‹ L'Accès des Gros Vaisseaux de la Base du CouChapitre 6 sur 13 · CONSIDERATIONS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS ANATOMIQUES

Les vaisseaux profonds de la base du cou cheminent dans la région carotidienne et dans la région sus-claviculaire. La clavicule forme là comme un rempart qui les protège contre les traumatismes, elle constitue un obstacle en cas d'intervention. |

Nous trouvons:

1° Dans la région carotidienne :

L’artère et la veine sous-clavière ; L’artère carotide primitive ; La veine jugulaire interne.

2° Dans la région sus-claviculaire :

L’artère sous-clavière qui appartient à cette région plus encore qu’à la précédente ; La jugulaire interne ; La veine sous-clavière.

Dans ces deux régions de l’anatomie topographique, ces vaisseaux présentent des rapports importants entre eux et avec les organes voisins. Ces rapports diffèrent selon qu’on les envisage du côté droit ou du côté gauche.

Les vaisseaux sous-claviers ne font qu'apparaître dans la région carotidienne. La carotide primitive, au contraire, en constitue l’élément principal et lui donne son nom. Elle

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chemine dans une gaîne cellulo-fibreuse, épaisse, résistante, en compagnie de la veine jugulaire interne qui la recouvre en dehors, et du nerf pneumogastrique qui se loge dans l’angle postérieur formé par l’adossement des deux vaisseaux.

À gauche la carotide naît de l'aorte, à droite, elle naît du tronc brachio-céphalique.

À partir de l’articulation sterno-claviculaire les rapports deviennent analogues des deux côtés et on voit les vaisseaux pénétrer dans la partie inférieure de la région carotidienne, en cette zone dite zone dangereuse, à cause du voisinage des gros vaisseaux qui y cheminent.

Cette zone apparaît nettement lorsque, après avoir récliné le muscle sterno-cléïido-mastoïdien, on a devant les yeux un plan cellulo-graisseux divisé en deux parties inégales par le tendon intermédiaire de l’omo-hyoïdien. Audessous de lui est la zone dangereuse, celle dans laquelle on n’intervenait pas autrefois. La carotide primitive est cachée à nos yeux par l’aponévrose cervicale moyenne tendue entre les deux muscles omo-hyoïdiens. Plus superficiellement, elle répond à l’espace que délimitent entre eux les deux chefs du sterno-cléido-mastoïldien non encore réunis, d’où le conseil de Sédillot de pratiquer la ligature à. ce niveau.

En arrière, il faut signaler les rapports avec le sympathique appliqué sur la région prévertébrale et avec les apophyses transverses: on connaît le tubercule classique de Chassaignac, point de repère précieux en médecine opératoire.

En dedans on trouve le conduit laryngé et l’œsophage.

La veine jugulaire interne présente des rapports identiques. |

Dans la région sus-claviculaire, le muscle omo-hyoïdien

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