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CHAPITRE II

La première séance publique tenue par rinstitut national au Louvre. — Disposition de la salle des Cariatides. — Discours du président du Directoire. — Discours de Daunou. — Pièces qui ont élé lues dans cette séance. — Loi du 29 messidor an IV qui accorde une indemnité aux membres de l’Institut. — Arrêté de l’Institut, du 19 thermidor an IV, relatif à la répartition de l’indemnité. — Règlement intérieur de l’Institut national du 19 thermidor an IV. — Arreté du 5 prairial an IX relatif à l’organisation des séances publiques. — Ordonnance royale du 21 mars 1810, rétablissant les Académies. — Règlement du 19 juillet 1848 pour les réunions générales de l’Institut.

Dès le 15 ventôse an IV (5 mars 1796), ITnstiliit, conformément à l’article IV de son règlement, se préoccupait de sa première séance publiriue et la fixait au 15 germinal suivant (4 avril); une commission composée de Fourcroy, Lacépède, Baudin (des Ardennes), Rœderer, Fontanes et Leblond était cbargée d’organiser cette séance à laquelle on désirait donner un éclat particulier. Le 25 ventôse, Daunou était élu au scrutin pour y prononcer le discours d’ouverture, et le 5 germinal, Gondoin, Mentelle et Gels étaient chargés de surveiller tous les détails d’exécution de la solennité qui se préparait.

Nous trouvons dans un ouvrage publié en l’an Vil, sous le titre: Annales de la République française, et que nous croyons de toute rareté, quelques renseignements extrêmement intéressants sur la cérémonie qui nous occupe et sur la distribution de la salle dans laquelle elle eut lieu.

« Cette séance, dit l’auteur anonyme de l’ouvrage que nous citons, s’est tenue au Louvre dans la ci-devant .salle des Anti(pics(I). Cette belle salle n’étoit jusqu’à présent d’aucun

(1) Cette salle est celle (pii porte aujourd’hui le nom de salle des Cariatides.

PREMIÈRE SÉANCE PE L’iNSTITUT NATIONAL Le 15 Germinal, aa IV de la Uepublique.

LA IMUiMlÈini SÉANCE DE L’INSTITUT

usage. Les antiques y étoieiit déposées ou plutôt entassees sans ordre, et ne j)Ouvoient servir ni pour la curiosité ni pour l’élude. Elles ont été transportées dans une autre salle, ou, j)lacées dans un beau j'onr et (lisj)osécs dans un ordre lavorable, elles pourront désormais servir et pour rune et pour

l’autre.

(( La salle de l’Institut est un carré long. A l’iine des extrémités sont quatre cariatides du célèbre Goujon qui supportent une tribune. Ces chels-d’œiivre étoienl presque ignorés; ils

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