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CHAPITRE III

NAPOLÉON EMPEREUn

L’Institut félicite l’Empereur de son élévation au trône. — Réception de la députation à Saint-Cloud. — L’Institut quitte le Louvre pour entrer au palais des Quatre-Nations. — La Compagnie décide que la statue de Napoléon sera érigée dans la salle de ses séances. — Les statues de la Salle des Cariatides sont transportées dans la nouvelle salle. — Lettres de Cliampaguy. — Roland est chargé de l’exécution de la statue de l'Empereur. — Son inauguration. — Le chant lyrique d’Arnault et de Méhul. — Napoléon décide que la statue de Dalembert sera placée dans le palais des Quatre-Nations. — Lettre de Champagny à ce sujet. — Lettre de Napoléon relative à Lalande. — Les prix décennaux. — Les lauréats de ces prix. — Le prix sur le croup. — Les lauréats de ce prix. — L’arrêté du 13 ventôse an X sur le compte à rendre par l’Institut des progrès accomplis depuis 1789 dans les sciences, les lettres et les arts. — Décision de la Compagnie à ce sujet. — Rapports des quatre classes. — Illuminations du palais des Quatre-Nations, le 2 avril 1810. — Montalivet adresse à l’Institut les décrets relatifs au monument du mont Cenis. — Dispositions prises pour satisfaire à ces décrets. — Abdication de Napoléon. — Départ pour l’ile d’Elbe. — Retour à Paris. — Lettre de Carnot à l’Institut. — Napoléon donne sa démission de membre de la première classe. — Lettre de Carnot à son président. — Les prédécesseurs de Napoléon à l’Académie des sciences. — Ses successeurs.

Le lendemain de la proclamation de l’Empire, le 29 floréal, l’Institut prenait la résolution suivante :

L’Institut national, convoqué par le président du trimestre pour délibérer sur les démarches qu’il serait convenable de faire à l’occasion de l’élévation du Premier Consul à la dignité impériale, arrête qu’il ira en corps présenter cà l’Empereur ses hommages et ses félicitations et que le Bureau écrira au préfet du palais pour le prier de prendre les ordres de Sa Majesté impériale à ce sujet, et de lui faire connaître le jour et l’heure auquel l’Institut pourra être admis à l’audience.

NAPOLÉON EMl'EHEUH

La ilépolatioii do rfnstitul se rcndiL à Sainl-Cloiul le 21 prairial an XII (10 juin 1804) et fut introduite dans la galerie pendant que Napoléon entendait la messe ;’i la chapelle; à l’issue de la cérémonie religieuse, l’Empereur s’étant approché du lieu où la députation l’attendait et où s’étaient réunis l’Architrésorier, le Ministre de l’intérieur et plusieurs sénateurs, tous membres de l’Institut, le Président lui dit : « Sire, les bureaux réunis des quatre classes de l’Institut national viennent oflrir à Votre Majesté impériale les hommages et les félicitations de l’Institut; son respect et son dévouement sont sans bornes. Si Votre Majesté daigne en accueillir favorablement les assurances, nos vœux sont remplis. »

Au même moment et conformément au cérémonial qui lui avait été indiqué, le Président remit à l’Empereur le discours qu’il avait préparé; Napoléon, en le recevant, répondit : « J’accepte avec satisfaction les sentiments que vous m’exprimez au nom de l’Institut national, et j’en reçois avec plaisir les assurances de la part d’un Président aussi distingué et de toutes les personnes qui composent la députation. »

Après ces quelques paroles, il s’entretint avec plusieurs membres des questions relatives aux travaux de la Compagnie et se retira.

Désireux alors de saluer l’Impératrice, le Président fit demander au préfet du palais la faveur d’être reçu par elle; mais Joséphine était indisposée et fit répondre qu’elle assurait l’Institut du regret qu’elle éprouvait de ne pouvoir recevoir l’expression de ses vœux.

De retour à Paris, l’Institut consigna dans les procès-verbaux de ses séances les deux discours que les circonstances ne lui avaient pas permis de prononcer. Ils sont ainsi conçus :

A Sa Majesté l’Empereur.

L’Institut national vient mêler ses vœux et ses félicitations aux acclamations de tous les Français ; il vient déposer aux pieds de Votre Majesté impériale l’hommage de son inviolable dévoûment et de sa respectueuse reconnaissance.

La France était ensevelie sous ses propres ruines, votre génie l’en a retirée. Vous l’avez replacée au rang qui lui appartenait et auquel il paraissait qu’elle n’avait plus le droit de prétendre; son culte, ses lois, ses institutions salutaires qu’un torrent dévastateur avait en-

2fi4. ItONAPARTK MEMBRE DE L’INSTITUT NATIONAL

gloulis, VOUS avez paru, et elle les a recouvrés. Ainsi ont été réparés comme par un encliantement magique, des maux qu’il semblait que le temps seul dût faire oublier, le temps qui rétablit toujours avec lenteur, alors même qu’il détruit avec la rapidité de la foudre! Ainsi V. M., par ses triomphes et par sa sagesse, a rendu aux Français une patrie, rétabli l’équilibre dans l’Europe, donné au monde le rare exemple d’un héros bienfaiteur de l’humanité.

Rassis sur ses antiques bases et rappelé aux plus beaux jours de son histoire, l’Empire français a dû réclamer pour lui-même et pour son chef le titre conquis autrefois, non moins par les vertus et le génie que par les armes elle triomphe du petit-fils de Charles Martel. Si cette nouvelle époque, à jamais mémorable, en resserrant les liens qui unissent les destinées de cet Empire à celles deV.M. assure à la France l’avenir le plus heureux, elle est aussi pour les lettres, les sciences et les arts, le gage certain d’un cours non interrompu de succès et de gloire ; enrichis de vos innombrables trophées, vivifiés par le génie de V. M., encouragés par les constants effets de sa puissante protection, ils réuniront aussi tous leurs efforts pour contribuer à l’illustration de son règne et à la gloire de l’Empire : les siècles des héros furent toujours ceux des talens et du génie.

Puisse V. M. 1. jouir longtemps du bonheur des Français, qui est son ouvrage et l’unique objet de son infatigable sollicitude.

A Sa Majesté l’Impératrice.

Madame, il n’est point pour l’Institut de privilège plus flatteur ni de plus douce récompense que l’honneur d’être admis à offrir à notre auguste monarque et A V. M. I. l’expression de son respect et de son inviolable dévoùment. Mais si en approchant du chef de l’Empire, il est difficile de se défendre du trouble religieux qu’inspire l’éclat du trône, et plus encore la présence d’un héros, auprès de vous. Madame, la confiance et la reconnaissance sont les seuls sentimens que font naître les grâces et la bonté avec lesquelles vous daignez accueillir l’hommage de nos sentimens.

Permettez-nous donc d’associer V. M. I. aux vœux et aux félicitations dont nous venons de porter l’expression à S. M. l’Empereur. Puisse la félicité publique qui est l’unique objet des soins de votre auguste époux et son plus beau titre à la gloire, faire longtemps son bonheur et celui de V. M. Impériale.

L’Empire fut presque immédiatement reconnu par l’Autriche, le Portugal , le Danemark, la Bavière, l’Espagne, la Prusse et la Toscane. A partir de ce moment, ses actes olliciels portèrent la

NAPOLÉON EMPEREUR

formule célèbre: « Napoléon, parla grâce de Dieu et les constitutions de la République, Empereur des Français, etc. »

La cérémonie du sacre, dans laquelle fut déployé un luxe jusqu’alors inconnu, eut lieu le il frimaire an XIII (2 décembre I80i).

Cette fois, l’Institut ayant été reçu le 20 frimaire (11 décembre) en audience solennelle, le Président de la Compagnie adressa à l’Empereur le discours qui suit :

Sire, l’Institut national vient avec empressement féliciter Votre Majesté Impériale et lui renouveler, dans cette auguste circonstance, les sentimens d’amour et de respect qu’il lui a voués à jamais.

Ces sentimens, communs à tous les bons Français, sont inaltérables, parce qu’ils ont pour base vos vertus, la gloire de vos armes et les grands services que vous avez rendus et que vous ne cessez de rendre à la Patrie. Vos victoires ont agrandi le nom français; vous avez calmé les factions, rétabli l’ordre et la paix, et nous respirons enfin après tant de discordes et de malheurs; que de titres à notre reconnaissance et à notre dévoûment! Poursuivez, Sire, votre glorieuse carrière, tous les amis de la tranquillité publique n’auront qu’une volonté, qu’une seule âme pour seconder vos vastes projets, et la France, gouvernée par vous, deviendra la plus heureuse comme la plus puissante des nations. Puisse son génie tutélaire veiller sur vos destinées et vous accorder de longs jours! C’est l’unique vœu qu’il nous reste à former. Tout ce qui est beau, grand et juste sera protégé, encouragé par vos lois, et celui qui a voulu que son nom restât inscrit sur la liste des membres de l’Institut sera le plus ferme appui des sciences et des lettres; elles fleuriront sous votre empire dont elles ont déjà ressenti les bienfaits, leur génie se ranimera à votre voix, et elles reprendront encore un nouvel essor. Elles consacreront vos grandes actions dans la mémoire des hommes, et les beaux-arts ajouteront des guirlandes à vos trophées.

A ce discours, l’Empereur répondit :

J’agrée les sentimens que le Président de l’Institut national me témoigne. Je me fais gloire d’être membre de ce corps célèbre. Toutes les fois que j’ai assisté à ses séances, j’ai eu occasion de me convaincre des talens et du bon esprit de ceux qui le composent. Je vous accorderai toujours la protection qui vous sera nécessaire pour maintenir la nation française dans l’état d’élévation où elle est parvenue sous le rapport des sciences, des lettres et des arts.

2(î(i l{ONAI'AIiTI.; MEMIÎHE DE l/FNSTITUT NATIONAL

Jlailrc çnlin ,ics destinas du pays, aveugle par des Iriomplies sans precedenis, Napoléon allait do nouveau' mettre la natn en armes, et une série de victoires, telle que n’en ollrit jamais

Gliapellc du collège Mazarin avant sa transformation.

riîistoire d’un peuple, clevaiL répondre aux puissants efforts de nos armées.

Profondément reconnaissante du décret du 29 ventôse an XIII (20 mars 1805), par lequel Plnstitiit national, obligé de renoncer

NA1>0LÉ0N EMl'EHEÜK

la jouissance des locaux qu’il occupait au Louvre, recevait le palais des Qualre-N allons pour lieu de son installation d abord provisoire, puis définitive; saisie d’ailleurs d’admiration et transportée d’un patriotique enthousiasme, la Compagnie cherchait les moyens d’exprimer hautement les sentiments dont elle était pénétrée.

Une séance extraordinaire avait lieu le 7 brumaire an XIV (29 octobre 1805), dans laquelle le Président demandait de « nommer une commission qui serait chargée de rédiger une adresse à S. M. l’Empereur et roi pour le féliciter sur la continuité de ses victoires et les merveilles qu’elle a opérées en quelques instants » .

Un membre proposait alors un moyen plus durable d’affirmer la erati tilde de l’Institut et demandait d’élever la statue de

l’Empereur dans le nouveau local que disposait déjà l’éminent architecte Vaudoyer.

Cette proposition ayant été adoptée par acclamation, l’adresse qui suit fut rédigée séance tenante ;

Sire, transporté de reconnaissance autant que d’admiration pour les nouveaux prodiges que la France doit à votre courage et à votre génie, l’Institut vient demander à Votre Majesté qu’elle lui permette d’élever un monument public et durable des sentimens dont il est pénétré.

II désire que votre statue décore la grande salle du palais que V. M. vient de lui accorder.

Comme citoyens, comme Français, nous célébrons avec tous nos compatriotes, le restaurateur, le législateur, le défenseur de l’Empire, mais les membres de l’Institut doivent un hommage particulier au prince qui encourage les sciences par son exemple, les lettres par ses conseils, les arts par ses bienfaits; au général qui, au milieu du tumulte des armes, maintient le repos dans les asiles consacrés à l’étude; au guerrier dont le bras puissant préserve les nations civilisées d’une nouvelle irruption de l’ignorance et de la barbarie.

Nous disons plus, les hommes éclairés du monde entier partagent ce devoir avec nous, ils nous rendent tous cet hommage dans le cœur et nous envient le bonheur de le rendre avec éclat.

C’est au milieu des images de nos grands écrivains et de nos grands artistes que nous voulons placer la vôtre. Leurs mânes se plairont à l’y contempler. Plus heureux que les sages de l’antiquité, leurs ouvrages ne seront ni détruits ni mutilés; le flamheau qu’ils ont allumé ne sera point éteint par des harhares ; sa lumière se main-

268 lîONAPARTE MEMBRE RE L’INSTITUT NATIONAL

tiendra toujours vive et pure, et ce sera en grande partie au bonheur (le vos armes qu’ils seront redevables de la durée de leur gloire, et la postérité de celle de leurs bienfaits.

Pour nous, faibles émules, mais disciples fidèles de ces grands hommes, la faveur que nous demandons aujourd’hui à V. M. sera pour notre zèle un encouragement sans cesse renaissant; si l’aspect de ces inimitables modèles nous décourage quelquefois en nous rappelant trop combien nous avons lieu d’envier leurs talens, le vôtre nous ranimera en nous rappelant à son tour combien ils nous eussent envié notre héros.

Cette adresse fut présentée par l’Institut à Joseph Bonaparte; dans cette circonstance le Président prononça les paroles suivantes :

Monseigneur, nous avons l’honneur de présenter càV. A. I. l’adresse de félicitations que l’Institut, dans une séance extraordinaire, a votée unanimement pour Sa Majesté l’Empereur et Roi. L’éclat des nouveaux triomphes dus au génie de votre auguste frère et à son incomparable activité, rejaillit sur tous les Français, mais particulièrement sur le Prince qui, en touchant de plus près au trône, ne se distingue pas moins par ses vertus que par son rang, et dont nous avons l’avantage de voir le nom orner la liste de nos membres. Nous espérons donc. Monseigneur, qu’à ce double titre vous voudrez bien agréer l’hommage de l’Institut, et transmettre l’expression de nos sentimens au héros qui a si bien mérité de la France et qui rendra bientôt à l’Europe cette paix que deux fois elle a dû à votre sagesse et à vos talens.

Le 10 nivôse an XIV (31 décembre 1805), l’Institut, réuni extraordinairement, décidait que, contrairement aux termes de son arrêté du 19 thermidor an IV (6 août 1796), les frais de la statue de l’Empereur seraient acquittés par une retenue faite sur le traitement de ses membres, et chargeait Philippe-Laurent Roland, membre de la classe des beaux-arts, de son exécution.

Portant aussi son attention sur la décoration artistique de la salle qui allait recevoir cette statue et désirant lui donner une physionomie digne de ses destinées futures, l’Institut s’occupait d’y réunir les œuvres qui ornaient l’ancienne salle de ses séances publiques, celle qu’on désigne aujourd’hui au Louvre sous le nom de salle des Cariatides. Bien des difficultés se présentaient pour que ce projet pût recevoir son exécution; bon-

27Ü BONAPAUTE MEMBRE DE L’INSTITUT NATIONAL

laine et Percier, charges des transformations qui se préparaient, exprimaient le désir de conserver au Louvre les belles statues de Montaigne, par Stouf ; de Molé, parGois; de Montesquieu, par Clodion; de Rollin, par Félix Lecomte; de Montausier', par Mouchy; de Molière et de Corneille, par Caffieri; de Poussin et de la Fontaine, jDar Julien; de Pascal, par Aug. Pajou et de Racine, par Roizot; de son côté, l’Institut considérait ces œuvres comme lui appartenant à bien des titres. Plusieurs démarches lurent tentées de part et d’autre, à la suite desquelles Regnaud de Saint-Jean d’Angély, président de la Commission administrative de l’Institut, communiquait, le 4 février 180G, la lettre suivante donnant pleine satisfaction aux vœux de la Compagnie ; cette lettre était adressée par Champagny :

M. le Président, l’Institut conservera les statues dont sa salle est décorée, Sa Majesté me charge de lui en donner l’assurance. Elle n’avait songé à en disposer que parce qu’elle supposait qu’elles devaient rester dans un local que l’Institut abandonne et qui reçoit une autre destination. L’Empereur mettait du prix à les avoir sous les yeux et à les mettre sous les yeux du public. Il les avait considérées avec intérêt. Il avait surtout été Rappé de retrouver dans Racine ce caractère de grandeur et de finesse, de beauté noble et délicate, de grâce et de sensibilité qui distingue ses écrits. Mais du moment où je lui ai fait connaître le vœu de l’Institut, Sa Majesté, regardant comme le patrimoine de ce corps ces monuments élevés à la mémoire des grands hommes qui ont honoré les Académies auxquelles il succède, a consenti à lui laisser ces trophées de sa gloire ; ainsi l’Institut ne cessera d’avoir sous les yeux ses héros et ses modèles. Sans doute la possession des statues de ces grands hommes lui deviendra plus précieuse, en la regardant comme un témoignage d’estime de celui qui les donne. Je ne peux que me féliciter d’être, dans une pareille occasion, l’interprète des sentiments et des volontés de S. M. l’Empereur.

Champagny.

Le 13 du même mois, l’Institut recevait également de Champagny une lettre conçue dans les termes suivants :

J’ai mis sous les yeux de S. M. l’Empereur et Roi les délibérations de l’Institut ayant pour objet l’érection d’une statue dans le local des séances de ce corps et aux frais de ses membres. Si Sa Majesté a vu avec satisfaction cet hommage de la première société littéraire et savante de l’Europe, à qui il appartient, autant que des

NAPOLEON EMPEP.KUli

conteinpopiiiiis peuvciil le faire, de devancer le jiigemenl de la i)OStérité, elle a été encore pliis-louchée de celle preuve d’allacliemenl de la pari de ceux ilonl elle aime à se dire le collègue, el pour qui les relalions qirelle a eues à ce lilre, avec eux, lui onl inspiré une esliinc parliculière. Elle consenl donc à l’exéculion de celle délibéralion de l’Inslilul qui lui donne l’assurance que des hommes dislingués par leurs lalenls el leurs lumières sonl aussi de bons ciloyens el des sujels fidèles et dévoués. Elle me charge de le faire connaîlrc à rinslilul, et en m’acquittant de celle honorable commission, j’ai à m’applaudir d’êlre l’interprète des sentiments d’eslirae et de bienveillance dont Sa Majesté honore l’Institut, el d’avoir une telle occasion de vous renouveler. Monsieur le Président, l’assurance de ma considération et de mon attachement.

Champagny.

En possession de cette autorisation régulière, Roland se mit immédiatement à l’œuvre et termina sa statue au mois de septembre 1807. L’inauguration en eut lieu le 3 octobre suivant dans la séance tenue par la classe des beaux-arts pour la distribution des grands prix de peinture et sculpture.

Le Conservatoire de musique, spécialement convoqué pour la circonstance, y exécuta le chant lyrique suivant, dont Arnault avait composé les paroles et dont la musique était due à Méhul :

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