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NOMINATIONS COMPLÉMENTAIRES

Leoendre Section des malhémaliqiies.

Delanibre ~

Vandermonde (1) Section des arts mécaniques.

Ferdinand Berthoud. .. . —

Messier Section d’astronomie.

Cassini (i) —

itochon Section de physique expérimentale.

Lefèvre-Gineau —

Pelletier Section de chimie.

Vauquelin —

Duhamel Section d’histoire naturelle et minéra-

logie.

Lelièvre — —

Lhéritier Section de botanique et physique végétale.

Ventenat — —

Cuvier Section d’anatomie et zoologie.

Richard — —

Pelletaii Section de médecine et de chirurgie.

Lassus — —

Gels Section d’économie rurale et art vétéri-

naire.

Parmentier — —

L’assemblée s’ajourne au lendemain 23 l'rimaire à six heures du soir.

Septième séance du 23 frimaire an IV (14 décembre 1795).

Le président a proclamé membres de l’Institut national, les citoyens :

1 Dcleyre Section de l’analyse des sensations et des

idées.

I Le Breton . — —

i Lakanal Section de morale.

Naigeon —

Garan-Goulon Section de science sociale et législation.

Baudin (des Ardennes). . — —

1 Talleyrand-Périgord — Section d’économie politique.

1 Bœderer

(1) Vandermonde, décédé, a été remplacé par Carnot, le 5 thermidor an V.

(2) Cassini, démissionnaire, a été remplacé par Jeaurat, le 5 nivôse an V.

ll'O l-OJJDAÏlON DK L’INSTITUT NATIONAL

üacier Section d’histoire.

Gaillard (I)

Gossellin Section de géographie.

llougainville

Domergue Section de grammaire.

DeWailly —

L’assemblée s’ajourne au lendemain 24 frimaire à six lieures du soir pour terminer les opérations du scrutin.

Huitième séance du Vi- frimaire an IV (15 décembre 1795).

Le citoyen Garat annonce à l’assemblée que le Directoire exécutif l’a nommé pour remplir la place donnée par erreur au citoyen Lévesque de Pouilly, mort depuis quelque temps. Il résulte qu’il reste une place à remplir dans la section de l’analyse des sensations.

On procède au scrutin, le président proclame le citoyen Cabanis, membre de l’Institut national pour la section de l’analyse des sensations.

On continue les opérations du scrutin nécessaire pour compléter l’DistiLiit national. En conséquence, le président proclame successivement membres de l’InsLiUit, les citoyens :

Langlès Section des langues anciennes.

Sélis — —

Collin d’ilarleville Section de poésie.

Fontanes —

Ameilhon Section des antiquités et monuments.

Camus — —

lienaud Section de peinture.

Taunay —

Holland Section de sculpture.

Dejoux —

Peyre Section d’architecture.

Raymond —

Grctry Section de musique et de déclamation.

Monvcl — —

(1) Gaillard, déniissionnairc, a été remplacé par hegraïul d’Aussy, le 5 prairial an VI.

OUCANISATION DE L’INSTITUT

Les noiuiiuiUons achevées, l’asseiiihlée arrêle f[ue sou president adressera an Ministre de rintériciir une liste de tous les ineinhres de l’Institut, en le priant de faire parvenir aux quatrevingt-seize membres nommés ])ar elle hi nouvelle de leur élection et l’invitation de se réunir, le 1" nivôse prochain à six heures du soir, dans le local qu’occupait l’Académie des sciences.

L’assemblée s’ajourne jusiiu’à cette époque.

Neuvième séance du i" nivôse an IV décembre 1705).

Les cent quarante-quatre membres de l’Institut national des sciences et arts se sont rendus à six heures du soir dans le local qu’occupait l’Académie des sciences.

Le secrétaire a donné lecture de la correspondance.

Après un discours étendu, lu par un membre de

l’Institut national (1), relativement au but et aux fonctions de cette Société, un autre membre propose de s’occuper à l’instant des règlements. Cette proposition donne lieu à une longue discussion qui se termine i)ar les arrêtés suivants :

L’Institut national arrête :

1” Qu’il sera nommé douze commissaires, quatre de chaque classe pour rédiger et proposer un plan de règlement; 3° qu’il sera nommé une commission de trois membres, un de chaque classe, pour s’occuper de tout ce qui est nécessaire à l’établissement total et aux travaux de chaque classe, tels que les livi'es, maebines, etc.; ‘î" que les classes de l’Institut s’assembleront cliaque décade à six heures du soir, dans l’ordre suivant ; la première classe, les primidi et sextidi; la seconde classe, les duodi et septidi; la troisième classe, les tridi et octidi; 4" que les douze commissaires chargés de présenter un plan dérèglement s’assembleront pour la première fois quartidi proebain.

On ])asse au scrutin ])Our leur nomination.

Les douze commissaires sont les citoyens :

1” classe.

2" classe.

3" classe.

lia])l;icc.

Damiou,

Chénier.

FonnToy.

Si(iyôs.

iMongez.

bacépède.

De liisle de Sales.

Villars.

Itoi'da.

Ili'égoire.

Düullée.

(I) Ct; discours est reslù inconnu, E. Maimouon.

FONDATION DE L'INSTITUT NATIONAL

On passe au scFulin pour rornicr la seconde couimissiou; les trois lucuibres élus sont les citoyens Charles, Ginj'néné et de Wailly.

Dixième séance du 15 nivôse an IV (5 janvier 1790).

Première lecture du projet de règlement de l’Institut...

L’Institut arrête que l’on fera trois copies du projet de règlement, que ces copies seront remises à chacune des classes pour qu’elles s’en occupent, qu’elles rédigent leurs observations dans les trois séances particulières et qu’elles les remettent ensuite à la commission des douze qui en fera l’examen et usage dans la séance de nonidi, afin que l’Institut, se rassemblant le décadi, puisse entendre la lecture du projet corrigé par la commission d’après les observations des trois classes.

Onzième séance du 25 nivôse an IV (15 janvier 1 790).

Fin de la lecture et adoption du projet de règlement.

Discussion sur la manière de présenter ce projet au Corps législatif.

L’Institut décide que la commission réglementaire avec le Président et le Bureau présenteront au Corps législatif le projet de règlement et une adresse.

Il est décidé que la même commission présentera au Directoire exécutif le titre du règlement concernant les fonds et les dépenses.

L’Institut se rassemblera octidi pour entendre la lecture de l’adresse.

Douzième séance du 28 nivôse an IV (18 janvier 1790).

Lecture du projet d’adresse proposé par la commission des douze.

Lecture d’une lettre du Ministi'e de l’intérieur, du 28, annonçant les démissions des citoyens Raynal, Silvestre deSacy, Paris, Cassini et Préville.

L’Institut arrête que la commission sera chargée de la

dernière rédaction de l’adresse.

OlU'.ANlSAtlON DK L’INSTITllî

Il îUTÔte, sur la proposition du riloycn Grégoire et de la comiiiissiou des douze, (pie le Président de rjiistitut ecrim au Président du conseil des Ciiiq-Ceiils ])our lui deiuander 1 admission de celte coniniission à sa barre et lui proposer le projet de

règlement.

Discours prononcé au conseil des Cinq-Cents, le 1" pluviôse an I V

(^1 janvier 1700). par Lacêpède, au nom de Vlnstüut national.

Nous venons, au nom de l’Insliliil nalional, vous présenter les règlemenls qui, au terme de la loi, doivent diriger sa marche. Amants de la liberté, nous avons cherché à écarter tontes les formes serviles des inslilulions monarchiques; partisans déclarés de la République, nous lui devons une éternelle reconnoissance, car, en laissant aux lettres toute leur liberté et tout leur éclat, elle rétablit entre les différentes familles des sciences et des arts cette douce fraternité qui lie toutes les classes de la société.

Nous jurons fidélité à cette alliance éternelle, contractée entre la science et la liberté. La liberté fera fleurir la science, celle-ci donnera un nouvel éclat à la liberté.

Les membres de l’Institut national nous ont chargés de prêter en leur nom, dans votre sein, le serment qu’ils prêtent en ce moment au milieu de leurs concitoyens ; Nous jurons haine à la royauté.

Réponse du Président du Conseil.

Le serment que vous venez de prêter comprimera à jamais les partisans de l’anarchie et de la royauté. Cette constitution méditée au 1 sein des orages, les encouragements donnés aux sciences et aux arts,

I au milieu du chaos de la pins grande révolution; ces découvertes ! utiles, qui, dans le court intervalle de quelques mois, nous ont fait I franchir l’espace de plusieurs siècles, tout annonce à l’nnivers que I les fondateurs de la République, en assurant d’une main l’éditicc I conslilntionnel, en écrasant de l’autre toutes les factions, n’ont pas I néanmoins négligé les sciences et les lettres.

Pour eux, la Républiipie a été assise sur deux bases indestructibles, la victoire et la loi; une troisième base reste encore, l’instruction luibliqiie; ils vous délèguent le soin de la poser. C’est à vous à propager les lumières, à inspirer par votre conduite et par vos écrits l’amour de la liberté, la haine de la royauté ; car les arts, les sciences et les lettres n’ont pas de plus grands ennemis (pie le sceptre (pii courbe et qui avilit.

l'üiNDATlON DK L’INSTITUT NATIONAL

RÈGLEMENT DE L’INSTITUT NATIONAL Loi du 15 germinal an IV (4 avril ITOO).

Résolution du 25 ventôse an IV (15 mars 1700). — Le Conseil des Cinq-Cents, apres avoir entendu le rapport de sa commission créée pour examiner le projet de règlement de Tlnslitut national des sciences et des arts, ainsi que les trois lectures failes les 19 pluviôse, 3 et 25 ventôse.

Déclare qu’il n’y a pas lieu à rajournement.

Le Conseil, après avoir déclaré qu’il n’y a pas lieu à ra journement, prend la résolution suivanle :

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