n’en est pas fait emploi dans l’année même, il fait de plein droit retour au Trésor.
7® Enfin, le budget prévoit encore la dépense d’un prix s’élevant à la somme de 3 000 —
Le budget total de l’Académie des sciences est donc, en 1887, de 192 000 francs.
De tout temps, l’Académie des sciences n’a possédé pour l’expédition de ses affaires, pour la copie de ses rapports ou de ses procès-verbaux, et pour la garde de ses collections qu’un personnel extrêmement restreint.
En 1725, Pierre Couplet étant trésorier, ce personnel se composait uniquement d’un huissier : Lucas père, qui recevait des émoluments annuels de 500 livres, et d’un garde du cabinet : Fattori, qui touchait seulement 200 livres.
En 1750, Lucas mourait. Au moment de son décès, ses émoluments étaient de 800 livres; les appointements du garde des collections, Fattori, avaient été portés à 300 livres.
De 1759 à 1703, époque à lafpielle Lucas lils succédait à son père dans les fonctions d’huissier, M"’“ veuve Lucas était chargée des dépenses de l’Académie et produisait des mémoires qui sont conservés. A ce moment, Duffon était ti’ésorier et recevait,
lÆ l'.UDGET DE L’ACADÉMIE
pour frais généraux, l 000 livres; Gramljean de touchy émargeait la meme somme, sur kupielle il était terni de prélever eu faveur d’uu sieur llorcholles, des Irais de coiiies qui s’élevaient, en 17G1, n 127 * U’ ; en 1702, à 100*, et les années suivantes, à une somme de môme valeur, a très peu
Eu 1770, les appointements de Lucas étaient élevés a 900 ceux de Fattori à iOO-^; en 1790, et c’est là le chiflVe le plus élevé qu’ils aient atteint, les émoluments de Lucas étaient de 1000"’^ et ceux de Fattoid, qui avait alors quatre-vingt-deux ans, de 500
Alors Condorcet avait succédé à Grandjean de Fouchy comme secrétaire perpétuel ; il avait dû prendre un commis : Gardot, celui-là meme qui, plus tard, devint chef du secrétariat de l’Institut et y laissa les souvenirs d’un excellent administrateur; Cardot recevait une gratification de 150 livres.
Lavoisier, devenu trésorier, avait fait de même que Condorcet; il avait pour commis un nommé Bardou, mais il ne lui donnait pas d’appointements réguliers.
Le 22 juin 1793, Lucas, petit-fils du premier huissier de l’Académie, était adjoint à son père, sans qu’aucune allocation lui fût attribuée.
Tout cela est bien changé aujourd’hui, mais le personnel des bureaux de l’Institut est encore insuffisant quoiqu’on l’ait sensiblement augmenté. Chargé maintenant de l’expédition des affaires des cinq Académies, il se composait en 1885 d’un chef : M. Pingard; d’un chef adjoint : M. Pingard fils; de trois employés titulaires, de deux employés auxiliaires, de deux huissiers, de quatre garçons de bureaux, d’un portier et d’un homme de peine.
Les émoluments que ce personnel recevait sur le budget de l’Ftat s’élevaient à cette époque à la somme totale de 28 000 francs environ.
Fn 1880, les places de chef adjoint et d’homme de peine ayant été supprimées, ces traitements furent répartis entre le personnel existant. Aujourd’hui, le budget affecté au secrétariat de l’Institut est de 30000 francs en chiflres ronds.