‹ L'Académie des sciencesChapitre 33 sur 91 · cle voitures ou moyens de transport · texte numérisé non relu

cle voitures ou moyens de transport

Il — de serrures et cadenas.

11 — de métiers à fder, dévider et lisser.

9 cle tours en l’air, à l’archet, à guillocher et à portraits.

38 — concernant la construction de charpente, la coupe de

pierres, etc.

11 presses ou modèles relatifs à l’imprimerie.

Le 7 juillet 1807, il fut résolu qu’on offrirait au Muséum d’histoire naturelle tous les bocaux renfermant des préparations qui seraient de nature à l’intéresser.

Le 19 avril 1824, ces premiers sacrifices consommés, l’Académie des sciences décidait que les objets d’histoire naturelle, les anciens instruments d’astronomie et. les modèles de maebines, les idoles et les armes de sauvages, conservés encore dans les combles du dôme et dans les armoires du secrétariat, seraient déposés à l’Observatoire, au Muséum d’histoire naturelle, au Conservatoire des arts et métiers et à la Bibliothèque du roi.

11 fut également décidé que l’Académie ne conservei’ait que les instruments d’un usage habituel et qui pourraient être emp!oy(is par les académiciens dans leurs ex[)ériences de chaque joui’. On cxc,ej)tait aussi les cristaux diajdianes ([ui pouvaient servir aux expériences d’optiipie.

En réalité, l’Académie des sciences ne possédait plus que fort

peu de chose. Mais bien des diliicultés se iircsentèreiit alors dans la marche de ses travaux et quelques regrets furent exprimés au sujet de la perte des collections; en i 834, une commission était chargée d’examiner s’il ne serait pas convenable qu’on en formât de nouvelles.

Le 10 février, Arago, au nom de cette commission, composée de Poisson, Thénard, Dulong et Berthier, déclarait qu’il serait éminemment utile que l’Académie possédât un cabinet de physique où figureraient les instruments destinés aux leçons publiques, aux simples démonstrations, du moins tous les appareils qui peuvent être employés dans des recherches ; la Commission pensait aussi qu’une collection de minéraux où les académiciens chimistes, cristallographes, physiciens, trouveraient sur-le-champ les échantillons nécessaires à leurs expériences, contribuerait puissamment à l’avancement des sciences; elle croyait enfin qu’il serait utile qu’il y eût dans les bâtiments de l’Institut un petit laboratoire, où les commissions pourraient faire les essais destinés à les diriger dans les jugements qu’elles sont appelées à porter.

Les deux premières propositions formulées par la Commission, celles qui étaient relatives à la création d’un cabinet de physique et d’une collection de minéraux, furent adoptées et, le 30 juillet 1834, M. A.-C. Becquerel fut nommé conservateur de ces collections nouvelles.

Elles subsistèrent jusqu’en 1804, époque à laquelle l’Académie, par décision du 6 juin et avec autorisation ministérielle du 13 décembre, en fit don au Conservatoire des arts et métiers, au Muséum d’histoire naturelle, à l’Ecole des mines et à la Faculté de médecine. Un inventaire général fut dressé à cette occasion et déposé aux Archives.

Ün comprend quel sentiment a guidé l’Académie des sciences dans l’abandon qu’elle a spontanément consommé. La situation spéciale qu’elle occupe, l’exiguïté des locaux qui lui sont affectés, s’opposaient à ce que ses collections pussent être livrées au public; d’un autre côté, les laboratoires des grands établissements scientifiques lui sont aujourd’hui généreusement ouverts, et tous les moyens d’investigationdontilsdisposentsont ;i sa disposition; elle a donc préféré s’appauvrir elle-même et enrichir par cela même, dans des proportions vraiment considérables, les grands dépôts scientiliques que nous jiossédons et

LES COLLECTIONS

qui sont à juste titre considérés comme la plus belle et la i)lus utile de nos richesses nationales.

Depuis longtemps on s’entretient de travaux importants qui pourraient entraîner de grandes et utiles modifications dans rinstallation actuelle des Académies; des plans très étudiés ont

J. -J. Doutous de Mairan,

Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences (1740-1743), d’après le portrait de Cochin fils, gravé par Migar.

été préparés par le savant architecte du palais, M. G. Moyaux, à qui l’on doit déjà la difficile restauration du dôme central de l’Institut.

Si ces travaux sont exécutés, on peut espérer que le gouvernement saisira avec empressement l’occasion, qui lui sera ainsi ollérte, de doter les Académies d’une demeure plus vaste et mieux appropriée aux services multiples qui leur sont confiés.

L’ACAnfiMlK DES SCIEÎSCES

On trouvera plus loin l’organisalion de rinstitiil national. Ici nous voulons nous occuper uniquement de rAcadémie des sciences. On comprendra donc que nous terminions cette étude par la reproduction de son règlement actuellement en usage.

Ce règlement date du 19 mars 1803 et n’a jamais été modifié.

Lors du rétablissement des Académies, le 21 mars 1810, celle des sciences fut consultée à ce sujet et prit la résolution suivante, le 27 du môme mois :

L’Académie des sciences arrête à runanimilé que ses règlements actuels lui paraissent dictés par la raison cl l’expérience et qu’il est à désirer qu’il n’y soit fait aucune moditication.

En 1804, le l" août, à la suite d’une discussion approfondie, elle eut cependant la pensée d’apporter quelques changements à l’article IV, relatif aux élections de ses membres, et lit réimprimer un règlement renfermant une disposition nouvelle; le 21 novembre suivant, elle déclara supprimer cette réimpression. Le règlement de l’Académie est donc resté ce qu’il était en 1803, sauf pour ce qui regarde la nomination des membres composant les commissions administratives.

RÈGLEMENT INTÉRIEUR POUR LA CLASSE DES SCIENCES MATHÉMATIQUES ET PHYSIQUES DE l’iNSTITUT NATIONAL.

Article I, — La classe aura un président et un vice-président, choisis parmi ses membres. Elle nommera chaque année, dans sa séance de vendémiaire, cl à la majorité absolue, un vicc-présidcnl, prisallcrnalivement dans les sections malhématiqucs et dans les sections physiques.

Il sera président l’année suivante, et ne pourra être immédiatement réélu vice-président.

Article IL — La classe nommera chaque année dans la même séance et à la majorité absolue, un membre de la commission administrative, pris alternativement dans les sections mathématiques et dans les sections physiques. Il ne pourra être immcdialcmcnl réélu (I).

Article III. — Le président, le vice-président, les deux secrétaires perpétuels cl les deux membres de la commission administrative, formeront un comité chargé de l’emploi des fonds de la classe, de

(1) Celle disposilion a élé modifiée par l’carliclc 5 de l’ordonnance royale du 21 mars 1810, qui rend loujours rcéligihles les membres dos commissions administralives.

LE nEr.LEMKNT ACTUEL DE

L’ACADIÎMIE

■jr.

rimprcssion de scs onvrai;es cl de la lemie de scs séances

générales

et publicines.

Article IV.— Dans le mois qui suivra l’annonce de la vacance d’une place de membre ou d’associé étranger, la classe délibérera s’il y a lieu ou non d’élire, apres avoir entendu sur cet objet le rapport de la section dans laquelle la place sera vacante.

Si la classe juge qu’il n’y a pas lieu d’élire, elle délibérera de nouveau et de la même manière sur cet objet, six mois apres, cl ainsi de suite.

Lorsque la classe aura arreté qu’il y a lieu d’élire, tous les membres seront convoqués pour la séance suivante. La section dans laquelle la place sera vacante y présentera trois candidats au moins, dans l’ordre de préférence qu’elle leur accorde.

S’il s’agit d’un associé étranger, la classe nommera à la majorité relative, et pour tenir lieu de section, six membres, auxquels le président sera adjoint. Trois de ces membres seront pris dans les sections mathématiques et trois dans les sections physiques. Le mérite des candidats présentés par la section, et de ceux qu’elle pourroit avoir omis, sera discuté en séance secrète.

Dans la séance qui suivra cette discussion, pour laquelle les membres seront de nouveau convoqués, si les deux tiers sont présens, on procédera à l’élection par voie de scrutin individuel, sans

s’astreindre à aucune liste. Si le premier tour de scrutin ne donne point de majorité absolue, on procédera h un second tour. S’il n’en résulte point encore de majorité absolue, on procédera cà un scrutin de ballottage entre tous les candidats qui n’en auront point deux autres supérieurs en suffrages. On continuera ce scrutin de ballottage, toujours avec la même condition, jusqu’eà ce que l’on obtienne la majorité absolue. Si l’on parvient à une égalité de suffrages entre les candidats, l’élection entre eux seuls sera remise à la séance suivante, pour laquelle il y aura une convocation nouvelle. Si les deux tiers des membres ne sont pas présens à la première séance indiquée pour l’élection, les membres seront convoqués de nouveau pour la séance suivante, et il suffira, pour procéder à l’élection, de la majorité des membres de la classe.

Art. V. — Le mode d’élection qui précède sera suivi pour une place de secrétaire, avec la différence que la classe ne délibérera point s’il y a lieu ou non d’élire. Pour tenir lieu de section, la classe nommera, à la majorité relative, six membres pris dans la division dans laquelle la place sera vacante, cl auxquels le président sera adjoint.

Art. VI. Les correspondans seront élus par un scrutin individuel; et, dans le cas où le premier tour de scrutin ne donnera point de majorité absolue, on procédera à un second tour où il suffira de la majorité relative. Les correspondans pourront être choisis parmi les savants nationaux cl étrangers.

^ Art. VIL — Tout membre qui s’absentera plus d’une année sans 1 autorisation de la classe sera censé avoir donné sa démission (1).

Art. VIII. — Sur le traitement de chaque membre de la classe, 300 francs seront prélevés pour les droits de présence.

Art. IX. Les seuls membres et associés de l’Institut en porteront le costume.

Certifié conforme à la délibération de la 1^' classe de l’Institut.

Signé : Chaptal, président.

Le Premier Consul a donné son approbation au Règlement ci-dessus.

Par ordre :

Le secrétaire d’État,

Signé : Hugues-B. Maret.

Le 28 ventôse an XI (19 mars 1803).

Extrait du procès-verbal de la séance du 15 floréal an XI

(5 mai 1803).

La classe des sciences physiques et mathématiques, convoquée extraordinairement pour délibérer sur l’indemnité, arrête ce qui suit :

Art. P''. Sur la somme annuelle de 1500 francs, assignée pour chacun des membres de l’Institut par l’art. XI de l’arrêté du gouvernement du 3 pluviôse an XI, il sera distrait une somme de 300 fr. pour former le fonds du droit de présence accordé à chaque membre de la classe des sciences physiques et mathématiques qui assistera aux séances générales et publiques, et aux séances particulières de la classe.

Art. IL Le droit d’assistance des absens accroîtra à ceux qui seront présens à la séance.

Art. III. Nulle autre retenue que celle qui est fixée par l’article I" ne pourra être faite sur l’indemnité de 1500 francs.

La présente délibération sera soumise à l’approbation du Premier Consul par le président de la classe.

Signé : Chaptal, président.

Delamdre, secrétaire perpétuel.

Le Premier Consul a approuvé le présent règlement. A Saint- Cloud, le 19 floréal an XL

Par ordre :

Le secrétaire d’Etat,

Signé : I1ugues-B. Maret.

(1) Cet article n’a jamais été appli(iué.

LES SECRÉTAmCS DE L’ACADÉMIE

Les secrélaires de V Académie des sciences.

Le premier secrétaire de l’Académie des sciences, nommé directement par le roi en 10GG, fut l’oratorien Jean-Baptiste Duhamel; il conserva le titre de secrétaire perpétuel jusqu’en 1G07 et se retira; le dernier procès-verbal qu’il ait signé est celui du 4 septembre (i).

Duhamel, pendant le voyage qu’il fit à Aix-la-Chapelle et à Londres en 16G8, fut suppléé par l’abbé Galloys. Cette nomination provisoire, faite par le roi, est consignée au procès-verbal de la séance du 11 avril.

Fontenelle succéda à Duhamel, en 1G97, et signa les procèsverbaux à partir du 13 novembre; il donna sa démission le 14 décembre 1740 (2).

Le 20 décembre, l’Académie procédait h son remplacement. Dortous de Mairan était élu et démissionnait à son tour trois ans plus tard, le 23 août 1743.

Grandjean de Fouchy, appelé à lui succéder le 31 du même mois, conserva ses fonctions jusqu’au 10 mars 1773, époque à laquelle, sur sa propre demande, le roi, après avis de l’Académie, accorda à Condorcet « l’adjonction et la survivance à la place de secrétaire, l’intention de Sa Majesté étant qu’il succède à cette place dans le cas où elle viendrait à vaquer ».

Le 2G novembre 1791, Condorcet demandait à l’Académie de nommer un de ses membres pour le suppléer pendant la durée de la législature.

Fourcroy était élu pour une durée de trois mois.

Le 29 février 1792, llaüy succédait à Fourcroy.

Le 13 juin 1792, Cassini remplaçait Haüy.

Le 21 novembre 1792, Lalande succédait à Cassini jusqu’au moment où Condorcet rentrait en fonctions.

L’ancienne Académie ayant cessé d’exister, l’Institut fut créé sur des bases nouvelles, et les secrétaires furent élus conformément à loi du 15 germinal an IV (4 avril 179G), dont l’article 5 est ainsi conçu :

(t) Il ne nous a pas été possible de trouver le portrait de J.-Ii. Duhamel. Nous croyons qu’il n’existe pas.

(:2) Aucun procès-verbal ne jiaraît avoir été rédigé du 4 septembre au 13 novembre 1G'J7. G est donc entre ces deux dates qu’il convient de lixer la nomination de Fontenelle.

,r.liANUJHAN DE FOUCIIY

Secrétaire perpéluel de l’Acadéniie des sciences (1713-1773), d'après lui portrait peint appartenant à l’Observatoire de Paris.

fonclion.s pendant tin an et ne pourra êire réélu qii’nnc fois. La preniière fois, on nommera deux secrétaires, et l’iin d’eux sortira six mois après par la voie du sort.

Dans une .séance jtreparatoire, tenue liai’ la première classe

L’ACADfiMlE DES SCIENCES

Dans la première séance de chaque semesire, cliaenno des classes procédera à l’élection d’un secrétaire, de la même manière que pour l’élection d’un président. Chaque secrétaire restera en

LES SECnÉTAlRES DE L’ACAniïMlE

le 10 nivôse an IV, Giivicp, le plus jeune des membres présents, était aj)pelé à remj)lir les fonctions de secrétaire.

Lacépcde était nommé secrétaire et llaiiy vice-secrétaire.

LeO floréal an IV, L acépèdeetProny étaient nommés secrétaires. Le l'"' vendémiaire an V, le sort décidait que Lacépède cessait d’ètre secrétaire; il était réélu.

J. -A. -N. Caritaï de Condorcet,

Secrétaire perpétuel tle l’Académie des sciences (1773-17Ü3), d’après le portrait de Leniort, gravé par A. de Saint-Aubin.

Le 1" germinal an V, Prony était réélu.

Le 1" vendémiaire an VI, Lassus était nommé ;'i la place de Lacépède.

Le 1" germinal an VI, Lcfèvrc-Gincau était nommé ;\ la place de Pi’onv.

Le 1" vendcnii.aire au VH, Lassus était réélu.

Le i" germinal an Vil, Lc(èvrc-(J ineau était réélu.

Le 1" vendémiaire an Vlll, Cuvier était nommé à la place de Lassus.

IW L’ACADKMIE DES SCIENCES.

Le L'' germinal an YIII, Delambre était nommé à la place de Lefèvre-Gineaii.

Le 1““’ vendémiaire an IX, Cuvier était réélu.

Le L’’ germinal an IX, Delambre était réélu.

Le i" vendémiaire an X, Lacépède était nommé à la place de Cuvier.

Le 1" germinal an X, Lacroix était nommé la place de Delambre.

Le 7 vendémiaire an XI, Lacépède était réélu.

La loi du 3 pluviôse an XI (23 janvier 1803) restitua aux fonctions de secrétaire le caractère qu’elles avaient avant 1793.

L’article 2 de cette loi est conçu dans les termes qui suivent :

La première classe nommera, sous l’approbation du Premier Consul, deux secrétaires perpétuels, l’un pour les sciences mathématiques, l’autre pour les sciences physiques. Les secrétaires perpétuels seront membres de la classe, mais ne feront partie d’aucune section.

Le 11 pluviôse, Delambre était élu secrétaire perpétuel pour les sciences matbématiques, Cuvier était élu secrétaire perpétuel pour les sciences physiques.

Le 18 novembre 1822, Fourier succédait à Delambre, décédé le 19 août précédent.

Le 7 juin 1830, Arago succédait à Fourier, décédé le IG mai.

Le 19 décembre 1853, Élie de Beaumont succédait à Arago, décédé le 2 octobre.

Le 3 novembre 1874-, M, Bertrand succédait cà Élie de Beau- I mont, décédé le 21 septembre. g

Le 9 juillet 1832, Dulong succédait cà Cuvier, décédé le 13 mai g

précédent. ^

Le 12 août 1833, Flourens succédait à Dulong, démission- p;

naire le 15 juillet.

Le 20 janvier 1808, Dumas succédait à Flourens, suppléé pendant une longue maladie par Coste, et décédé le 6 décembre 1807.

Le 9 juin 1884, .lamin succédait à Dumas, décédé le 11 avril.

Le 29 mars 1880, Yulpian succédait à Jamin, décédé le 12 février.

Le 18 juillet 1887, M. Pasteur succédait à Yulpian, décédé le 18 mai.

Page 1