‹ L'Accord paríait: Comédie en 3 actesChapitre 21 sur 34 · Scène V · texte numérisé non relu

Scène V

LKS THOrVELIN

Thouvelis, — C'est curieux ce qu'on voit \iq\\ les maîtres de la maison.

Irua. — Ils sont ponriant renirés; il y avait du monde dans le salon.

Thouvkms. — Ils n'ont pas l'air d'élre pressés de nous voir. Je me demande iioiirqiioi nous passons notre temps à les cliercher.

Irma. — I-e fait est..: Des gens dont on euleiul dire tant de mal.

Thouvelis. — C'est peut-être pour cela que nous tenons à les fréquenter...

Clrmciit entre par le foii.l. H a iii^ air îiidifîfmit <|i<i change soudaiii dès tiu'il aiHKoit U>s Thouvclin.

CLEMENT, LES TIIOUVELIN, ..ab MAURICE, puis ACHILLE ,1 ALBERTE

Clément. — Si vous saviez ce que je viens ilc voir... ou d'entrevoir!... (Les Thouvdin se rariprociiciit.) Je ne veux rien affirmer, înais comme j'arrivais du l)etîf débari'as et comme j'onvrais la ]»orte, j'ai vu le ])atron et son ex-femme très pr?s l'un de l'autre, (,'" rebicbe entre eux. Pas d'erreur!

Thouvelin. — Qn'est-ce que vous dites làî Clément. — Il y a du bon. Le ménage il ti-ois se reforme. Je m'explique le chan.scment d'humeur du

ron. ■ Tant que sa n'étajt pas reformé, ça marchait mal, maintenant que c'est reformé, ça va remareher bien...

Irma. — Oh! C'est tout de même scandaleux!

Thouvelis. — Mais iion!...

Irma. — Comment, ce n'est pas scandaleux?

Thouvelin. — Mais non, tout cela me parait logique. Et c'est étonnant ce que cela me rappelle certaines obsenalions d'histoire naturelle. On peut envisager le groupement de ces trois individus comme un organisme. Or, dans un organisme, il faut que chaque orj;^ne ait sa fonction.

Clément. — C'est ce qui arrivait jadis, quand Achille était le mari et Maurice l'amant.

Thouvelin, — Oui. Et quand Maurice est devenu le mari, ce i>auvre Achille n'a pins eu de fonction du tout, 11 était l'intrus, le parasite. .11 était condamné à disparaître, quand, heureusement, il a repris un rôle actif, ((ni assure à tout le groupe et à Ini-méme une vitalité nouvelle...

Clément. — Les voilà repariis!...

Maurice, .-.iirain. — Tiens, monsieur et madame Thouvelin! Quelle bonne surprise!... Où dînez-vous,

Irma, — Mais avec vous,,. Vous saviez bien que voas nous aviez jtromis une .«oirée. Vous allez nous faire le ]ilaisir de venir dîner avec votre femme.

Maurice. — C'est que nous avons un ami à dîner avec nous.

Thouvelin. — Oh! mais .Vchille dîne aussi avec

fait ! Parfrtil !,„ Où est donc sa.,cl.e. — Voilà... Voilà !

Maurice.

Achille?.,,

ACIIH.LE. sortant ric gaiiclie

Alberto — Voilà,., (lîllc aperçoit clément. Très

bie.) Bonjour, cher monsieur Clément ! Excusezje vous avais à i)eine dit bonjour tout à l'heure.

Clément, rês.rvé. ■ — Bonjour, mailame.

Ai.Bi.atTE, — Ah ! ces amis Thouvelin, quelle b.

Irma, — Mais voiis dînez avec nousî Alberte, h^siuntc. — Eh bien, je ne sais pas Irma, — ■ Si, si, vous dînez avec notts tous les t TnoovELiK, — Tons les trois.

Tous.

- Parfait.

Clément. — Tous les Ir.:

yGoogle

''Mais n'te promène

donc pas toute nue ! "

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